• Yvette

Retour au Chili, visite d'Arica, Iquique et Humberston.

Du 4/1 au 9/1/2019


4/1

Nous y voilà ! passage de douane le plus redouté de toute l'histoire du Tiliky-trip ! Il est 9h du matin, nous nous sommes arrêté à un kilomètre de la douane pour souscrire à une assurance pour le van, pour pouvoir passer la douane avec nos papiers en règle. Ce n'est pas la première fois que nous passons la douane chilienne, mais nous savons que celle-ci est une des plus stricte, ils peuvent passer le véhicule au scanner, et ils ont aussi des chiens. La longue liste des produits interdits au Chili nous fait déjà peur, cette fois nous n'avons pas joué avec le feu, le frigo est vide, nous n'avons pas de miel, les œufs ont été cuit, nous n'avons pas de fromage, ni de viande, ni de graine. Mais nous avons soigneusement caché tout les coquillages des enfants, nous avons entendu tellement de récit sur cette douane, entre ceux qui ont du démonter les meubles de leurs camping-car pour que les douaniers vérifient que rien n'était caché derrière... Nous sommes sur les nerfs... et nous tentons le tout pour le tout ! On nous a dit de frotter de l'oignon un peu partout dans le van pour perturbé le chien des douaniers et franchement même si quelques coquillages et bâton de Patagonie n'en valent peut-être pas la chandelle, ils sont tellement important aux yeux des enfants que nous serions dégoûtés de devoir tout laissé ici, d'autant plus pour qu'ils soient détruit ! Nous avons d'ailleurs poussé le vice en demandant aux enfants de trier les coquillages et de laisser un sac pas trop dissimulé pour au besoin satisfaire les douaniers.


Quand on arrive à la douane, il y a beaucoup de monde, et nous prenons le parti de jouer aux touristes un peu neuneu qui ne parlent pas espagnol, qui comprennent rien, et les enfants pour perturber encore un peu plus le chien décident de laisser entrouvert le toilette chimique ! Et ceux qui ont un camping-car comprendront que l'odeur suffit à masquer n'importe quoi !


Mais avant le passage obligé du contrôle des douanes, nous commençons par le parcours habituel, tampon de sortie du Pérou et tampon d'entrée du Chili sur nos passeports, si le processus est commun en Amérique du sud, ici ils ont rajouté une liste à remplir avec les caractéristiques du véhicules, les passagers et leurs numéros de passeports, nous aurions dû aller acheter le papier à remplir un peu plus loin, dans un bâtiment, mais vu que nous faisons les touristes neuneu, la douanière exaspérée nous filera le document à remplir.


Pendant tout ce temps, une douanière souriante passe avec son chien qui n'arrête pas de marquer une pause vers les enfants, puis de revenir vers les enfants à chaque fois qu'il en a l'occasion. Elle finira par nous demander si les enfants ont quelques choses dans leurs poches, mais en fait il s’avère que le chien renifle surtout le jus de pastèque qui a coulé le long du t-shirt de Kynan lors du petit déjeuner ! Aurélien part s'occuper des papiers du véhicule, nous l'attendons à l'écart, avec le chien qui ne veut pas arrêter de nous renifler, avec Aurélien on se regarde et on n'imagine bien que la douanière va vouloir fouiller le van. Elle suit Aurélien, regarde les papiers qu'il a donné aux douaniers et elle lui demande de lui montrer notre véhicule, il lui désigne Banana, et elle lui dit qu'elle veut le visiter une fois qu'il aura fini ces papiers.


Une fois le TIP du véhicule en main, nous regagnons banana, suivi de la douanière et son chien, en ouvrant la porte, on sent directement l'odeur de wc, je m'excuse auprès de la douanière, en lui montrant que je ferme l'ouverture du banos ! je réprimande les enfants pour avoir oublié de le fermer ! Puis la douanière monte avec son chien, il fait un tour rapide du van, et décide de redescendre, elle le fait remonter, mais on voit bien que clairement il n'a pas envie de rester dedans ! l'effet oignon peut-être ? Elle obligera son chien à rester dans le van pendant qu'elle ouvre les placards, le frigo, elle tombe sur les oeufs, me demande si ils sont cuits ? je réponds par l'affirmative, elle en prend alors un au hasard et le fait tournoyer sur le plan de travail ! Puis me dit, ok , vous pouvez y aller !! Elle redescend de banana, avec son chien, les enfants montent, s'attachent, nous démarrons, nous passons la file, la douanière fait signe à ces collègues que c'est tout bon elle a déjà contrôler le véhicule...


Un dernier check point pour s'assurer que nous avons fait tout les contrôles ! et Nous voilà officiellement au Chili !!!


Nous attendrons d'avoir fait un bon kilomètre pour faire le selfie de la délivrance !!! Quel soulagement ! Les enfants étaient au moins voir aussi tendus que nous ! Nous ne sommes pas très fiers de ce que nous avons fait mais bon rien d’illégal et dans quelques semaines ces coquillages ne seront même plus sur le sol chilien! Mais nous mériterions quand même le titre de contrebandier de coquillages ;-)


Nous traversons la ville d'Arica, puis nous prenons la route A-27 direction la petite ville de San Miguel de Azapa où se trouve un musée archéologique.



La visite du musée est très intéressante, on y retrouve des vestiges de la culture Arica qui date de presque 10'000 ans, et qui donne des informations sur la vie des civilisations dans le désert le plus aride du monde, le sol sec et salé a permis une parfaite conservation des tissus ce qui permet de découvrir les différente civilisation ayant vécus sur ces terres, et fait rarissime, on y découvre des fœtus mort né, momifiés, et on y apprend que la vie était alors vénérée et respectée dès la formation de l'embryon. Ce qui est quand même assez dingue quand on voit qu'aujourd'hui les fœtus non pas d'existence légale avant un seuil avancé de la grossesse. ici clairement le fœtus avaient sa place comme un être à part entière dans la civilisation.


Après plus de deux heures dans le musée, nous poursuivons par la visite du santuario del Picaflor, ou sanctuaire de colibri en Français qui se trouve dans la même ville. Nous y découvrons un univers particulier, des espaces canapés au milieu d'un jardin tropical, où son entreposé quelques antiquités ! nous croiserons quelques colibris, et nous y apprécierons surtout la fraîcheur et le silence. Nous découvrirons également amusé un iguane vivant au milieu de lapins !



Après cette petite pause, nous décidons de prendre la route direction Camarones, à 122 km, où il y a une plage recommandée par nos amis les croods ! Mais avant d'y arriver nous avons deux missions importantes, faire les courses, le plein d'essence et surtout trouver de l'eau ! Nous décidons de faire tout cela à Arica. Et si l'essence et les courses sont des missions vite remplies, l'eau sera une toute autre affaire ! Effectivement ici, nous sommes déjà dans la plus grande région désertique du monde ! Et pas n'importe quel désert puisqu'il est salé, et qui dit sel dit eau salée, et qui dit compliqué d'avoir de l'eau douce ! Et oui, hors de question de mettre de l'eau salée dans les réservoir d'eau de banana, les tuyaux risqueraient de ne pas trop apprécier ! Et si on trouve plusieurs point d'eau sur Ioverlander, la plupart refusent maintenant, ou sont fermés ! nous finirons par trouver sur les indications d'un pompiste, dans un parking pour camion quelqu’un qui accepte de de nous vendre 50L pour 5000 pesos chilien soit 6 euros. Nous sommes content malgré tout, et soulagé aussi, l'eau c'est quand même vital, même si nous avons appris à vivre avec très peu d'eau à 5, nous aimons quand le plein d'eau est fait ! Nous voilà donc en direction de Camarones, ici le décor n'est pas sans nous rappeler les longs déserts du Pérou !



Nous arrivons en fin d'après-midi à la plage de Camarones, et la franchement c'est la définition même du spot parfait ! Abrité entre deux montagnes, plage propre et déserte, le bruits des vagues ! Et l'embarras du choix pour se garer ! Avec un objectif quand même : ne pas s'ensabler cette fois ! Nous nous garons porte latérale face à la mer ! Kynan s'occupe de mettre les cales de banana pour que nous soyons bien droit, puis nous assisterons au coucher de soleil, avant de finir la soirée dans banana pour manger.


5/1 Nous nous réveillons tranquillement sur la plage, au programme petit déjeuné les pieds dans le sable, école vue mer et farniente ! C'est un peu la définition parfaite d'une journée vanlife comme nous les aimons ! Et nous devons dire qu’après la journée d'hier avec le passage de douane, le musée et le sanctuaire, nous avons l'impression de ne pas avoir arrêté, et nous savourons donc cette petite pause les pieds dans le sable !


La journée s'écoule tranquillement rythmée par les repas, et les jeux des enfants dans le sable. Nous nous laissons vivre et nous apprécions seulement le bruit des vagues et la vue ! Nous aurons le droit pour couronner la journée à un beau coucher de soleil ! Et nous avouons qu'il nous en faut pas beaucoup plus pour être heureux.

Aurélien profitera des galets trouvés sur la plage pour nous faire une douche extérieur grand luxe !

Et pour clôturer dignement cette belle journée, une soirée autour du feu et quelques marshmallows pour le plus grand bonheur des petits et grands enfants ! Seul au monde ou presque dans la nuit noir, bercés par les vagues ! Voilà très longtemps que nous n'avons pas eu un spot aussi parfait ! Et pour dire que nous sommes un samedi soir, que des chiliens sont venus campés à peine plus loin, nous ne nous sommes pas sentis autant en sécurité, en connexion avec la nature depuis bien longtemps ! Et nous avouons volontiers que si la vanlife et le voyage c'était toujours des spots comme celui-ci, nous aimerions que ça ne s'arrête jamais !


6/1 Ce matin Titouane s'est levé aux aurores avec Aurélien pour aller pêcher. Une pêche fructueuse que Titouane sera fière de nous faire découvrir !

Mais avant de découvrir les poissons pêcher par Titouane, Kynan profitera de l'absence d'Aurél pour lui piquer sa place et profiter d'une grasse matinée dans les bras de sa maman ;-)

Nous passerons la même journée que la veille, Titouane pêche, les petits jouent dans le sable et nous nous les observons heureux de les voir s'amuser, profiter et rigoler !

Et nous aurons le droit, encore une fois, à un magnifique coucher de soleil !



7/1

Ce matin nous quittons avec regret notre plage quasiment privée ! Direction Iquique ! Objectif principal, préparer notre ascension vers Atacama , puis le paseo de Jama et la longue descente vers l'Argentine ! C'est à dire traverser la cordillères des Andes par son passage le plus haut ! Monter à plus de 5000 m au dessus du niveau de la mer ! Une prouesse que nous allons faire tranquillement et nous devons l'avouer nous ne sommes pas tout à fait serein ! Pour plusieurs choses, déjà savoir si banana va réussir à monter, les moteurs européens ne sont pas régler pour monter si haut, et surtout fonctionner avec si peu d'oxygène. Nous espérons aussi que les enfants supporteront bien l'altitude, même si ce n'est pas la première fois qu'ils monteront à une telle altitude, nous savons pertinemment qu'un mal des montagnes peut nous touché à n’importe quel instant passé le cap des 3000m. Et en sachant que Liloane avait fatigué à la PAZ, que nous avons été malade dans la cordillère blanches au Pérou et que Kynan n'a pas vraiment supporter l’ascension du Chimboraso en Équateur, nous espérons avoir une bonne étoile cette fois et surtout nous allons prendre toutes nos précautions.


Du coup arrivé à Iquique notre première mission sera de remplir nos deux bouteilles de gaz que nous n'avons pas remplis depuis l'équateur, et qui sont toutes les deux vides ! Nous trouvons une usine de gaz qui acceptent de nous les remplir, puis nous filons dans la zone franche de la ville pour acheter de nouveaux pneus pour l'avant de Banana, sur le parking nous croiserons un camionnette aménagé qui nous rappelle avec sourire la maison du papy dans le dessin animé là-haut !


Puis nous allons faire monter les pneus avant de chercher un camping pour la nuit. On doit vous dire que Iquique à une très mauvaise réputation, plusieurs camping-car ont été braqué ici, et je suis restée toute la journée dans le van avec les enfants pendant qu’Aurélien cherchaient les pneus, c'est résumé en quelques lignes mais en vérité cela nous a pris la journée, et nous ne trouvons pas de spot sympa en ville pour dormir sereinement, du coup nous décidons de partir en direction du sud de la ville, et de sortir de la ville pour rejoindre un camping à quelques kilomètres, en bord de mer avec une belle piscine pour y passer la nuit.

Le camping surplombe l'océan, mais ce qui nous fait envie aujourd'hui c'est la piscine. Les enfants ne se font donc pas prier pour enfiler leur maillot de bain et plonger dans la piscine avant que la nuit tombe, nous profiterons ensuite de la soirée autour d'un petit barbecue, et nous passerons une nuit super calme bercé par les vagues qui viennent s'écraser sur les rochers en contre bas.



8/1 Au réveil, nous profiterons de la matinée pour faire tranquillement l'école, puis une fois terminé, nous partons tous ensemble direction Iquique où nous avons repéré plusieurs garages pour préparé Banana à l’ascension de son plus haut col de la cordillères des Andes ! Nous avons appris de notre dernière mésaventure au chimborasso, et Aurélien veut donc faire changer le liquide de freins contre un liquide plus performant et qui chauffera moins dans la descente.


A la recherche d'un garage noté sur ioverlander et qui ne soit pas fermé, nous faisons quatre fois le tour de la ville, et franchement avec ses allures de ville côtière américaine nous sommes agréable surpris et en même temps déçu parce que les braquages dans les véhicules aménagés sont tellement nombreux qu'on n'a pas envie de laisser notre van et du coup nous passerons à côté de la visite de cette ville à pied qui à l'air tellement sympathique.


Dans la recherche d'un garage, finalement le plus compliqué se sera de trouver un garage avec une rampe à l'extérieur puisque dans la plupart des garages impossibles de rentrer Banana et ces 2m30, nous finirons par en trouver un, nous en profiterons pour faire une vidange, et changer le liquide des freins. Et au final nous grignoterons dans banana, devant le garage. Ce sont les journées les plus longues et les moins intéressantes, autant pour les enfants que pour nous.


Nous repartons en milieu de journée direction le camping, histoire de se poser, profiter de la piscine et faire un peu de yoga. Nous vous laissons admirer la souplesse de kynan !



9/1 Au petit matin, après un bon petit déjeuné et l'école, nous reprenons la route direction le désert d'Atacama ! Un de ces lieux mythiques que nous rêvons de visiter, mais en chemin nous avons encore quelques découvertes à faire ! On laisse derrière nous la surprenante Iquique, cachée sous cette immense dune ! Il paraît que du sommet on peu décoller en parapente ! Et probablement que ça vaut le détour ! Parce que mine de rien, la vue est splendide.


Notre premier arrêt se trouve à quelques 45 km seulement, au milieu du désert, les mines de salpêtre d'Humberston. Site classé au patrimoine de l'humanité, aussi intéressant que fascinant, l'usine semble figée dans le temps, c'est un paradis pour photographe et amateur d'objet ancien. Le site est immense et il faut prévoir plusieurs heures pour le visiter si comme nous vous aimer explorer ce qu'il se cache derrière de vieilles portes.


Le site comporte une zone d'habitation, dans lesquels il a été créer de petit musée avec des collections de jouets, et d'objet du quotidien.

Nous explorons chaque maison figée dans le temps.


C'est comme si le temps c'était arrêter ici du jour au lendemain, et que tout le monde avait déserter la zone, nous ne connaissons pas l'histoire du salpêtre, et nous la découvrons au fil des bâtiments abandonnés.

C'est juste immense, on devine la vie des ouvriers, puis des responsables, plus aisés avec leurs maisons plus cossues, et enfin l'or blanc qui faisait vivre toute la région. Alors qu'est-ce qu'il c'est bien passé ici pour que tout soit abandonné tel quel ? retrouvez ici toute l'histoire des mines d'Humberstone : https://whc.unesco.org/fr/list/1178/


Nous sommes resté près de 5 heures, au cœur de ce désert, dans cette ville fantôme à imaginer la vie de la plus grand mine de salpêtre du monde. Et nous aurions pu y rester encore quelques heures supplémentaires, mais la faim et le soleil de plomb ont eu raison de notre motivation.


Et puis aujourd'hui est une journée un peu spéciale, c'est l'anniversaire de mamie, il faut absolument que nous trouvions du wifi pour l’appeler !


Nous nous arrêtons donc dans la première ville, et par chance, nous trouvons un wifi libre sur la place du village de pozo Almonte. Nous aurons la chance de pouvoir faire une visio de quelques minutes avec mamie, le signal n'étant pas au top. Puis nous reprenons la route direction le parque nacional Pampa del Tamarugal.



Nous sommes les seuls visiteurs aujourd'hui de ce parque, nous commençons par un petit musée qui nous explique les origines du parque. Il a été créé en 1987 et comprend 24 mille hectares de plantations de tamarugo. Cet arbre pousse dans des sols inhospitaliers comme le désert d'Atacama et ses fruits sont riches en protéines pour le bétail. La réserve est née en tant que protection du tamarugo, qui à l'époque de l'auge du nitrate était en extinction complète, son bois était utilisé pour la construction de meubles. On y trouve également les géoglyphes qui ont été fabriqués par des peuples préhispaniques entre 700 et 1500 après JC.


Nous poursuivons la visite par une ballade dans le désert pour observer les géoglyphes, la zone est balayée par un vent fort, et nous avons tous sorti les lunettes de soleil pour essayer de notre en protéger. Nous distinguons les géoglyphe au loin sur les petites collines.

Une fois la visite terminée, nous passerons la nuit à quelques centaines de mètres, vers une vieille station de train abandonnée.


Nous reprendrons la route le lendemain direction Calama puis enfin Atacama ! Nous vous raconterons bientôt la suite de nos aventures Chiliennes !

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