• Yvette

De retour au Pérou.

Du 8/12 au 12/12/2018 Un anniversaire vue mer !


8/12 passage de douane le plus long du voyage...


Nous avons quitter le petit camping équatorien à quelques 50km de la frontière du Pérou en début de matinée et nous arrivons rapidement à la douane péruvienne de Canton Huaquillas. Je constate, un peu trop tard alors que nous avons déjà quitter l’Équateur, que sur iOverlander les gens avertissaient de ne pas oublier de s’arrêter à la douane équatorienne pour annuler le tip du véhicule ! Avant de faire demi-tour, j’envoie Aurélien demander des infos sur la procédure de sortie de l’Équateur et une responsable de l’information lui dit finalement qu'il n'y a pas de problème et que tout ce fait ici, même l'annulation du tip équatorien pour le véhicule. Voilà une bonne nouvelle, nus n'avions pas spécialement envie de faire demi-tour.



Il est seulement neuf heure du matin et il y a déjà beaucoup de monde ici, des cars entiers, desquels descendent des vénézuéliens, arrivent les uns après les autres... la situation est un peu étrange, pour nous qui n'avons jamais été confronté à la réalité migratoire d'un peuple qui fuit la misère et la faim. Vous nous dites souvent que vous nous trouvez courageux, aujourd'hui nous comprenons que nous ne sommes pas courageux du tout, nous sommes justes chanceux. Nous avons fuit le stress, la routine pour un merveilleux voyage certes pleins aventures mais ce n'est rien de courageux face à la décision de ces hommes et de ces femmes, qui sont partis avec un sac de toile, leurs enfants dans les bras, vers l'inconnu et l'incertitude.... Et c'est un sentiment profond de tristesse, que nous ressentons, en croisant leurs regards inquiets, leur voyage s’arrêtera-t-il ici entre deux douanes ? Auront-ils le droit de rentrer au Pérou ? Que vont-ils y trouver ? Une terre d’accueil ou un autre pays qui les poussent vers une autre frontière ? La file d'attente est longue et nous nous y mélangeons, nous observons ces familles qui transportent toute leur vie dans quelques sacs... c’est bouleversant et nous imaginons à peine le calvaire qu’elles doivent vivre dans l’espoir d’offrir un avenir à leur enfants. Je me demande, si confrontée à une telle situation, j'aurais le courage de fuirent avec mes enfants....



Nous ferons donc une première file pour nos tampons de sortie de l’Équateur, puis une plus longue pour l’entrée au Pérou. Nous sommes déjà ici depuis près d’une heure mais par chance les enfants sont cool, il faut dire qu'ils observent eux aussi, et qu'ils ont bien compris qu'ils sont privilégiés et que les enfants fatigués à nos côtés vivent un tout autre voyage que le leur. Nous avons fini les papiers de l'immigration et alors qu’Aurélien va faire les papiers du véhicule nous apprenons que nous devons retourner en Équateur pour faire annuler le tip ! Nous sommes un peu blaser mais c’est obligatoire. Nous refaisons donc quelques kilomètres en arrière pour nous garer devant le bureau de la douane équatorienne.



En arrivant devant le bureau de douane, nous constatons que plusieurs personnes attendent devant mais qu’aucun officier n’est dans le bureau. Il est midi et nous supposons qu’il est parti en pause. Nous nous armons donc de patience... finalement il reviendra 30 minutes plus tard. Et la queue n’a pas l’air d’avancer très vite. Je prépare donc des sandwiches dans le van pendant qu’Aurélien attend non sans impatience son tour !


Mais après plus d'une heure dans le van, nous finirons par perdre patience ! Nous dans la voiture à attendre et Aurélien en voyant l'officier tout faire pour faire traîner les choses ! Le pompon sera quand Aurélien découvre que pour annuler le tip le gars appose sa signature, un tampon et c’est tout ! Plus d’une heure et demi d’attente pour ça... Aurélien est au bord de l’explosion ! Nous repartons donc en direction du Pérou ! Déjà que nous n’avions pas très envie de retrouver la côte péruvienne et ses déserts interminables... Et oui le voyage ce n'est pas que les bons moments et parfois la réalité nous rattrape vite !



Finalement, nous retrouverons le sourire assez vite car faire le tip d’entrée au Pérou ne prendra que 5 minutes ! Nous voilà donc enfin sorti de la douane après 3h ici... Nous passons devant les camps de l’ONU qui viennent en aide aux vénézuéliens, centre de vaccination et demande de papier, le camp est rempli... c’est la première fois que nous avons l’occasion de traverser un campement comme celui-ci et nous sommes toujours aussi touchés et nous expliquons donc aux enfants ce qui pousse toute une population à l’exode.



Nous filons ensuite à Zorrito, où nous étions passé à l’aller. Nous choisissons un autre campement pour cette nuit, moins cher que le camping avec piscine où nous étions en montant et que nous avions adoré. Il ne fait pas très beau et cet après-midi c’est école au programme. Ensuite seulement, les enfants iront tranquillement jouer sur la plage. Notre projet sur le retour au Pérou n'est pas vraiment fixé, nous avons décidé de ne pas nous aventurer de nouveau dans la cordillère blanche, nous avons vu passé des photos sur un groupe de voyageur avec des routes de l’impossible comme celle du canyon del pato que nous avons fait il y a quelques semaines. J'ai eu ma dose de sensation forte, je n'ai pas envie que la route devienne un stress permanent, d'autant plus que nous savons déjà que la route asphaltée, avec les camions ici, est à elle seule une aventure risquée. Nous nous contenterons donc de refaire la route qui longe la côte, en s'arrêtant en chemin là où nous n'avons pas pris le temps de nous stopper à l'aller.


Nous nous coucherons tôt ! Objectif reprendre la route demain direction Lobitos, un spot de surf que j’avais repéré en montant sur iOverlander. Si c’est sympa Nous y resterons peut-être quelques jours pour fêter l’anniversaire d’Aurélien !


9/12/2018 départ pour Lobitos...


Nous commençons la journée par l’école puis les enfants filent jouer sur la plage pendant que nous profitons de ranger le van. Kynan se fera voler ses tongs par les chiens du proprio du camping ! Et si le proprio nous ramène une d’elles, impossible de remettre la main sur l’autre ! Aurélien est un peu saouler ! On a payé un camping pour être tranquille en cette fin de semaine et avoir le wifi. Finalement il n’y avait pas de wifi et maintenant nous devons même racheté des tongs !


Nous avons décidément pas de très bonne expérience ici, le Pérou nous a laissé à l'aller un sentiment de poisse, malgré que nous ayons adoré le lac Titicaca et sa région, que nous y ayons vécu de bons moments rocambolesques avec mon cousin. Mais je vous l'ai déjà dit, il faut dire que toute la côte n’est pas réputée pour être très sécure. De nombreux warning sur iOverlander font état de braquage à main armée du nord au sud jusqu’à Lima. Et si quand nous montions les derniers témoignages dataient de novembre 2017, je constate aujourd’hui que des témoignages très récents viennent de s’ajouter.


Nous ne tergiversons pas trop, en voyageant avec des enfants, notre sécurité est primordiale à notre liberté, et surtout notre tranquillité n'a pas de prix, il y a bien assez de stress au quotidien avec la route, pour qu'en plus nous ne dormions pas sur nos deux oreilles la nuit, nous séjournerons donc dans des spots sécurisés (et notamment des campings) ses prochains jours.



Sur la route nous nous arrêtons acheter des tongs et refaire quelques courses. Nous découvrons que la vente d’alcool est interdite aujourd’hui pour cause d’élection. Aurélien demande donc à un marchand si il risque d’y avoir des manifestations? Il répond que non puisque les gens ne peuvent pas acheter d’alcool ! Nous espérons qu’il a raison et nous filons à Lobitos où nous arrivons en fin d’après-midi. Les 17 derniers kilomètres de ripio, au milieu des stations de pétroles, nous ont un peu démoralisé ! Nous n’avons plus l’habitude du ripio et plus trop envie aussi ! Il faut dire que ripio égale vibrations dans tout les sens, surprises dans le frigo et poussière un peu partout à l'arrivée.... Et oui dans cet article c'est décidé je vous parle face cachée de la vanlife ;-)



Nous arrivons dans un petit village, nous y croisons quelques gringos branchés et les petits hôtels affichent tous leur attrait pour le surf ! Nous voilà donc dans une petite station branché surf. Ça tombe plutôt bien, les enfants n'osent pas le dire, mais nous pensons qu'ils aimeraient bien essayés le surf. Ils se sont super bien débrouiller sur les planches dans les dunes, et nous pensons que vu qu'ils sont à l'aise dans l'eau ce serait sympa de leur faire tester. Nous nous perdons dans les ruelles sablonneuses de la ville quand un monsieur vient nous voir. Il nous dit qu’il a un camping à las negrietas plus au sud, qui est la pointe la plus à l’ouest de l’Amérique du sud. Nous échangeons nos contacts et il promet de nous envoyer quelques photos.


Nous trouvons enfin le spot de la muelle, le coin est sympa et bien branché. Mais la gestion du lieu semble peu sérieuse. Ils ont aménagé une vieille grange, à l’étage dont l’accès est plus que dangereux surtout avec des enfants, sont plantées plusieurs tentes avec certes une jolie vue sur la mer mais aucune barrière de sécurité ! Ils nous proposent de dormir sous tente mais nous refusons poliment, nous serons bien mieux dans banana. Et même si les personnes responsables de l'accueil sont très sympa soit ils ne parlent pas espagnol, soit ils connaissent pas les prix et enfin quand nous demandons des infos sur le surf on nous dit qu'il faut voir avec le patron. Il était cesser venir nous les donner dans la soirée mais il ne viendra jamais ! Bref les gars sont pas très sérieux ou pas intéressés par les clients de passage. Ils nous indique un parking sur la droite, c’est pas terrible et un peu crépis des besoins des chiens errants, de morceau de métal rouillé... bref nous savons déjà que nous resterons qu’une nuit ici, nous pourrions changer de spot mais nous sommes fatigués et nous n’avons pas envie de passer le reste de l'après-midi à chercher un autre endroit pour dormir.




Nous partons donc jouer les pieds dans le sables, pendant qu’Aurélien et Titouane iront pêcher. Nous reviendrons pour constater qu’en plus nous n’avons pas le wifi sur le parking. Nous sommes une nouvelle fois contrarié avec l’impression de payer pour rien...


La nuit sera calme est c’est l’essentiel au final !


10/12/2018 Le matin nous recevons les photos de l’homme rencontré la veille est nous décidons d’y aller après l’école. Aurélien se prendra la tête pendant deux heures avec Titouane qui fait tout pour l’énerver... l’école est toujours pas une partie de plaisir et ça énerve tout le monde. Ça nous met de mauvaise humeur pour le reste de la journée. Mais Titouane ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort que lui ! Nous avions prévu de partir tôt mais vu qu’il mettra 3h pour faire 4 exercices... nous partons donc en fin de matinée direction Tarlara mais la route, contrairement à ce que nous avait dit le gars la veille, est un chaos jusqu’à Tarlara... certes elle est asphaltée, mais aujourd’hui il ne reste plus tant d’asphalte et c’est plus un labyrinthe entre des trous plus ou moins profonds.



Nous arrivons à Tarala, petit port de pêche et d’exploitations pétrolières... entre les plateforme au large et les cuves de chaque côté de la ville le décor n’est pas celui que nous avions espéré. En plus la ville est remplie de déchets... c’est horrible vraiment je n'ai pas d'autres mots et nous n’avons du coup pas envie d’aller plus loin. Nous prenons donc le contournement de la ville pour retrouver la Pan-Americana direction Piura. Nous n'irons donc pas à las grietas.


Finalement nous ne repérons pas de coin sympa sur la carte et nous décidons donc de poursuivre jusqu’à Chiclayo. En route nous nous arrêtons chez divemotor pour commander un filtre à air, avec des vidanges tout les 5000km avec le diesel de mauvaise qualité, nous avons l'impression de ne faire que cela chercher des filtres et des garages....  mais ils ne l’auront pas avant 3 jours... n’étant pas certain de rester là autant de temps nous décidons de trouver le filtre plus tard.




Nous décidons ensuite de prendre la direction de Pimentel, un petit village en bord de mer. Il est déjà tard, nous sommes fatigués par la route. Nous voilà traversant la ville avec sa circulation chaotique, des déchets entassés de chaque côté et même sur les parvis centraux. Certains sont mêmes incendiés au beau milieu de la ville dégageant une épaisse fumée...



Nous manquerons d’être emboutis plusieurs fois par des chauffards en manque de concentration ou éblouis par le soleil. Nous arrivons à Pimentel à la tombée de la nuit et nous découvrons que les point iOverlander ont disparu ! Les cocheras (parking pour voiture) ont disparu au profit d’immeuble vue mer.


Nous sommes bien embêtés, finalement je repère un autre point à quelques kilomètres, nous y découvrons une longue plage, quelques restaurants paillotes en front de mer et des cochera sur la droite. Nous nous rendons à la dernière. Le proprio nous confirme que nous pouvons y dormir. Nous proposons de revenir à la tombée de la nuit. En attendant nous allons nous parquer en front de mer.


Les enfants vont jouer dans le sable, pendant que nous profitons d’admirer le coucher de soleil. Aurélien en profite pour aller se renseigner vers les restaurants pour savoir si nous pourrons y manger le lendemain midi pour son anniversaire.


Nous passerons la soirée à admirer les pécheurs sur leur barque de totara, affrontant les vagues avec une certaine agilité ! Un beau coucher de soleil nous redonne le sourire et on doit le dire la plage est propre ! Un vrai bonheur ! Et puis nous passerons une nuit très calme dans le parking gardé, bercés par les vagues.


11/12/2018


Le lendemain nous filons en ville, les garçons passent chez le coiffeur histoire d'être tout beau pour l’anniversaire d’Aurélien. Puis nous filons au restaurant. Nous passerons l’après-midi les pieds dans le sable à manger du poisson fris et des ceviches.



Les enfants profiterons de la plage malgré le temps mitigé, et le patron du restaurant nous proposera de dormir gratuitement sur son petit parking pour la nuit. Il nous explique qu’il y reste pour surveiller sa marchandise et son matériel. Nous passerons donc une soirée tranquillement dans le van pour finir la journée autour d’un apéro dînatoire.



Nous profitons de l’anniversaire de papa pour faire un gâteau rouler... qui nous permet en même temps de tester une idée pour la bûche de noël ! Les enfants offrent de petits trésors à leur papa. Puis nous filons au lit...


12/12/2018


Ce matin nous apprécions de nous réveiller en front de mer, observant à nouveau les pêcheurs partir au large, et de profiter d'un bon petit déjeuner avant de reprendre la route !



La seul déception ici, c'est qu'il n'y a pas de cours de surf, ou de loueur de planches, en tout cas pas hors saison. Depuis 2 jours, Liloane scrute les vagues, c'est donc décidé notre prochaine destination se sera Trujillo ! La ville du surf, là-bas nous savons déjà que les enfants pourront s'y initier et nous sommes impatient d'y être.


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