• Yvette

De Calama à Atacama, une des régions les plus arides du Monde !

Du 10 au 14 janvier 2019première


10/1/2019

Après une nuit, perdus au milieu de nulle part, nous reprenons la route direction Calama, 288 km d'une longue traversée du désert. Dans cette région des plus arides, autant dire que nous n'en voyons pas le bout !


En route, nous ferons une pause dans une station essence histoire de faire le plein. Nous trouvons des robinets d'eau à disposition des voyageurs, une aubaine, nous en profitons pour remplir tous nos réservoirs d'eau et même des bidons supplémentaires que nous casons sous les pieds des enfants. Ici l'eau douce est rare, il ne faut donc pas passer à coté de cette occasion. Sur le chemin j'ai aussi repéré un point ioverlander un peu particulier, puisqu'il s'agit d'un cimetière perdu au milieu de nulle part. Un voyageur signale la présence préoccupante d'un nombre considérable de tombes d'enfants sur la période d'exploitation des mines de salpêtre de la région. Une espèce de curiosité fait que je demande à Aurélien qu'on s'y arrête, Aurélien n'aime pas ça et préfère rester au van avec les enfants. Finalement Liloane viendra avec moi, et effectivement nous constaterons que le cimetière est quasiment occupés que par des tombes d'enfants ou de femmes tous majoritairement morts dans un intervalle de 4- 5 ans. C'est intriguant, y a t-il un lien avec les mines de salpêtre ? Une pollution , de la terre, de l'eau ?


Nous n'aurons pas de réponse à nos questions, et reprenons le chemin direction Calama dans un désert blanc et aride impressionnant.


Nous arrivons en fin de journée sur Calama, la ville n' a pas une très bonne réputation niveau sécurité, de nombreux véhicules de voyageurs y ont été braqué. Y compris sur les parkings de centres commerciaux avec des gardiens. Nous décidons donc de ne pas laisser Banana tout seul et Aurélien part faire les courses tout seul. Quand il revient, nous partons à la recherche d'un camping pour passer la nuit en sécurité. Nous trouverons un lieu fort sympathique en périphérie du centre. Tenus par un vieux couple, qui expose dans son jardin tout un tas d'objets anciens, donnant l'impression de visiter un musée d'antiquités à ciel ouvert. Il nous explique qu’auparavant il tenait même un cinéma à ciel ouvert, un peu à l’Américaine, les gens regardant le film depuis leur voiture.


Le seul défaut du camping, c'est qu'il n'a pas de wifi, et que nous cherchons à réserver la visite des mines Chuquicamata. Les Croods nous avaient conseillé d'envoyer un mail en avance et nous avons un peu oublié. Nous finirons par aller dans une station essence pour avoir du wifi et envoyer notre e-mail. Nous recevons une réponse négative, tous les créneaux sont réservés sur les trois prochaines semaines ! Nous hallucinons un peu, mais nous nous rendons aussi compte que nous avons oublié qu'actuellement ce sont les grandes vacances ici au Chili, mais aussi en Argentine et que part conséquent les lieux touristiques vont être bondés. La dame nous propose quand même de venir le lendemain au Bureau de départ de visite, puisqu'il y a régulièrement des annulations

de dernières minutes ! Nous n'avons plus qu'à croiser les doigts !


11/1/2019

Après une nuit calme et un petit déjeuné vite engloutit, nous traversons la ville avec Banana pour arriver au parking surveillé des départs pour la mine. Nous arrivons même en avance au rendez-vous fixé par l'agence et nous constatons qu'il y a énormément de monde part rapport aux places disponible, et visiblement nous ne sommes pas les premiers inscrits sur la liste d'attente. Ils feront rentrer d'abord toutes les personnes ayant une place, puis après avoir attendu la dernière minute les retardataires inscrits, ils commencent à appeler les noms sur la liste d'attente, mais nous sommes nombreux et nous avons peu d'espoir, nous attendrons jusqu'au dernier moment. Mais malheureusement nous n'aurons pas de place. Nous sommes un peu déçus mais bon, nous n'allons pas rester trois semaines à Calama pour être certain de voir les mines, nous nous contenterons de la vidéo des Coods.


Et voilà une photo ce que nous avons loupé, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde !


Nous ne nous laissons pas abattre et décidons de filer direction Atacama ! Direction un des déserts les plus arides du monde, entouré de volcans actifs frôlant les 6000 mètres d'altitude. La route asphaltée qui nous y conduit, au travers d'un immense désert aux tons blanc, gris et roses est agréable et nous donne encore plus envie d'arriver à destination.


Après quelques heures de routes, nous arrivons enfin aux portes du désert, sur notre droite nous apercevons la vallée de la Luna, qui sera un de nos points de visite de ces prochains jours.

Nous nous arrêtons au niveau d'un belvédère situé à 6 kilomètres de la ville, nous gravissons une petite colline pour apprécier un panorama à 360 degrés sur Atacama ! Et vraiment le lieu est magique, la couleur rose du sable, aucune végétation et des collines aux formse lunaires à perte de vue! Nous ne sommes pas déçus !!


Atacama promet des paysages époustouflants et nous sommes impatients de découvrir la région. Mais un peu comme tout le reste de notre voyage nous n'avons rien prévu, ni même étudié, nous ne savons donc pas vraiment ce qu'il y a à faire ! Nous décidons donc d'aller en ville direction l'office du tourisme.


Après des heures au travers du désert, nous serons impressionnés par l'effervescence de la ville ! Atacama s'inscrit donc sur la liste des villes de backpackers, les touristes sont nombreux, les agences de tours tout aussi nombreuses et comme toutes villes touristiques, nous constatons que de nombreux point ioverlander signalent des braquages sur les véhicules stationnés en ville... Encore une fois j'ai envie de dire ! Aurélien ira donc avec Liloane à l'office du tourisme pendant que nous observons l'agitation de la ville depuis banana avec les garçons, nous sommes sur un parking entre la place principale et la caserne des pompiers. Nos copains croods y avaient dormi, mais ils ont visité la ville hors saison touristque et en ce moment clairement le parking est bondé, nous sommes d'ailleurs pas les seuls voyageurs véhiculés et d'autres campers sont garés. Aurélien reviendra de l'office du tourisme avec une feuille A4 avec les différents endroits à visiter, les prix d'entrées et les distances depuis Atacama. La dame à déconseillé certains lieux à cause de l’accessibilité compliquée sans 4x4. Mais bonne nouvelle, elle a confirmé à Aurélien que nous pourrons dormir devant chaque site, qu'il faut seulement avertir les gardes de notre présence. C'est une bonne nouvelle nous serons donc quitte de trouver un camping à Atacama et d'y revenir tout les soirs ! Nous faisons un tour de la ville pour trouver la seule station essence, Aurélien fera la queue pendant que je pars me renseigner sur les excursions pour Uyuni, l'agence où je souhaitais me rendre est malheureusement fermée. Je prendrais des infos dans le petit bureau d'un revendeur d'excursions, puis je rejoindrais Aurélien à la station essence. Il est tard, et nous décidons donc d'aller direction l'office d'entrée de la vallée de la luna, qui est le site le plus proche de la ville.


A notre arrivée, les gardiens sont bien occupés avec les visiteurs du jour, nous décidons donc de visiter le petit centre d'information qui explique les différentes formations rocheuses qui composent la vallée de la luna. Quand il y a moins de monde, Aurélien décide d'aller avertir le gardien que nous passerons la nuit sur le parking, et là... douche froide, le gars est catégorique, pour lui c'est hors de question, c'est interdit. Nous avons beau expliquer que nous venons de l'office du tourisme de la ville, qu'on nous y a dit qu'on pouvait dormir ici, c'est un non catégorique, ils nous demandent de quitter le parking ! Nous sommes un peu dégoûté... En plus la nuit commence à tomber, et nous sommes fatigués... Et j'avoue que je n'ai pas regardé d'autres points pour dormir. Et il est hors de question de retourner tourner en ville, parce que la ville est étroite, et les voies en sens unique nous ont donné assez de fils à retordre dans l'après-midi. Nous décidons donc de nous éloigner seulement de quelques kilomètres et de trouver un endroit calme dans un petit village en périphérie d'Atacama.



Nous trouverons finalement un petit terrain de foot aux abords d'un village, l'endroit est désert et nous décidons de nous garer à coté pour y passer la nuit. La nuit tombera d'ailleurs très vite et nous aurons tout juste le temps de nous installer en espérant que personne ne vienne nous déloger dans la soirée.



12/1/2019

Le lendemain, nous sommes réveillés aux aurores, et prêts directement après le petit-déjeuné à partir visiter la vallée de la Luna, espérant être les premiers visiteurs afin de pouvoir explorer les lieux à notre guise. Ayant déjà pris les informations à l'entrée du parc la veille, nous décidons de passer tout droit devant l'office et de filer au premier parking. La vallée s’étend sur 12 kilomètres et plusieurs points d'intérêts sont signalés. Les enfants adorent explorer les cavernes et observer les minéraux, ils sont donc super heureux ici !

Et comme nous arrivons tôt , nous avons la chance d'explorer tranquillement les lieux, d'autant plus que la plupart des visiteurs ne s'aventurent pas aussi loin que nous. Par chance nous avons pensé à emmener un lampe de poche !

On pourrait assez facilement s'y perdre, et au bout de quelques minutes nous constatons, arrivés en hauteur, que nous sommes déjà bien éloignés de Banana. Nous entamons donc la boucle du retour pour retourner au parking.

Nous montons donc dans Banana, et quelques kilomètres plus tard, nous constatons que le décor change légèrement, les roches roses ont laissé place à un désert de sable blanc et gris, un décor lunaire comme l'indique si bien le nom de cette vallée.

Nous partons ensuite à pied, direction un mirador, nous marcherons un bon kilomètre pour l'atteindre, longeant une colline jusqu'à arriver sur sa crête. Nous pouvons d'ici apprécier le paysage lunaire sur 360 degrés. Nous sommes impressionnés par les zones de sables lisses comme si jamais aucun homme ne les avaient traversées.

Un panorama comme nous n'en n'avions pas encore vu en Amérique du Sud.

Nous n'irons finalement pas jusqu'au bout de la vallée nous poursuivrons seulement jusqu'à un troisième et dernier point d’intérêt situé à 8km de l'entrée, qui consiste à quelques statues de pierre comme dressées au milieu du désert. Puis nous rebrousserons chemin direction Atacama.

Après avoir mangé dans Banana, nous prenons la direction d'Atacama, nous savons que le désert est connu pour la possibilité d'observer les étoiles, les croods nous ont conseillé le centre SPACE Obs qui propose une visite en Français avec un astronaute français reconnu, qui rend en plus la visite ultra ludique pour les enfants. L'agence qui s'occupe des réservations se situe dans une petite ruelle touristique, impossible d'y aller avec Banana, en plus la ville est bondée de touristes, Aurélien se gare donc dans une rue adjacente et je file à la recherche de l'agence, je ferais 4 fois l'aller et le retour, pour enfin trouver la bonne agence parce qu'ici des agences il y en a tout le long, elles vendent toutes des excursions vers les différents points d’intérêts de la région ainsi que les excursions pour les observatoires. Malheureusement une fois à l'agence, j’apprends que le ciel n'a pas été dégagé ces dernières nuits, que les observations sont donc décalées et que les prochains créneaux disponibles sont dans un mois ! Bien bien, en sachant que nous allons aller à Uyuni et revenir, que nous avons encore pas mal de truc à voir et à faire ici... je décide de ne pas réserver de créneaux et d'en parler en premier lieu avec Aurélien. De retour à Banana, il me confirme que j'ai bien fait de rien réserver, il ne se voit pas rester dans la région pendant un mois en attendant une visite comme celle-ci en sachant que nous avons déjà visité un observatoire en Argentine. Nous décidons donc de nous rendre à la laguna Tebiche, en chemin nous passons devant la laguna Cejar où il est possible de se baigner à certaines heures de la journée (tôt le matin ou tard le soir) et d'y expérimenter la flottaison puisqu'ici les lagunes sont extrêmement salées. Notre idée est de pousser jusqu'à la laguna Tebiche qui se situe dans un cul de sac, de voir si nous pouvons y passer la nuit et le lendemain, sur la route du retour nous arrêter pour nous baigner dans la laguna Cejar.


Nous arrivons en fin de journée à la laguna, il est 16h et il nous aura fallu près d'une heure et quart pour rejoindre la lagune depuis Atacama, quelques 41 km de route de terre au milieu d'une discrète végétation. A l’accueil du parc le garde est super sympathique, mais catégorique, nous ne pourrons pas dormir ici. Il nous conseille d'aller soit à la lagune des flamands soit à un autre point d’intérêt sur la route qui mène a socaire. Il nous explique que la lagune est un espace protégé pour les planctons qui y vivent, ils sont d'ailleurs très fragiles, la moindre pollution peut affecter tout l'écosystème de la lagune, interdiction formelle de quitter le sentier qui forme une boucle de 3 km en longeant en partie la laguna puis revient par les terres. Nous partons bien équipé, avec nos lunettes de soleil, sur les conseils du guide.

La lagune en grande partie asséchée à cette époque, ressemble à un mini salar, quelques panneaux didactiques nous en apprennent un peu plus sur le fameux plancton ainsi que sur la biosphère de cette lagune. Le décor est spectaculaire ! avec notamment la cordillère des Andes de chaque côté.


Nous poursuivons notre ballade, impressionnés de croiser quelques lézards aux abords de cette lagune qui paraît au final tellement inhospitalière pour la faune.


Arrivés à la fin de la lagune, nous constatons que des voyageurs sont installés, tables et chaises sorties, nous nous interrogeons et après quelques hésitations, nous allons leur demander si ils ont obtenu l'autorisation de dormir là, ils nous expliquent alors qu'ils ont demandé l'autorisation de rester pour voir le coucher de soleil, et ils pensent ne pas être délogés ensuite par les gardes parce qu'il fera nuit. Ils nous disent d'ailleurs de venir nous garer à leur côté comme cela si nous sommes plusieurs ils ne nous délogerons pas.... Nous n'avons pas du tout envie de jouer à ce petit jeu avec les gardes, nous avons pas envie avec les enfants de nous faire délogés dans la nuit, et devoir trouver un plan b dans la nuit. Nous les remercions pour les infos et décidons de retourner à Banana pour poursuivre la route à la recherche d'un coin tranquille pour la nuit.



Nous faisons donc marche arrière, nous passons devant un spot ioverlander, mais les derniers commentaires ne sont pas réjouissant, les voyageurs se sont fait délogés une fois la nuit tombée, nous poursuivons donc vers un petit canyon, la quebrada de Jerez, sur la route qui mène à la laguna Chaxa, pareil ici, l'entrée est surveillée par des gardes du parc national et la dame, bien que gentille, ne nous autorise pas à rester ici pour la nuit. C'est la première fois du voyage que nous nous faisons comme ça jeter de partout, il y a pourtant de nombreux parc nationaux au sud du Chili avec des campings prêts à recevoir les voyageurs comme nous, bien souvent gratuitement, et nous ne comprenons donc pas pourquoi ici la mentalité à changé ces derniers mois en ce qui concerne les ioverlander comme nous.

Nous espérons avoir plus de chance à la laguna Chaxa où nous arrivons en fin de journée, juste avant la fermeture du lieu. Nous décidons de nous installer et de préparer à manger et de voir ce qu'ils nous dirons à la fermeture du parc. Nous avons appris que maintenant cette lagune est gérée par la communauté autochtone de la région et plus par les gardiens des parcs nationaux du Chili, nous espérons donc avoir plus de chance,. Nous préparons une petite salade, la porte latérale ouverte, quand une jeune femme travaillant à l’accueil vient s'excuser de nous déranger, elle vient nous avertir que nous ne pouvons pas rester sur le parking, et alors que nous soupirons déçus mais en même temps pas surpris... elle baisse les yeux est constate que Kynan dort sur la banquette la tête sur mes genoux alors que je finis de couper une tomate. Elle nous demande alors un instant puis elle repart au bureau dl’accueil. Elle reviendra quelques minutes plus tard avec son chef, lui aussi constate que le petit dort alors que Liloane et Titouane s'enfilent leur bols de salade et qu'Aurélien range de nouveau le van pour que nous puissions décoller. Il nous autorise alors exceptionnellement à dormir sur le parking, pour les enfants. Mais il compte sur nous, interdiction de sortir du van, et d'aller vers la laguna. Nous le remercions mille fois, nous sommes tellement épuisés par la journée que nous leur promettons bien volontiers que nous ne mettrons pas un pied dehors avant leur retour le lendemain. Par contre ils nous avertissent qu'ils vont baisser la barrière à quelques kilomètres de là et que nous ne pourrons donc pas bouger d'ici avant le lendemain.... Nous acceptons, normalement sauf urgence nous ne bougeons pas la nuit, et nous espérons bien n'avoir aucunes urgences cette nuit !


Nous dormirons donc, seuls au monde, en plein milieu du désert d'Atacama, au milieu des flamands roses ! Nous aurons droit à un magnifique coucher du soleil, Kynan se réveillera quelques minutes pour en profiter ! Nous nous sentons comme des privilégiés et nous savourons chaque seconde de ce moment.



13/1/2019

Nous nous réveillons donc aux bords de la lagune, seuls au monde pour très peu de temps, car les premiers bus remplis de touristes ont débarqué aux aurores ! Nous avons décidé de prendre notre temps ce matin , et surtout nous avons décidé de préparer des crêpes pour en offrir une assiette remplie aux responsables du parc qui nous ont si gentiment laissé dormir ici.


Ils seront très touchés par cette petite attention, et du coup le chef du parc et chef de la communauté décide d'être notre guide privilégié pour quelques minutes ! Il nous explique donc le fonctionnement de la lagune, la présence des planctons qui servent d'alimentation aux flamands rose. Nous sommes émerveillés par le lieu, la couleur de l'eau, le vol paisible des flamands et leur atterrissage en douceur dans la lagune. Le silence qui règne ici malgré les hordes de touristes qui débarquent avec une cadence infernale, nous avons cette chance d'avoir notre guide aujourd'hui mais surtout la chance de prendre le temps de nous promener le long des lagunes, de savourer le panorama et la quiétude qui règne ici et surtout les couleurs d'un ton pastel qui nous donnent l'impression d'être sur une autre planète.

Nous terminons cette magnifique visite par le petit centre d'explication, il y a des écrans tactiles avec pleins de jeux pour voir si les enfants ont compris l'importance de protéger le parc, sa faune et sa flore, et alors que nous pensions y rester 5 minutes, nous y passerons plus d'une heure, notre guide nous y laissera amusé par la volonté de tout apprendre des enfants !



Nous retrouvons notre guide ainsi que la jeune femme qui nous avait reçu la veille, pour une petite photo souvenir et les remercier encore une fois de nous avoir laissé passer la nuit ici.


Nous prenons ensuite la route qui mène au paseo de sisco, pour aller visiter les lagunes de l'altiplano chilien, Nous commencerons par la laguna Miscanti.


Nous passerons par le capricorne, nous nous arrêtons donc pour immortaliser ce moment.

Nous arrivons après 98 km au bureau d’accueil des gardes, il nous explique que nous devons descendre avec le véhicule puisqu’il y a deux lagunes et à chaque fois de petits parkings pour visiter les environs et profiter du panorama. Nous sommes embêtés parce que avec l'altitude banana a quand mêmte tendance à ramer et nous avons peur de descendre et de ne pas pouvoir remonter, d'autant plus que la pente est raide, et que la route en terre n'aidera pas banana. Nous demandons donc au gardien si il est possible de garer le van ici, puis de tout faire à pied ? Il n'est pas très enchanté par l'idée, il a peur que nous souffrions d'un mal des montagnes, il conseille ici aux visiteurs de marcher le moins possible. Nous lui expliquons alors que nous voyageons depuis plusieurs mois le long de la cordillère et que nous ne sommes pas inquiets et bien équipés. Il nous autorise donc à descendre à pied. Nous préparons donc nos réserves d'eau et commençons à descendre vers la premère lagune.


La lagune est entourée par deux volcans, l'un du même nom et l'autre nommé volcan Miniques, le décor est juste splendide! Entre la couleur de l'eau, les couleurs des montagnes! Le panorama est juste dingue et nous apprécions tranquillement la descente, puis nous longeons la lagune. Il nous faudra 45 minutes pour faire les 1.5 kilomètres qui nous séparent de la lagune, il est 13h30 et nous décidons de faire une pause, et de casse-croûter avant de poursuivre vers la deuxième lagune située à un peu plus d'un kilomètre.


La deuxième lagune, celle de miniques est bien plus petite mais tout aussi belle que la première, et si nous étions confiant sur nos capacités physiques, nous avons sous estimé le côté psychologique des enfants et leur désespoir de voir tout le monde monter dans les bus pour remonter. Ils veulent absolument que nous fassions du stop ! Nous sommes à peu près certains que les bus d'excursions pleins de touristes ne vont pas s'arrêter, mais nous avons repéré un couple qui visite probablement la région avec un véhicule de location, nous décidons de longer la route pour remonter vers Banana et d'essayer le stop à leur passage ! Qui sait ? Qui ne tente rien n'a rien ! Et finalement jackpot au plus grand soulagement des enfants, le couple s'arrête à notre hauteur ! Ce sont des français ! Ils ont repéré notre bus sur le parking plus haut et ils nous remontent bien volontier ! Ils trouvent les enfants adorables et courageux d'avoir fait ces quelques kilomètres avec l'altitude ! Ils sont admiratifs de notre voyage et nous dépose à Banana en nous souhaitant encore pleins de belles aventures !


Nous sommes à peu près certains que les bus d'excursions pleins de touristes ne vont pas s'arrêter, mais nous avons repéré un couple qui visite probablement la région avec un véhicule de location, nous décidons de longer la route pour remonter vers Banana et d'essayer le stop à leur passage ! Qui sait ? Qui ne tente rien n'a rien ! Et finalement jackpot au plus grand soulagement des enfants, le couple s'arrête à notre hauteur ! Ce sont des français ! Ils ont repéré notre bus sur le parking plus haut et ils nous remontent bien volontier ! Ils trouvent les enfants adorables et courageux d'avoir fait ces quelques kilomètres avec l'altitude ! Ils sont admiratifs de notre voyage et nous dépose à Banana en nous souhaitant encore pleins de belles aventures ! Le gardien du parc sourit en nous voyant sortir de la voiture, le voilà rassuré qu'on soit de retour ! Nous remontons dans Banana pour poursuivre notre route !



Nous prenons donc la direction de la laguna Talar, par la route qui nous pensions allait être du ripio, et finalement nous voilà sur une belle route asphaltée, toute neuve, à l'américaine avec ses lignes jaunes ! 58 km de bonheur dans un panorama vraiment splendide !

Nous nous arrêterons au niveau de deux points de vues, et il faut dire que ici c'est vraiment la route et les paysages qui font le voyage, pas besoin de sentier, de randonnées ou autres ! Savoir apprécier chaque fragment de ce paysage splendide c'est juste le progamme de notre après-midi, nous arriverons en milieu de journée aux abords de la laguna de talar, connues pour ses pierres rouges qui la bordent, nous découvrirons ici un vent de folie, et malgré les conditions difficiles, l'altitude, le vent, le soleil qui brûle les yeux, nous décidons de garer banana au niveau du mirador, et de partir à pied le long de la lagune pour prendre quelques photo.


Nous sommes à 154 km d'Atacama, et ici nous sommes seuls au monde, la route qui poursuit jusqu'à l'Argentine, à seulement 56 kilomètres, est très peu fréquentée, beaucoup moins que le paseo de Jama. Nous aurions vraiment pu décider de rester dormir aux bords de cette lagune si il n'y avait pas eu un vent aussi violent ! Nous décidons donc de rebroussser chemin avec regret ! Nous aurions vraiment aimé nous réveiller avec un tel panorama !



Nous repartons donc en direction d'Atacama, et nous décidons de nous arrêter en chemin, à Socaire plus précisément, , connu pour sa petite église qui comporte deux caractéristiques, un clocher décentré ainsi qu'un toit fait en bois de cactus. Nous nous garons au centre du village, à côté d'une église plus récente. Nous assisterons à un drôle de spectacle, le curé vient d'arriver avec deux soeurs, il fait sonner les cloches de l'église, aparaissen alors timidement les enfants du village, les deux soeurs sortent ensuite des sacs remplis de cadeaux et font la distribution. Les enfants, à peine le cadeau reçu, filent chez eux. Nous constaterons que le curé et les deux soeurs sont déçus de ne pas avoir vus les parents sortir de leur maison pour accompagner les enfants. De notre côté nous nous interrogeons sur le principe, est-ce une manière d'évangélisé les petites communautés autoctones ? En tout cas, une fois les enfants disparus derrière les portes en bois de leur maison, le village est à nouveau désert, comme village fantôme, difficile d'imaginer qu'autant d'enfant vivent ici, quand on voit le silence qui reigne dans le village. Nous décidons d'aller visiter la fameuse chapelle.


A notre retour, le village est toujours aussi calme et désertique, nous décidons de rester garer à côté de l'église pour y passer la nuit tranquillement et de retourner sur Atacama le lendemain.


14/1/2019

Le lendemain matin au réveil, aurélien profite du calme pour remplir le réservoir d'essence avec les bidons de réserve situé sur notre toit, nous les avons rarement utilisé durant le voyage, mais ici clairement la seule station essence se trouve à Atacama, nous avions donc anticipé et remplis nos bidons en ville le premier jour de notre séjour dans la région. Nous prenons ensuite la direction de la ville, nous nous arrêtons en chemin dans un centre d'artisanat situé à la sortie du village, puis pour observer un troupeau de lama le long de la route.

Arrivés en ville, nous voulons d'abord trouver un camping, sur recommandation de nos copains les croods nous nous arrêtons à l'entrée de la ville, chez Andes nomades ... Le propriétaire n'est pas là mais un jeune français qui travaille ici nous confirme que nous pouvons laisser le véhicule sans soucis ici plusieurs jours le temps de partir à Uyuni et de revenir. Nous avons effectivement décidé de ne pas aller au salar d'Uyuni avec Banana, les routes compliquées, les problèmes d'esssence, de moteur, et le mal d'altitude nous avons bien assez subit entre la Paz et le Pérou. Choisir une agence pour cette excursion, c'est offrir à toute la famille la possibilité d'en profiter un maximum et surtout à Aurélien qui conduit presque tous les jours ! Moins de stress pour lui, c'est aussi plus agréable pour nous, et puis aucune gestion des bivouacs, de la logistique, des repas pendant quelques jours c'est aussi appréciable ! Des amis, nous on conseillé une agence en ville, elle était fermée quand nous sommes arrivés sur Atacama, j'avais donc pris des renseignements dans un petit bureau dans la même rue. Il faut dire qu'à Atacama il y a des tours opérateurs, peut-être une dizaine qui gèrent leurs propres bus, souvent ils ont une agence au Chili et une autre de l'autre côté en Bolivie. Ils proposent tous la même chose, les mêmes circuits quand il y a des enfants, avec en option l'aller seul sur 3 jours/ 2 nuits ou l'aller-retour sur 4 jours et 3 nuits en sachant que le dernier après-midi et la matinée sont essentiellement consacrés au retour sur Atacama. En plus des tours opérateurs il y a des petits bureaux avec des revendeurs, qui prenant leur marge au passage, vendent les places disponibles dans les bus des tours opérateurs. Concrètement chez eux difficile de négocier leur marge est trop faible, par chance nos amis nous ont donné le nom d'un tour opérateur, qui vend les places dans ces propres 4x4 et nous pourrons donc négocier. Bon d'abord il est clair que pour lui avec des enfants c'est compliqué, un seul circuit possible avec un arrêt chaque nuit dans des villages où nous pourrons trouver un dispensaire et de l'oxygène en cas de mal des montagnes, nous sommes ok, c'est un critère de choix pour moi également. Après il essayera de nous vendre un tour privatif avec 4x4 que pour la famille, plus de confort ... Mais nous l'arrêtons, nous sommes open pour faire des rencontres, nous ne voulons pas d'un tour privatif et pour ce qui est du confort on vit à 5 dans 10 mètres carrés depuis plus d'un an donc même si nous devons dormir à 5 dans trois lits c'est le grand luxe ! Et du coup après quelques négociations, nous arrivons à obtenir un enfant gratuit pour l'excursion, avec un départ le lendemain ! Nous avons du coup pas mal de chose à faire en ville, notamment changer des pesos chiliens contre des sols boliviennes, nous aurons les frais d'entrée des parc nationaux à payer directement sur place, avec un petit rab pour quelques souvenirs, puis il nous faut absolument de la crème solaire, et enfin de l'eau (qui ne sera pas fournie pendant le voyage) nous prenons aussi quelques fruits et quelques paquets de gâteau ! puis nous retournons au camping rapidos pour préparer quelques affaires et les sacs car le lendemain départ à 5h du matin ! Un chauffeur viendra nous chercher directement devant le camping !



Les enfants auront quand même le loisir de profiter de la piscine pendant que je prépare les affaires, je les rejoindrais en fin de journée. Nous sommes impatients d'être au lendemain ! Mais nous vous raconterons la suite dans le prochain article !


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