• Yvette

Bye Bye le Pérou !

Du 2/1 au 4/1/2019


1/12 Après un départ tardif (11h) de Huacachina, nous n'avons pas d'objectif précis hormis avaler les 900 km qui nous sépare de la frontière avec le Chili, sur cette route hormis les lignes de Nazca que nous avons déjà vues, nous n'avons pas connaissance d'endroit à visiter, et comme actuellement il fait beau et chaud, et que c'est les grandes vacances ici, nous ne savons pas vraiment où nous allons pouvoir dormir et si nous nous sentirons en sécurité. La vérité, nous l'avouons c'est que maintenant nous sommes un peu pressés d'arriver au nord du Chili et notamment dans le mythique désert d'Atacama. Et comme à l'aller la route sera longue... et triste !


Est-ce que je vous reparle des déchets qui polluent le bas côté des routes, sur plusieurs kilomètres à la sortie et à l'entrée des villes ? Si en Argentine j'avais pu trouver inadmissible de trouver des déchets partout où il y avait des coins asado, le Pérou restera juste devant la Bolivie, le pays où la gestion des déchets n'est vraiment pas une priorité du gouvernement.

Nous nous arrêtons quelques kilomètres avant Nazca, dans un petit étal où nous avions déjà tester les sandwichs à l'aller, nous avions adoré et les enfants attendaient avec impatience qu'on repasse devant ! Pendant que la dame nous prépare les sandwichs, elle nous offrira une tranche de pastèque que kynan savoure !

Une fois les petits sandwichs embarqués dans notre casserole ! nous reprenons la route, les enfants mangerons en chemin. Et nous aussi, on a vraiment envie d'avancer et de ne pas perdre de temps.



Nous enchaînons les kilomètres, souvent en lignes droites, souvent dans le désert, seul quelques oasis de verdures le long de la route égayent la monotonie de ce trajet.

Après 311 km, nous arrivons en fin de journée dans la Ville de Chala, à l'entrée il y a une longue plage bondée.... nous poursuivons jusqu'à un hôtel qui acceptent les ioverlander, nous découvrons qu'ils ne les acceptent plus, nous poursuivons vers un deuxième spot, là aussi le parking payant à disparu au profit d'un immeuble, nous décidons d'aller vers la station essence d'y faire le plein et de négocier la nuit sur le parking. Le pompiste nous envoie vers le patron à l’intérieur, qui refuse catégoriquement. Nous sommes un peu désemparés, épuisés par les kilomètres et les 6 h de conduite, nous espérerions vraiment pouvoir nous poser ici. En regagnant Banana, Aurélien croise un couple de voyageurs, ils campent sur la plage, ils nous invitent à venir, mais nous n'avons pas envie de dormir vers la plage cette nuit, et nous expliquons que nous devons reprendre la route tôt le lendemain matin, que nous aimerions seulement pouvoir dormir ici mais que le patron refuse. Le couple fort sympathique, décide de retourner voir le patron pour nous et insiste pour que nous puissions rester là ! Et par miracle, il fini par accepter. Nous sommes soulagés, même si ce n'est pas un spot de rêve, on sait qu'il y aura du monde toute la nuit, mais tout le parking est surveillé par des caméras et à défaut de mieux, ça nous convient parfaitement pour cette nuit.


Une petite fille et son frère qui joue devant un bâtiment à côté de la station essence viendront faire notre connaissance ! Elle nous explique que sa maman travaille ici, et qu'ils jouent en attendant qu'elle finisse son travail. Elle est en admiration devant Liloane, et elle finira par me dire en espagnol : ta fille ressemble vraiment à une princesse Disney !! C'est tellement adorable.


2//01/2019


Le lendemain matin, nous décidons de finalement prendre notre temps pour faire l'école avant de décoller, la jeune fille rencontré la veille sera toute contente de venir nous saluer avec sa maman, et son chien typiquement péruvien dont elle est fière ! Nous acquiesçons quand elle nous dit que son petit chien est trop beau, mais en réalité on le trouve juste horrible, la peau à nu, sans poil ! Nous n'avons pas vraiment de qualificatif ! Tout les chiens que nous avions croiser comme ça au Pérou, nous pensions qu'ils étaient malades ! La petite fille nous explique que quand il va grandir il aura une touffe de poil blond sur la tête et qu'il sera encore plus joli !


En cherchant le nom de cette race sur google, je viens de découvrir que ce chien rare, moins de 1000 dans le monde se revend jusqu'à 3000 euros !



Et qu'il est 6ème au rang mondial des chien les plus chère au monde ! Allez je vous mets une photo du chien adulte et de sa mèche pour que vous puissiez apprécier le spécimen ! Le fameux chien incas !



Nous ferons quelques photos souvenirs avec la nouvelle copine de Liloane, nous avons embarqué un petit polaroid, et nous lui offrons donc sa photo instantanée, elle sera la petite péruvienne la plus heureuse du monde ce matin ! Et on est heureux de lui avoir mis un peu de magie dans les yeux.


Et à force de discuter avec sa maman, nous ne reprendrons la route qu'à 12h direction le sud, en longeant la côte. Nous alternons désert, et route sinueuse longeant les falaises avec la mer en contre bas. Le paysage est souvent époustouflant, et comme à l'aller nous nous demandons souvent comment les routes peuvent tenir à flanc de falaise, sur le sable.

Nous aurons le droit à quelques croisement spectaculaire, avec notamment les caravanes du Dakar qui monte direction Ica que nous avons quittés deux jours plus tôt. Puis il y a aussi les chargements des camions péruviens qui nous font toujours autant sourire ! Ici le système D prime toujours sur la sécurité !

En parlant de sécurité, un camion qui coupera un virage sur la route sinueuse à flanc de falaise manquera de nous envoyer 100 mètres en contre-bas ! On s'en sort avec une belle frayeur et remercions notre bonne étoile ainsi que les réflexes d'Aurélien et du pilote du camion qui en une fraction de seconde nous aurons éviter un crash funeste. Avec Aurélien, nous échangeons un regard, à cet instant nous rêvons que d'une chose : arriver au Chili en un seul morceau... Clairement si nous devons faire un classement des pays où les routes sont les plus dangereuses nous mettrions dans notre top 3 Le Pérou, suivi par la Bolivie et l’Équateur. Le Pérou gagne sur tout les tableaux avec l'alliance de routes compliquées + une grande majorité de chauffards imprudents voir suicidaires. La Bolivie vient en deuxième position pour ces routes compliquées, mais là bas peu de voiture, beaucoup de transport collectifs, dont quelques-uns piloté par des chauffards, mais nous n'en avons jamais croisé ou utilisé personnellement. Et l’Équateur, parce que clairement si les routes sont généralement asphaltées et bien entretenues, nous avons été surpris par la vitesse des usagers et leurs capacités à doubler sans aucunes visibilités. Bref on avoue que question vanlife, le Pérou on aurait de la peine à le recommander, on se dit qu'on aurait peut-être préféré le visiter en monde back packers.

Après 332km, nous arrivons à Mollendo, où nous avons repéré un spot ioverlander, sur une plage privatisée d'un hôtel, les gardiens du quartier ne semblent pas au courant mais ils nous proposent d'aller demander à l’hôtel situé le long du chemin qui va à la plage, nous aurons un peu de peine à le trouver essentiellement parce qu'aucun bâtiment ne ressemble à ce que nous avons comme image d'un hôtel, et je m'y rend à pied avec Liloane, nous trouverons d'abord un bâtiments avec beaucoup de climatisations, ça ressemble plus à un hlm qu'un hôtel mais nous en déduisons au nombre de clim que ce bâtiment doit être l'hôtel, mais impossible de situer la réception et à défaut de trouver cette dernière nous nous retrouvons directement dans les cuisines de l'hôtel ! Une employée d'abord surprise, finira par aller demander au patron, qui demandera à la jeune fille de nous dire que nous pouvons dormir soit le long du chemin à peine plus loin, ou directement sur la plage, il est occupé actuellement mais il se ferait un plaisir de discuter avec nous le lendemain. Nous promettons donc de repasser le lendemain, la cuisinière m'indiquant cette fois l'entrée de l'hôtel qui se situe de l'autre coté du bâtiment.


Nous nous garons le long de la plage, qui est totalement déserte, Mais en voulant se rapprocher un maximum de la plage, Aurélien tombe dans une poche de sable... Il ne préfère pas essayer de nous sortir de là ce soir, même si Liloane est déjà motivée pour pousser les 3T5 de notre family van !


3/12 Nous passerons une nuit super calme, nous apprécierons le réveil vue mer, le petit déjeuner au son des vagues et après l'école nous profiterons d'une petite ballade avec les enfants. Pendant qu'Aurélien étudie comment il va désensabler banana ! Oui, j'avoue il y a quelques jours nous nous étions promis de ne plus jamais dormir avec le van ensabler, au cas où nous devions partir aux urgences ! Mais les mésaventures c'est comme les douleurs de l'accouchement, une fois que c'est fini on les a vite oubliées !

Bon pas de solution miracle, faut peller ! Dégager la roue pour commencer et c'est monsieur qui si colle comme toujours...Mais faut dire, Aurélien transpirer et faire des efforts de forçat il aime ça ! Aurélien qui nous a fait trimbaler tout un tas de planche depuis notre dernier ensablement, qui remonte tout de même à la Patagonie il y a presque un an, décide d'utiliser des vieilles canisses en bambou qui traînent sur la plage ! Et il s'avère que c'était une très bonne idée parce qu’après deux petites tentatives, nous arrivons à dégager banana ! Et la franchement on se dit que 2019 commence vraiment très bien ! Première fois qu'on arrive à se désensabler tout seul ! Et c'était presque trop facile ! On deviendrait presque des experts débrouilles et systèmes D pour sortir des galères !

Du coup nous reprenons la route plus tôt que ce que nous avions imaginé la vieille, et nous achetons des biscuits en route, ils ne sont pas mauvais malgré qu'ils soient très secs, et remplis de miel il redonne des forces à notre pilote et c'est bien l'essentiel.

Nous décidons de ne pas longer la mer et de prendre la route qui passe par Talca; Essentiellement parce qu'il nous reste quelques fruits et légumes d'ici à notre passage de frontière et que pour une raison que nous ignorons il y a des contrôle phyto sanitaire le long de la route qui longe le bord de mer.


Et la route n'est pas beaucoup plus attrayante que celle qui longe la côte ! du désert de toutes les couleurs sur des centaines de kilomètres ! Après 260 km nous arrivons enfin à Tacna, qui nous a l'air bien sympathique, mais depuis quelques jours nous avons un petit soucis, le ventilo de notre convertisseur à grillé, nous espérions trouver ici quelqu'un pour le réparer mais après avoir fait 3 fois le tour de la ville sans succès, nous décidons d'abandonner, nous trouverons un nouveau convertisseur au Chili.

Nous décidons de poursuivre vers le bord de mer, à quelques kilomètres, et de trouver un spot au bord de la plage pour y passer la nuit. Nous arrivons donc à Culauta, où la plage est bondée, Aurélien ira se baigner avec les enfants, pendant que je reste au van. A la nuit tombée, nous décidons de nous reculer dans le village, pour ne pas rester seuls en front de mer, une charmante petite dame nous autorise à dormir sur son parking. Nous aurons le droit à un magnifique coucher de soleil ! Nous savourons un petit rhum, avant d'aller dormir, soulagés de passer notre dernière nuit au Pérou, au calme. Nous savons déjà qu'une longue journée nous attend le lendemain, une journée stressante aussi parce qu'il s'agit de passer les frontières chiliennes avec tout les souvenirs des enfants ! Et ce n'est pas gagné.




4/12 Un réveil aux aurores, suivis d'un petit déjeuné 100% fruits, il faut tout manger avant de passer la frontière ! 1 kg de pastèque plus tard, nous reprenons la route direction le Chili ! La frontière est à seulement 30 km. Et nous y arrivons vite !

Passerons nous sans encombres les terribles contrôles chiliens ? La réponse dans le prochain épisode !



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