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Passage de douane – parenthèse chilienne – Porvenir

10/03/2018

Passage de douane – parenthèse chilienne – Porvenir du 4 au 6 février 2018

 

Magallan et antartique chilien – Patagonie – Chili

 

Nous partons tôt de lago Azul le dimanche 4 février 2018, nous espérons qu'il n'y aura pas trop de monde à la douane. Nous venons de lire sur Ioverlander que certains voyageurs ont eu plus de 3 heures d'attentes à ce poste de frontière. Et nous croisons les doigts pour que se ne soit pas notre cas aujourd’hui. Nous arrivons très vite à un premier poste de douane désert. Aurélien descend de banana et part chercher des informations. Une personne lui indique de continuer quelques kilomètres vers le prochain bâtiment douanier. Nous constatons sur la route que nous passons la frontière du chili ! Et notre premier constat c'est que ici les routes sont bétonnées !

 

Nous poursuivons la route et observons qu'il y a déjà plusieurs véhicules qui attendent de passer la frontière. Nous imitons les autres voyageurs et nous nous garons sur un parking. Aurélien part se renseigner avec Titouane, quelques instants plus tard Titouane revient nous chercher, nous devons tous nous présenter dans le bâtiment. Nous voilà à patienter, nous aurons 4 guichets à visiter. Nous n'avons pas vraiment compris le rôle de chaque guichet. Mais nous avons 1 tampon qui fait office de sortie de l'argentine et d'entrée au chili (ce qui est normal parce qu'il s'agit d'un bureau de douane réunifié), un papier semblable à un ticket de caisse notifiant notre entrée au chili à bien conserver pour notre sortie, et le papier d'entrée sur le territoire du véhicule. Et nous devons déclarer nos affaires et les produits frais que nous transportons. Nous remontons ensuite dans banana et nous nous mettons dans la file d'attente pour le contrôle du véhicule et des marchandises. Pour les marchandises que nous n’avons pas le droit d’importer au chili, la liste est très longue, elle va des produits frais en passant par la viande et les produits laitiers mais aussi les plantes et les produits d'origine apicole. Nous avons gardé notre pot vide de miel et une laitue flétrie dans le frigo ainsi que 2 citrons. Que nous tendons d'office au responsable de la fouille, il veut quand même visiter le véhicule. Il le trouve très beau, ouvrent tous les placards et le frigo. Je me rends compte qu'il reste alors du yaourt et du lait mais il me dit que c'est tout bon. Et il redescend pour nous laisser partir. Nous voilà officiellement au chili !

 

Nous prenons la direction de Porvenir. Nous aimerions nous arrêter sur la route qui nous y emmène, nous faisons donc un arrêt dans le premier petit village que nous trouvons après la frontière qui se nomme punta delgada. Nous sommes à la recherche d'eau potable. Depuis le début du voyage nous avons fait le choix d'acheter des bombonnes de 6,3l d'eau et nous arrivons au bout de notre stock fait quelques jours avant à Rio Gallegos. Le village à l'air désert. Nous finissons par trouver un petit almacen qui est semble-t-il abierto ! Les enfants essayent d'ouvrir la porte sans succès et quand ils essayent de sonner, ils se rendent compte amusés que c'est la ficelle de la sonnette qui ouvre la porte. Nous nous retrouvons alors tous dans un buibui avec une vieille dame qui sort de sa cuisine. Elle est surprise de nous voir ici, elle a bien de l'eau mais seulement en bombonne de 20 litres avec une consigne pour la bouteille. Ce n'est pas intéressant pour nous. Elle nous indique un autre petit magasin à l'entrée du village, nous rebroussons donc chemin et trouvons un deuxième petit almacen, très sympathique. Nous achetons leur dernière bouteille d'eau de 6l et quelques légumes. Et nous craquons pour 5 empanadas qui sortent du four ! Nous ressortons pour manger ses derniers encore tout chaud, un vrai délice. Nous en avions goûté à bahia san blas mais ils étaient dur et sec. Ceux-ci sentent bon la cuisine familiale avec de la viande bien tendre des carottes et une sauce au vin rouge. J'annonce aux enfants : je crois que ça je pourrais le refaire ! Ils sont impatients !

 

Nous repartons direction Porvenir, et arrivons donc devant le ferry de la punta delgada. Nous voilà à faire la queue en attendant notre tour sur un ferry. Pour patienter Aurélien et les enfants partent faire une ballade dans la petite supérette et reviennent avec un drapeau chilien à coller sur banana. Nous finissons par monter sur le 2ème ferry. Nous suivons le rythme ici et après avoir réglé les 40 euros pour la traversée, Nous montons voir le large, Aurélien et les 2 grands en tête de file verront des dauphins alors qu'avec Kynan nous arrivons trop tard !

 

Nous profitons quand même de la vue, et nous avons juste le temps de faire quelques photos souvenirs que nous devons regagner banana, la traversée est vraiment express. Nous redecendons et voyons la file des voyageurs quittant la terre de feu. Nous voyons au large un camping car chausson, Aurélien me dit c'est des français non ? En arrivant à leur hauteur pour les saluer Aurélien entend :  « mais ils sont la les tiliky ! » Nous sommes suivis et n'avons donc pas la possibilité de nous attarder nous leur souhaitons donc un bon voyage et poursuivons notre route. Aurélien est surpris ! Mais nous les connaissons ces gens ? Je lui dit que oui, c'est probablement la petite famille qui nous avait proposé de nous rencontrer sur la terre de feu, le blog étant 1anenchausson ! Nous lirons plusieurs jours plus tard un mail confirmant le timing !

 

Nous prenons donc la direction de Porvenir, nous avons vu plusieurs chemins sur maps.me qui pourraient nous approcher du détroit de magellan, nous décidons de voir si on trouve un coin sympa par là. Nous roulons sur le ripio long et droit, mais d'assez bonne qualité, nous constatons que les routes que nous voulions prendre n'existent pas. Ici de nombreuses installations de gaz, et des conduites posées à même le sol ou sur des bidons pliés longent la route. Nous prenons alors la direction de puerto Percy sur la droite, nous longeons le détroit de Magellan sur plusieurs kilomètres croisant l'entrée de 1 ou 2 estancia. Nous finissons par arriver à puerto Percy pour découvrir que l'accès est interdit. Nous faisons donc demi-tour et trouvons un coin sur le côté pour un petit pique-nique. Le petit empanadas vite engloutis quelques heures avant n'était pas suffisant pour les enfants. Nous reprenons ensuite la route direction Porvenir mais décidons de bifurquer sur la gauche et de trouvé un coin pour la nuit le long d'un des trois lacs. Ici les guanacos dans les champs, les chevaux, les oiseaux et les petites rivières charment notre arrivée. Nous trouvons une place le long du grand lago Verde, en face d'une vieille estancia qui semble abandonnée. Des Chiliens sont stationnés là est font la cueillette de baies dans les buissons. Ici les températures sont glaciales et le vent y contribue largement. Aurélien ressort bonnets et gants et part avec les enfants à la rencontre des Chiliens alors que je prépare ma pâte à pain. Les enfants reviennent pour chercher un bol et arrivent un peu plus tard avec des baies légèrement amères, les calafates, que les chiliens cueillent pour faire des confitures ou des tartes. Nous les mangerons nous en dessert.

 

 

 

Nous passerons une nuit calme malgré les passages fréquents sur cette route qui nous paraissait pourtant éloignée de tout. Le matin, après l'école, les enfants partent se promener au dehors avec Aurélien. Moi j'ai un peu de peine à mettre le nez dehors. Le froid ne me fait pas vraiment rêver. Je suis bien au chaud dans Banana. Nous prenons en fin de matinée la direction de Porvenir. Nous découvrons alors un joli village de pêcheur aux maisons colorées. Nous sommes charmé par l'ambiance, le village semble figé dans le temps, des vieilles maisons colorées au vieilles voitures stationnées celle-ci. Nous recherchons un supermarché mais nous tombons sur une toute petite supérette. Nous décidons d'aller à l'office du tourisme pour nous renseigner. Nous rencontrons un couple de jeunes français qui voyagent sac à dos et qui cherchent une solution pour aller jusqu'à Ushuaïa. Nous discutons un moment avec eux, ils nous racontent leur coup de cœur pour Puerto Natalès. Nous allons ensemble à l'office du tourisme. Puis ils reprennent la route contraint de faire du stop, il n'y a pas de liaison de bus entre Porvenir et les villes d'argentines « voisines ». Rio Grande étant quand même à plus de 200 km de là. Nous sommes très bien accueillis, par une femme nous renseignant sur les différentes activités touristiques de la ville et de ses environs. Elle nous indique également la supérette, la station essence et la banque . Elle nous renseigne aussi sur les permis de pêche. Nous partons donc en mission : trouver du cash, faire le plein, les courses, acheter un permis de pêche, trouver de l'eau, et nous renseigner pour les ferry entre Porvenir et Punta Arenas pour notre retour. Nous commençons par aller à la banque est découvrons que le distributeur est en réparation. Nous partons ensuite faire les courses. Nous découvrons ici qu'un euro équivaut à 700 pesos chilien ! Pas facile de faire le calcul ! Vive la table de 7 comme on dit à Titouane ! Les enfants sont impressionnés par les prix ! Tout coûtant en générale plus de 800 ! 

 

Nous partons ensuite direction le port pour le ferry. Nous trouvons porte close et strictement aucun renseignement. Nous sommes rejoins par un couple de voyageurs tout aussi surpris que nous. Nous nous souvenons que Fédérico nous a donné le nom d'un site internet pour faire les réservations. Nous donnons l'info au couple et allons nous poser non loin de là, près d'un terrain de jeux. Nous décidons de profiter du soleil, les deux petits au terrain de jeux, les gars au terrain de foot et moi je sort mon tapis de yoga. Nous sommes vite rejoins par des enfants chiliens, les enfants jouent d'abord chacun de leur côté avant de finalement jouer ensemble. Un petit fille qui a dû m'observer tout l'après-midi commence à faire du yoga non loin de moi. Et voilà tout les enfants qui s'y mettent ! Liloane fait un grand écart, et un petit garçon dit en espagnol : « ces gens sont tellement flexible ! » Nous nous amusons beaucoup ! Les petites filles commencent à nous faire des démonstrations de danses locales nous sommes impressionnés par leurs expressions ! C'est très vivant et c'est un très beau moment d'échanges. Ils finissent par inviter les enfants à jouer au bord de l'eau et les voilà à lancer à un chien du quartier un bâton dans l'eau. De beaux moments de rigolades sans suivent quand le chien ressort de l'eau glacée et qu'il se secoue dans tout les sens. Nous quittons les enfants en fin d'après-midi, après près de 3 heures en leur compagnie pour regagner le centre ville. Nous devons encore faire le plein, trouver une laverie pour notre linge sale qui s'entasse sévèrement maintenant dans banana !

 

Nous trouvons la station essence du coin, heureux de constater qu'ici l'essence est 20% moins chère qu'en Argentine, mais par contre ils n'ont pas d'eau ! Et ils ne savent pas où nous pourrions en trouver ! Nous tombons par hasard sur une lavenderia juste derrière la station essence mais à 17 euros les 5 kilos de linges nous renonçons. Nous poursuivons notre chemin vers une superrette pour acheter ce que nous avons oublié le matin même, et nous renseigner pour l'eau. La caissière ne voit pas d'autre solution que de demander à un particulier. Nous nous mettons donc à la recherche, mais avec le froid personne n'est dehors. Nous décidons de trouver les pompiers mais nous faisons choux blanc. Nous partons en direction du phare à la sortie de la ville et nous envisageons de trouver une rivière pour faire notre plein d'eau. Sur la route, nous apercevons un jeune homme entrain de laver une voiture dans l'enceinte de la station d'eau de Porvenir. Nous nous arrêtons et demandons si il est possible de prendre un peu d'eau. Le jeune homme n'y voit pas d'inconvénient et il nous déroule un tuyau ! Le plein d’eau fait nous partons sereinement dormir au phare. La vue sur le détroit de Magellan est splendide. Nous passerons ici une nuit calme et le lendemain matin nous nous réveillons tôt avec Titouane pour partir faire un petit footing le long du détroit de Magellan ! Nous pourrons y observer des lobos nager non loin de la rive ! Le top !

 

Nous partons ensuite visiter la ville, à l'office du toursime ils nous ont donné un plan sur lequel sont répétoriées les plus vieilles maisons de la ville. Nous voilà partis pour une petit course d'orientation. Nous confions le plan aux enfants et ils ont la mission de s'orienter dans les rues et de trouver les maisons. C'est l'activité scolaire de la matinée ! Et nous découvrons que Titouane prend beaucoup de plaisir à faire cette exercice ! Nous apprécions de le voir fier de lire la carte et de donner ses instructions! Notre ballade nous conduit émerveillé dans les ruelles de la ville, du vieux tracteur Ford, à la petite porte en bois, nous avons de la peine à trouver les plus vieilles maisons au milieu de ces maisons qui ont toutes l’aires plus vieilles les unes que les autres !

 

 

Nous finissons le long du canal par être interpellés par un couple au volant d'un pick-up Argentin. Ce sont des Français, ils sont persuadés d'avoir vu un article sur notre périple dans le Dauphiné, et ils ont reconnu notre van garé à peine plus loin ! Nous sommes un peu surpris parce que nous n'avons pas été interviewé par le Dauphiné avant de partir ! Nous pensons qu'ils nous confondent avec une autre famille ! Mais nous sommes amusés par cette rencontre atypique et passerons plus d'une heure à discuter. Ils font un road-trip extrêmement bien préparé. Nous sommes impressionnés par leur petit carnet de voyage où ils ont noté les coordonnées gps de chaque endroit, y compris les stations essence. Ils viennent de passer par la colonie de PINGUÏNOS Rey et ne l'ont jamais trouvée. C'est notre prochaine étape et nous espérons avoir plus de chance qu'eux. Nous leur promettons de leur envoyer quelques photos des manchots en retour.

 

Après cette pause, nous décidons d'achever la course d'orientation parce que nous devons passer à la banque puis à la municipalité pour savoir si nous pouvons obtenir un permis de pêche. Au bancomat, nous apprécions de voir qu'ici les frais bancaires sont moins élevés qu'en Argentine! 3% ici contre 10% là-bas, sans compter les frais bancaires en France ! Nous sommes un peu dans la découverte sur cette question, mais se sont des frais cachés à ne pas négliger dans le temps. Pour le mois de janvier je découvre en faisant les comptes que ces frais représente près de 70 euros. 

 

Nous nous rendons ensuite à la municipalité où le responsable prépare les informations et le permis pour Aurélien au tarif de 42000 pesos chilien soit approximativement 58 euros. Nous avons le droit de conserver 3 truites par pêcheur ou 15kg. Nous rigolons ne pensant pas pouvoir pêcher une truite de 15 kilos mais le responsable nous annonce qu'ici ce n'est pas rare et que les truites sont très grosses dans la région. Les gars ont déjà les yeux qui brillent et ils sont impatients de pêcher maintenant. Ils prennent aux passages deux trois conseils pour les leurres et les techniques de pêches d'usages ici. Nous prenons ensuite la route direction la colonie de PINGUÏNOS Rey à une centaine de kilomètres à l'est de Porvenir en passant par la ruta 257 qui suit la côte.

 

 

 

Dans le prochain article je vous raconte notre coup de cœur pour le parque de PINGUÏNOS Rey.

 

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