© 2023 par Tiliky-trip . Créé avec Wix.com

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux en cliquant directement sur les petites icônes.

  • b-facebook
  • @tiliky_trip

Passage de Douane – Tierra del fuego nous voilà ! Rio Grande, Tolhuin et lago Marguarita

30/03/2018

Du 11 au 13 février 2018

Terre de feu- patagonia – Argentine

 

Nous nous réveillons tôt le dimanche 11 février 2018 aux abords du lago Blanco, nous découvrons avec horreur une espèce d'insecte mi araignée mi scarabée qui a passé la nuit dans banana ! Titouane perd une dent en mangeant un bout de pain cuit aux feu de bois la veille... la journée commence bien ! Nous prenons la route direction la frontière.

 

 

Mais en chemin, nous avions vu qu'une route à gauche dans la forêt conduit à la vallée de Los Castores ! Nous avons découvert ici que des castors ont modifié complètement les forêts. Entre les arbres coupés par les castors et le vent, se sont de véritables routes d'arbres couchés que nous croisons dans cette forêt. Nous nous arrêtons sur le bas côté et les enfants partent chercher des branches de castors.

 

 

Nous nous arrêtons aussi pour observer les barrages qu'ils ont construit sur des petits ruisseaux. Nous arrivons à convaincre Papa de changer l'itinéraire et descendons donc en direction de la vallée de Los Castores. Mais la route est catastrophique. De gros trous d'eau jalonnent la route étroite. Nous prenons rapidement la décision commune de faire demi-tour dès que possible, avant de s'enfoncer dans un bourbier. Quelques kilomètres plus loin nous trouvons un espace suffisamment large pour faire demi-tour et après 15 manœuvres, nous rebroussons notre chemin soulagés.

 

 

 

Nous arrivons donc au passage de douane du paso Bella Vista en milieu de matinée. L'agent chilien d'immigration viendra jusqu'au van pour contrôler l'identité des enfants et en moins de 5 minutes nous quittons le chili ! Nous voilà officiellement en terre de feu ! Prochain objectif Ushuaïa ! La fin del mundo ! Nous arrivons au poste de douane argentin, nous descendons du van et allons faire les papiers. En moins de 30 minutes les passeports sont tamponnés et ils nous font un papier pour le véhicule. Nous passons ensuite le portique sans aucun contrôle du véhicule. Nous retrouvons alors les longues routes de ripios argentins ! Mais ici ce n’est pas droit, la route tourne dans tous les sens et maman est vite malade... les 70 km de ripio me paraîtront interminables. Nous sommes donc content de retrouver la ruta 3 et Rio Grande.

 

La ville n'a pas vraiment de charme. Nous nous arrêterons seulement pour faire le plein d'essence, prendre des nouvelles de la famille et faire les courses. Nous nous arrêtons aussi le long de la côte pour visiter le mémorial de la guerre de Malvines.

 

 

Puis nous prenons la route en direction d'un camping de l'autre côté du rio. Nous voilà dans un quartier à la limite de la favella. Nous vérifions les coordonnées gps, ils nous paraît peu probable de trouver un camping ici. Une voiture s'arrête à notre hauteur et nous indique que le camping que nous cherchons se trouvent une rue avant. Nous sommes donc passés devant bizarre ! Nous finissons donc par retourner sur nos traces et retrouvons Graciela la propriétaire de la casa bleu de Graciela ! Elle nous invite à visiter. Nous entrons dans cette maison atypique. L'entrée s'est transformée en un atelier de bricolage à base de récupération, le salon et la petite cuisine mise à disposition des campeurs sentent bon l'encens et la chaleur y est accueillante après le froid et la grisaille extérieur. Elle nous conduit dans la petite cours arrière où une tente est plantée (des touristes en vélo de passages). Un petit bâtiment dans le fond fait office de sanitaire ! Le tout ne manque pas d'une touche bien hippie et semble droit sorti d'un film des années 70 mais même si Graciella nous proposent de sortir sa camionnette pour que nous pussions garer notre van, nous ne nous voyons pas dormir là. Nous la remercions poliment pour son accueil et décidons de poursuivre notre chemin. Elle nous conseille d'aller au camping Hain dans la ville de Tolhuin, elle nous dit que c'est un endroit fantastique pour les enfants. Elle donne aux enfants des boîtes faites de matériaux de récupération et quelques morceaux de tissus pour qu'ils fassent quelques bricolages ! Nous sommes charmés par cette rencontre en toute simplicité. Et repartons les bras chargés direction Tolhuin.

 

 

Nous apprécions la ruta 3 traversant la terre de feu entre Rio Grande et Tolhuin. Longeant d'abord la côte sur quelques kilomètres, elle traverse ensuite la région qui devient de plus en plus arborée et vallonnée. Nous parcourons rapidement la centaine de kilomètres qui séparent les deux villes. Nous arrivons à Tolhuin et nous nous arrêtons à l'office du tourisme. Ce dernier est fermé mais nous trouvons à disposition des voyageurs des fascicules pour découvrir la ville. Et il y a même un fascicule en français ! Nous trouvons ça plutôt cool ! Le couple que nous avions rencontré à Porvenir nous a conseillé une boulangerie réputée et nous découvrons que parmi les activités touristiques ici, ils proposent des ballades à cheval.

 

Nous traversons la ville dont les nombreuses constructions en cours témoignent de l'agrandissement de la ville, qui mise clairement sur son potentiel touristique. Nous descendons, en direction du lac Fagnano et découvrons de nombreux complexes de cabañas bondés en cette période de grandes vacances. Les chaleureux chalets en bois et soubassement de pierre nous rappellent notre région montagneuse. Nous découvrons le parc Hain et son camping, entièrement fait à base de matériaux de récupérations. L'ensemble ne manque pas d'originalité et fait bien sûr rêver les enfants. L’accueil est sympathique et touchant, une véritable histoire de famille, trois générations s'étant succédé pour finir de construire ce complexe. Mais Le prix de 900 pesos pour la nuit sera pour nous un peu élevé. Bon joueur, le fils du patron, nous avoue que oui nous avons la possibilité de dormir sur les berges du lac à moins de 500 mètres gratuitement. Il comprend aussi que pour nous qui vivons en « camping-car » et avons toutes les commodités ce soit mieux. Nous le remercions donc pour l’accueil est allons nous garer quelques mètres plus loin au bord du lac.

 

 

Le vent est si fort que des vagues viennent s'écraser sur les abords du lac avec fracas. Les enfants nous demanderons à plusieurs reprises : « Mais vous êtes sûre que ce n’est pas la mer ? » Nous passerons une nuit calme ici, bercé par le bruit des vagues. Le lendemain matin nous nous rendons chez sendiero indio qui propose des ballades à cheval. Pas grand monde ici à 9h du matin, nous finissons par trouver le patron qui nous annonce que le gaocho qui s'occupe des cheveux ne viendra pas avant 13h, il nous annonce aussi que pour 1h de cheval c'est 480 pesos par personne soit 24 euros. Les garçons ne sont pas très motivés par la ballade, ça tombe bien pour notre portefeuille. Nous verrons donc en début d'après-midi si nous pouvons faire une ballade entre filles !

 

En attendant nous partons direction le centre ville, Aurélien aimerait se renseigner pour une licence de pêche pour l'Argentine. Mais nous découvrons qu'ici s'est férié. Voilà pourquoi il y a tellement de monde alors que nous sommes lundi. Nous nous rendons à la panaderie la Union très réputée et y découvrons un monde fou ! Il faut prendre un ticket, ils appellent le numéro 30 et nous avons le 74 ! Nous décidons de laisser tomber et partons faire nos courses.

 

Nous pourrons faire la ballade à cheval, pour le plus grand bonheur de Liloane, une heure de promenade au bord du magnifique lac Fagnano, nous avons de la chance le temps est ensoleillé, mais nous apprécions les doudounes et la selle en peau de mouton ! Ici qui dit soleil dit vent glacial! Il faut qu'on s'habitue à ces températures. Les deux gaocho sont très sympathique et ils essaient de nous donner quelques infos sur la région, mais mon espagnol étant limité je ne comprends pas tout et je suis frustrée de ne pas pouvoir répondre. Il va falloir que je m'attelle à quelques cours plus sérieusement !

 

Après notre magnifique ballade, nous retrouvons les gars à banana, et partons à la panaderie la Union, il y a moins de monde en ce milieu de journée, nous achetons des alfarojes, sans trop savoir ce que c'est, pas trop tenté par les viennoiseries, qui ressemble beaucoup à celle que nous avions trouvé à Buenos Aires. Nous craquons aussi pour un peu de chocolat ! Et nous repartons avec une petite fortune de gourmandise. Nous allons ensuite à la recherche d'un coin tranquille pour passer la nuit, nous longeons le lac Fagnano sans succès, puis décidons de partir en direction du lago marguarita entre Tolhuin et Ushuaïa. Nous quittons la ruta 3, pour quelques dizaines de kilomètres en ripio.

 

Nous avons parcourus moins de 10 kilomètres quand nous arrivons sur un accident de voiture. Nous nous arrêtons pour nous assurer que personne n'est blessé. Un couple d'une soixantaine d'année à fait une jolie sortie de route sur une quinzaine de mètre et leur véhicule s'est arrêté dans les arbres en contre bas de la route. Un premier 4x4 vient de s'arrêter et nous sommes donc les 2ème sur le site. Personne n'est blessé, mais ils auraient besoin d'une sangle pour sortir le 4x4 de là ! Nous sommes contents de pouvoir aider (pour une fois que c'est pas le contraire!) et sortons donc notre sangle. Nous allons découvrir une incroyable solidarité, en moins de 15 minutes se sont près de 15 véhicules qui s’arrêteront prêter main forte aux accidentés. Une quinzaine d'homme décalerons à main nue le 4x4 pour pouvoir le tirer ensuite de sa fâcheuse position. C'est incroyable ici toute cette ente-aide. Nous sommes impressionnés ! Nous retiendrons que notre sangle ne tient pas la route ! Elle cédera à plusieurs reprises ! Aurélien plaisantant en disant « es normal, es made in francia ! » Finalement, un gros pick up arrive avec d'autre sangle et en 3 manœuvres le véhicule accidenté est de nouveau sur la route. Nous quittons tous le monde et reprenant notre chemin. Rassuré, nous nous disons que si on se plante ici nous trouverons facilement de l'aide !

 

 

 

 

 

 

La route pour descendre au lago margarita est disons un ripio très caillouteux ! Et Aurélien n'aime pas tant ça pour les pneus. Faut dire que depuis notre dernière expérience d'ensablement à Rio Galleros nous n'avons plus de crique. Il s’est grippé et nous ne pouvons plus le lever ou le baisser. Donc autant dire que nous croisons les doigts pour ne pas crever maintenant! Nous arrivons aux abords du lago, des dizaines d'argentins ont planté leur tente au abord du lac. Nous suivons la route étroite qui longue le lago en espérant trouver un espace plus large pour stationner. Mais plus nous avançons et plus la route se dégrade. Des trous de plus en plus profonds! Nous arrivons devant une grosse flaque qui nous a l'aire bien profonde et décidons de faire marche arrière avant que le bas de caisse reste coincé. Alors que je guide Aurélien pour la marche arrière, un groupe de jeunes gens, installés à boire du maté aux abords du lac m'interpelle. Un jeune homme, me dit alors en français avec son accent espagnol, « vous pouvez continuer, ça va passer et plus loin c'est possible de faire demi-tour ». Aurélien s'assure qu'ils viendront nous sortir si nous restons coincés et nous voilà repartis pour traverser la grosse flaque. Banana tangue dans tout les sens et nous croisons les doigts pour réussir à ressortir! Nous passerons finalement sans trop racler le bas de caisse et une centaine de mètres plus loin nous découvrons une petite place sur le côté. Nous décidons de nous y installé pour la nuit. Alors que nous déballons les affaires, nous voyons le groupe de jeune débarquer avec leur 4x4, de loin ils pensaient que nous étions bloqués! Content de voir qu'ils auraient tenu parole nous les remercions et leur avouons que nous allons dormir ici et que nous ferons demi-tour ici demain pour reprendre notre route pour Ushuaïa . Ce sont 4 jeunes qui vivent là-bas, Aurélien en profite pour leur demander dans quel bar il serait possible de voir le match de football Real Madrid-PSG !

 

 

Nous apprécions notre petit spot au bord du lac, ici pas de vent et les enfants peuvent profiter et jouer au bord de l'eau. Nous passerons une nuit calme ici, perdu au bord d'un lac. Nous constatons que depuis près d'un mois, les enfants dorment comme des loires dans banana. Nous ormis 2 mauvaise nuits à cause du vent, de la gendarmerie à Azul, nous aussi nous dormons vraiment bien. Aurélien qui se réveillait généralement vers 5h du matin commence à dormir plus longtemps aussi.

 

Nous reprenons la route le lendemain, après l'école et après avoir observé la hutte d'un castor à quelques mètres de notre spot.

 

 

 

 

 

Nous prenons enfin la direction d'Ushuaïa , la fin del mundo ! Notre deuxième étape ! Après le programme n'est pas du tout tracé ! Nous savons juste que nous remonterons par la route austral et que nous alternerons entre chili et argentine. Nous voilà donc sur les quelques kilomètres qui nous séparent de la mythique ville de la tierra del fuego, les sommets commencent à se dresser devant nous, nous commençons à grimper et les arbres verdoyants nous donnent cette douce impression d'être chez nous.

 

 

Nous arriverons à Ushauïa en debut d'après-midi ! Et nous comptons y rester quelques jours. Nous vous raconterons très vite notre séjour là-bas, et nos retrouvailles avec nos amis (rencontrés à los bosques petrificados).

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload