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Ushuaïa part 2 – Randos , musées et bivouacs Ruta J

22/04/2018

Du 17 au 28 février 2018.

 

En fin de journée, le dimanche 17 février, nous retrouvons nos amis dans une salle de football à l'autre bout de la ville. Fédé a réunis les copains de son fils, et voilà les garçons qui jouent au foot pendant que les filles jouent ensemble en attendant. Kynan est tout petit au milieu des copains de Mati qui sont tous âgés de 9 ou 10 ans. Nous sommes impressionnés de les voir jouer essayant de comprendre les conversations des enfants en espagnol. Au bout d'une heure les enfants se réunissent pour un rapide goûter avant l'arrivée des parents. Nous resterons là encore une heure à discuter avec Caro et Fédé alors que les garçons sont repartis pour jouer au foot. Nos amis nous invitent à passer la soirée avec eux, ils doivent déposé 2 copains de mati en ville, nous décidons de les attendre à la station YPF juste avant leur quartier. Nous retraversons donc la ville, mais Ushuaïa est d'une complexité incroyable quand il s'agit de s'y déplacer, les rues en sens unique et les quartier à contourner restent un mystère pour nous ! Sans parler des innombrables dos d'âne plus haut les uns que les autres ! Nous manquerons d'y laisser le marche pied et le pot d 'échappement plusieurs fois ! Et finalement ce sont nos amis qui nous attendent à l'YPF !

 

 

 

Nous profitons d'une agréable soirée en leur compagnie, ils nous racontent comment la ville c'est agrandie au cours des 10 dernières années, eldorado de la jeunesse en quête de travail. Ils nous expliquent les constructions désordonnées et sans titre de propriété, qui ont rendu la circulation si difficile en ville. J'ai été frappée en ville par les nombreux panneaux blanc avec un étoile jaune en ville, annonçant une victime fatale d'accident. Sur un seul carrefour, un panneau annonce même 7 victimes. Sur certaines panneaux, les noms des victimes sont même inscrits... Je profite de la conversation sur la circulation difficile pour en connaître un peu plus sur ces nombreuses victimes. Carolina me raconte qu'ici ils font face à un grave fléau, les week-end les jeunes sortent, souvent alcoolisés et font des courses sur l'axe principal de la ville. Et elle m'apprend que les victimes sont souvent très jeunes 14-15 ans, et que la ville tente de marquer les esprits avec ses panneaux mais malheureusement ça ne fonctionne pas avec les jeunes. Elle me dit qu'ici tout le monde connaît une famille qui a perdu un ado dans ces circonstances. Nous apprécions de passer nos soirées en leur compagnies, cela nous permet d'en apprendre beaucoup plus sur la vie ici, les mœurs, le rythme de vie. Nous sommes curieux de découvrir leurs conditions de travail, la stabilité politique du pays, leur crainte par rapport à l'avenir. C'est vraiment une expérience très enrichissante ! Et puis Aurélien élargit son vocabulaire espagnol ! Tandis que moi ça y est je fait des phrases en espanglais ! Un mauvais mixe entre l'anglais et l'espagnol ! Faut dire qu'à la fin de la soirée, tout se mélange ! Entre le français, l'anglais et l'espagnol ! Et nous avons de la chance nos hôtes sont patients ! Ils nous regardent seulement un peu bizarrement quand ils comprennent rien ! Le soir de retour dans banana, Titouane nous demande si il peut prendre un le guide de poche d'espagnol dans son lit, et il commence à le lire. Cette soirée marque un vrai tournant dans son aventure. Alors assez passif dans l'apprentissage de l'espagnol, Titouane a décidé de commencer à s'y mettre sérieusement ! Nous voyons qu'il aimerait bien pouvoir parler un peu plus avec Mathias ! Nous nous réjouissons de le voir adopter cette attitude.

 

 

Le 18 février 2018 nous nous réveillons devant chez nos amis, et il fait un temps magnifique... Le ciel est bleu et le soleil brille ! La vue sur la ville et le canal de beagle est splendide, nous décidons d'en profiter pour aller faire la randonnée direction le glacier Marial. Nous montons en haut de la ville en voiture, et découvrons les nombreux hôtels et cabanas dédiée principalement à la saison de skis ! On découvre l'aspect station de ski de la ville, avec les hôtel perchés sur la montagne et les parking aménagés sur le côtés de la route, ce qui nous rappellent les stations de ski des alpes françaises. Nous nous arrêtons dans la montée sur l'un des parking, et rejoignons le sentier du glacier Martial en contre bas dans la forêt. Nous voilà au départ de l'ascension. Les enfants marchent volontiers, les petits chemins dans la forêt parsemés de petits ponts sur les rivières ou les passages boueux les amusent toujours autant. Le soleil qui traverse les arbres nous apporte une douce chaleur agréable. Et même si nous sommes en été et qu'il fait beau, la température n'est guère supérieur à une dizaine de degrés. Les enfants passant leur temps à courir, ils enlèvent assez vite leurs vestes.

 

 

 

Nous arrivons très vite au pied de la station de ski, un unique télésiège dessert quelques pistes de ski disséminées dans les arbres. Des petits chalets en bois proposant thé et gâteaux charment ce lieu. Et déjà la vue sur la ville en contre bas est assez magique. Nous entamons notre ascension, qui longue toujours les eaux glacées du rio … qui descend du glacier martial. Kynan cale un peu dans la montée et il finit sur mon dos.

 

 

Nous décidons de faire une pause à mi parcours juste avant le chemin sinueux et caillouteux menant au glacier. Le temps change brusquement, le ciel se couvre, le vent se lève. Nous enfilons vite les vestes et sortons les gants et les bonnets ! A la Patagonie ! Heureusement qu'on commence à y être habitué ! Nous hésitons à gravir le chemin jusqu'au pied du glacier, un panneau annonce 2 km et 1 heure d'ascension. Mais le temps de notre petite pause, le ciel s'éclaircit un peu et nous décidons de continuer jusqu'au sommet ! Les enfants montrons courageusement le long du petit chemin caillouteux. Nous les rendons attentifs aux risques de chutes, et ils restent bien sagement sur le chemin. Nous voilà au sommet pour découvrir une plaque de neige, pour le plus grand bonheur des enfants ! Et Nous profitons d'une vue splendide sur la ville et le canal. Le soleil est de retour pile poil pour la pause casse croûte de quoi redonner des forces pour la descente.

 

 

 

Nous retrouvons banana après 6 heures de ballade. Nous avons tout juste le temps de redescendre en ville, que nous retrouvons Fédé, Mathias et ses copains pour une partie de foot en plein air ! Et faut dire que c'est assez sympa de voir les garçons jouer au foot  alors que Liloane fait la connaissance des sœurs des joueurs de foot. Les gars joueront au foot jusqu'à 20h est l'arrivée de la nuit. Nous sommes impressionnés par l’attitude des enfants ici, ils sont tous très accueillants avec nos enfants, ils font tous en sortent que Kynan marque des buts. Les enfants apprécient vraiment de pouvoir jouer avec d'autres enfants et nous avons l'impression qu'ils resteraient bien ici quelques temps. Nous quittons Fédé et les amis de Mathias pour aller passer la nuit au camping du train, nous recevons dans la soirée un message de JVI qui aimeraient avoir nos coordonnées pour nous inscrire pour le trail ! Nous sommes trop content ! Il nous dit que rien est sûr, qu'il doit encore avoir l'accord de l'assurance. Nous croisons donc les doigts. Et nous imaginons déjà rester un mois ici, inscrire les enfants à l'école...

 

 

 

Le lendemain, nous nous réveillons encore une fois avec le soleil et nous décidons de partir faire la ballade vers la laguna Esmeralda, qui est très réputée ici. Nous ne savons pas vraiment si elle sera accessible pour les enfants. Stéphanie et Julien que nous avions croisé au parque nacional nous ont dit qu'ils y avaient renoncé sur place sur le conseil de randonneurs de retour de la ballade. Nous décidons d'aller voir, et ma fois tans pis si nous devons rebrousser chemin avant de l'avoir atteint. Nous nous arrêtons sur le parking à quelques kilomètres de la ville pour faire le repas et l'école avant de partir en ballade. Aurélien y fait la connaissance deux jeunes vénézueliens voyageant en moto ! Ils discuterons voyage pendant près d'une heure. Nous partons en ballade en milieu d'après-midi, Titouane mettant beaucoup de mauvaise volonté aujourd'hui pour l'école ! Y a des jours sans comme on dit !

 

 

 

Le sendero pour la laguna Esmeralda annonce très vite le ton, les passages sont boueux voir très boueux en fin de journée, et nous cheminons lentement en sinuant dans la forêt. Mais ce n'est que le début du parcours du combattant ! Effectivement le chemin boueux de la forêt laissera la place à une première lisière très sympathique mais marécageuse, heureusement des ponts en bois sont aménagés ! Arrive ensuite une petite ascension dans la forêt mais par chance le sol ici est sec. De quoi récupérer un peu avant le passage d'une tourbière marécageuse ! Nous nous y enfonçons dangereusement et comprenons maintenant pourquoi toutes les personnes que nous croisons ont des bâches de protection recouvrant le bas de leurs pantalons et leurs chaussures. Mais après quelques passages un peu compliqué avec les enfants nous voilà au bord du rio … à la couleur presque blanche incroyable qui nous laisse imaginer la couleur de la laguna Esméralda. Il nous faudra encore parcourir un bon kilomètre avec un peu de dénivelé positif pour pouvoir l'atteindre.

 

 

 

 

 

Nous arrivons donc au sommet d'un petite colline qui cache la laguna à quelques mètres en dessous, au pied des montagnes. Ce décor au couleur et nuances parfaites semblent peintes. Alors que la couleur de la laguna semble irréellement tellement l'eau semble blanche. Les photos semblent être des montages tellement les couleurs semblent irréelles. Nous y retrouvons les deux jeunes vénézuéliens qui nous prennent en photo devant cette immensité ! Nous profitons d'une petit pause ici pour faire le goûter alors que les enfants jouent avec l'eau glacée !

 

 

 

Nous retournons à banana en compagnie de nos nouveaux amis vénézuéliens, qui nous apprendrons toute l'ampleur de la crise dans leur pays. Ils sont d'avis que leur pays est magnifique est qu'il faudrait vraiment le visiter mais que concrètement c'est pas possible maintenant, l'instabilité étant vraiment trop grande. Il nous donne quand même une adresse au sud du vénézuela qu'on pourrait rejoindre depuis le brésil et qui selon eux ne risque rien. Nous ne leur promettons rien, mais gardons tout de même l'info notée sur un papier.

 

Nous recevons un message un peu triste de JVI, l'assurance refuse d'inscrire de nouveau concurrent pour le trail. Nous sommes un peu triste. Nous nous y voyions déjà à cette course. Fédé et Caro s'étant déjà proposé pour garder les enfants. Nous avions déjà envisager les inscrir à l'école pour le mois de mars, et il n'y aurait pas eu de meilleur immersion pour nous que de travailler comme bénévole pour le trail. JVI nous dit que nous pouvons toujours être bénévole même si nous ne pouvons pas courir. Aurélien ne nous voit pas rester encore un mois de plus ici surtout si on ne peut pas courir, et moi j'avoue que je serais trop frustrée de voir les concurrents partir et de ne pas pouvoir participer. Nous nous promettons de trouver une autre course un peu plus au nord et nous nous disons que ce n'est que partie remise. Nous devons maintenant planifier nos prochains jours, et prévoir la remontée !

 

Nous cherchons un coin tranquille pour la nuit, mais les emplacements de camping gratuit à l'entrée de la ville sont vraiment très peu accessible avec banana, nous finissons par retourner en ville, nous croisons un cormoran qui se ballade en ville l'air un peu perdu, nous sommes amusés et regrettons de ne pas avoir sorti l'appareil photo ! Mais bon il y a aussi des moments dans le voyage où il faut savoir profiter de l'instant présent sans forcément tout immortaliser !

 

 

Nous passerons une nuit calme sur un parking de la ville, avant de prendre la route le lendemain direction la ruta J le long du canal de beagle à l'est de la ville. Nous faisons un plein d'eau et de course en passant y rester 2-3 jours. Nous parcourons quelques 40 km avant de bifurquer sur la route en ripio, la célèbre ruta J, qui descend le long du canal de Beagle en face de la célèbre ville chilien de Puerto Williams ! Alors que nous pensions longer une route au milieu de nulle part nous découvrons caché dans la forêts des dizaines d'habitations. De petites cabanes, semblable aux cabanes de chasseurs chez nous. Le ripio n'est pas excellent, et la route est sinueuse, nous arrivons à un croisement. A gauche, se trouvent les terres de la célèbres estancia Haberton et la fin de la ruta J, à droite la route se poursuit en direction d'un petit port réputé Puerto Pirata. Nous décidons de partir d'abord direction la fin de la ruta J.

 

 

Je lis sur Iover que sur les terres de l'estancia, il y a plusieurs camping à l'accès gratuit mais que pour s'y stationner, nous devons nous inscrire à l'estancia. Nous passons une première aire de camping, sous les arbres en bord de rio, plusieurs pêcheurs à la mouche sont en action. Nous y trouvons effectivement un panneau expliquant l'obligation de s'enregistrer à l'estancia. Nous poursuivons  notre chemin jusqu'à l'estancia. L'estancia Haberton est la plus ville estancia de la terre de feu, les nombreux tour opérateur d’Ushuaïa incluent sa visite lors des sorties le long du beagle. Nous n'avons pas forcément envie de visiter ce qui nous semble à première vue être l'attraction touristique du coin. Quitte à visiter une estancia, nous aimerions plus d’authenticité et quelques chose de moins touristique. En approche de l'entrée de l'estancia, nous découvrons un bâtiment annonçant un musée maritime devant lequel des squelettes immenses sont entreposés et un petit guichet. Aurélien part se renseigner. Le gars de l’accueil est très sympathique et nous annonce que nous pouvons dormir gratuitement sur les 3 aires de camping de l'estancia. Nous n'avons aucune obligation de visiter l'estancia. Mais Aurélien demande quand même les informations. Le musée maritime et l'estancia se visitent avec un guide, c'est gratuit pour les enfants et 290 pesos par adulte soit un peu moins de 15 euros. Il nous donne les horaires de visite et nous repartons.

 

Nous visiterons les 2 aires de camping, mais finalement poursuivons la route jusqu'au bout de la ruta J. Toujours sur Iover, j'ai lu que certaines personnes se stationnent au bord du canal et surtout qu'il est possible d'observer des baleines dans le canal ! Nous partons donc à la recherche du spot parfait ! Mais nous découvrons qu'ici il y a pas vraiment d'aire aménagée et que les endroits indiqués sur l'appli sont surtout destinées à des voyageurs en camion man ou du moins en véhicule 4x4. Nous faisons donc demi-tour à la fin de la route et finalement nous trouvons un endroit où la route est un peu plus large et nous décidons de nous y garé. Le long de la route nous avons vu 2 autres toutes petites estancias et la préfecture naval. Nous avons croisé un véhicule de la cadic (instut de recherche biologique) mais ici il n'y a clairement pas beaucoup de circulation. Nous pensons donc que nous ne gênerons pas. Nous passerons la fin de la journée à scruter l'horizon. Bon sauf pour papa qui est partis à la recherche de la basket de Titouane qui a dû tombée la dernière fois que nous avons ouvert la porte arrière à moins de 3 km de là! Nous croisons les doigts parce que si il revient pas avec, ça veut dire que nous l'avons perdue à la sortie d'Ushuaïa !

 

Finalement papa revient avec la basket moins d'une heure plus tard ! Nous passerons une nuit calme ici malgré la déception de ne pas avoir vu de baleine ! Le lendemain après l'école, nous reprenons la route direction l'aire de camping de l'estancia en bord de rio parce que Titouane aimerait bien pêcher ! Il a le droit de pêcher, vu qu'il est mineur, mais avec dévolution obligatoire, nous n'aurons donc pas de truite au menu ici ! Nous nous arrêtons le long du canal pour faire quelques photos vers un phare rouge et blanc, typique de la région, observant les cormorans perchés sur les rochers non loin. Alors que nous scrutons toujours le canal de beagle à l'affût d'une baleine, Kynan nous dit : moi j'ai vu un manchot de magellan dans l'eau ! On lui dit « ah oui ! » l'air de dire oui oui mon petit tout en pensant qu'il a sûrement pas vu un manchot mais éventuellement un cormoran! Mais quelques minutes plus tard nous nous rendons compte que le petit a raison et qu'en fait il y a des dizaines de manchots qui nagent à nos pieds ! Le petit il est bientôt plus expert que nous en identification des mammifères marins ! Faut dire qu'il passe des heures à observer les dessins du guia de l'antartique !

 Nous poursuivons notre route et croisons le chemin de deux pêcheurs qui ramènent un saumon énorme ! Nous nous arrêtons à leur hauteur et les garçons descendent voir leur prise, Titouane prendra même une photo avec ce saumon de plusieurs kilos !

 

Nous arrivons ensuite sur le camp de l'estancia et nous nous parquons au milieu des arbres non loin du rio. Nous profitons d'un aménagements pour barbecue pour faire du feux... Nous passerons une première nuit très calme ici, un couple de jeunes français s'installera non loin de nous avant le coucher du soleil. Je profite des heures au calme ici pour travailler sur le blog, enfin surtout à la rédaction de nos récits parce que ici nous n'aurons jamais de signal. Zéro connexion, nous pouvons profiter tranquillement de nos journées. Les enfants jouent dehors avec leurs petits voitures et leurs playmobils. Ils sont super sympa, papa profite lui pour faire la lessive et pêcher avec Titouane. Nous passons une nuit calme ici perdu à l'autre bout du monde ! Le linge restera même dehors à sécher, ici nous nous sentons vraiment en sécurité.

 

 

Le lendemain matin nous discuterons longuement avec le jeune couple de français, elle me rassure, ils tiennent aussi un blog et elle a aussi près d'un mois de retard pour la rédaction de ce dernier ! Aurélien me dit que je devrais arrêter de me prendre la tête avec ça ! Mais j'ai commencé ses rédactions et je me dis que plus que pour le blog ça laissera un souvenir aux enfants ! Le soir ils me demandent d'ailleurs de leur lire...Il faut dire que depuis le début du voyage, j'écris mais je n'avais pas vraiment partagé avec eux cette rédaction. Et Alors que je me dis qu'ils en auront vite marre, ils refusent que j'arrête de lire ! Et voilà une belle soirée lecture qui se poursuit jusqu'à 23heures... il faut dire que les quelques articles sur notre descente de l'argentine par la côte est se sont déjà près de 50 pages dactylographiées ! Cette soiré me confortera dans l'importance d'écrire nos aventures, les enfants aiment entendre ces récits et figurez-vous qu'ils m'interpellent en disant mais tu n'as pas raconté cette événement et celui-ci non plus ! Et je leur explique que je ne peux pas non plus tout raconter ! Ça serait trop long !

 

Notre deuxième nuit ici sera moins calme que la première, le vent s'est levé et nous sommes pas vraiment serein d'être garé sous des arbres. Ici, les arbres sont tous un peu fragilisé entre les castors qui ont commencé à ronger le bas ou les oiseaux qui les transforment en gruyère dans leur quette de quelques vers à manger. Le lendemain matin alors que nous sommes entrain de faire l'école aux enfants, Titouane et papa dans le van et moi dehors avec les deux petits profitant du soleil et d'une température clémente. Je suis interpellée par trois hommes qui se trouvent de l'autre côté de la rivière, je comprends qu'ils ont un problème de batterie, j'appelle donc Aurélien. Ces trois pêcheurs sont garés un peu plus loin de l'autre côté de la rivière, ils sont en panne de batterie. Nous acceptons d'aller les aider, mais craignons un peu la route qui conduit à leur véhicule. Ils nous assurent que c'est tout bon. Mais non avons un mauvais sentiment, mais bon ici il y a vraiment personne et on ne se voit pas ne pas leur venir en aide. Et puis ça nous fait du bien d'aider de temps en temps ! Alors nous rangeons les affaires et prenons avec précautions la direction de leur voiture. Le passage sous les arbres n'est pas évidents avec banana qui est haut mais ils ont anticipé pendant que nous rangions banana en coupant déjà plusieurs branches. Après le passage compliqué sous les arbres, nous découvrons que la route est composée de nombreuses bosses sablonneuses ce qui n'arrange pas notre progression avec banana ! Nous nous regardons avec Aurélien est il est vite clair qu'ici soit nous allons finir par nous embourber soit nous allons frotter le bas de caisse. Aurélien décide de prendre de la vitesse pour ne pas rester ensablé ! Les affaires valdinguent dans tous les sens mais nous finissons par arriver jusqu'à leur voiture. Ils sont garés dans une zone sablonneuse qui nous rappelle notre dernier ensablement à Rio Gallegos ! Mais ils nous rassurent pour eux le sol est très dur ! Mais ils sont derrière un petit talu, et voilà que le pot d’échappement de banana s'enfonce dans le mélange sable mousse du sol sur son sommet. Je fais des grands signes pour qu’Aurélien s'arrête avant que nous fassions cramer le moteur ! Nous voilà alors à sortir la pelle pour déterrer le pot d’échappement ! Pendant ce temps, les trois pêcheurs poussent leur voiture pour la rapprocher de banana. Une fois la sortie du pot d’échappement dégagée nous connectons les câbles et après deux ou trois faux contacts, ils arrivent finalement à démarrer leur moteur.

 

Ils nous aident ensuite à dégager banana du sommet du talu sur lequel il est resté planté. Nous faisons demi tour et prions pour pouvoir sortir de là sans problème maintenant ! Mais c'était sans compter sur cette route ! A quelques deux cent mètres de la route principale, le bas de caisse de banana heurte violemment une bosse et au bruit nous sommes d'accord que ça annonce rien de bon. Nous rejoignons la route principale pour évaluer les dégâts.

 

 

 

La plaque sous le moteur vient de plier, et les caches plastiques de la roue avant gauche ont été déplacé sous le choc. Le principale problème étant la plaque de protection du moteur, la petite partie qui s'est pliée frôle le sol... et maintenant il suffit d'une mauvaise pierre sur le ripio pour que l'ensemble s'arrache. Pour Aurélien il est clair qu'il va falloir faire appelle à quelqu'un pour redresser la plaque, les quelques coup de marteau qu'il a essayé de mettre non pas fait bouger d'un centimètre l'épaisse tôle métallique. Aurélien, nous dit aussi qu'à Puntas Arenas il nous faudra essayer de rehausser l'avant de banana parce qu'il est clair que nous sommes trop bas ! Nous essayons de  ne pas trop nous stresser avec ça et décidons de prendre la route direction la ferme Harberton. Après une journée très sympathique ici, nous avons décidé d'aller visiter cette estancia et son musée maritime. Nous faisons connaissance à l'entrée avec un couple espagnol en voyage ici, fort sympathique. Nous devons attendre l'arrivée d'un groupe en bateau pour faire la visite guidée du musée et de l'estancia qui se font seulement en groupe. Après quelques minutes d'attentes, un groupe se présente et nous partons à la découverte du musée maritime.

 

 

 

Nous découvrons que le musée a été créé il y a plusieurs années par la femme d'un des hérités de l'estancia, biologiste maritime, elle a crée le musée et aujourd'hui se sont des biologistes bénévoles qui continuent à faire vivre le musée. Nous y découvrons un très joli musée dans lequel les squelettes des mammifères marins fréquentant les côtes de la terre de feu et le canal de beagle sont reconstitués. La biologiste qui nous fait la visite en espagnole, rend cette visite passionnante. Elle nous explique que les mammifères marins sont très nombreux dans le canal de beagle car le milieu aquatiques ici contient parfaitement ce qu'ils leur faut pour se nourrir. Elle nous explique aussi pourquoi ici ils retrouvent beaucoup de corps d'animaux morts échoués. Les courants autour du pôle sud ramenant les corps sur la côte est de la terre de feu. Leur travail consiste à récupérer les carcasses, à nettoyer les squelettes et les répertorier. Elle nous explique qu'il faut près de deux années pour nettoyer un squelette. Elle nous conduit à l'arrière du musée, dans leur locaux de travail, on y découvre les squelettes qu'ils nettoient à la brosse à dent. Elle nous explique qu'ils répertorient chaque squelette avec l'âge estimé de l'animal, son identité sexuelle et si il le découvrent la raison de sa mort. Ils conservent ensuite la plupart des petits squelettes dans des boites de cartons, entassés dans de nombreuses armoires. La visite se termine dans le musée avec de nombreuses explications sur les baleines, le fonctionnement de leurs sonars et comment elles se nourrissent. Nous sommes enchantés par cette visite très instructives.

 

 

 

Nous poursuivons ensuite la visite par celle de l'estancia, qui a su garder son âme d'antan. La guide très sympathique elle aussi nous explique, comment la famille s'est installée en terre de feu, les difficultés auxquels ils ont fait face isolé ici dans un milieu hostile. Elle nous explique l’implication de la famille anglaise dans l'histoire de la terre de feu, arrivé ici dans le cadre d'une mission évangélique. Elle nous raconte comment l'un des ancêtres très impliqué dans les missions évangéliques à rédigé un dictionnaire anglais/dialecte indien. Nous expliquant que chaque colon arrivant ici et s'installant en terre de feu avait l'obligation d'apprendre le dialecte indien. Elle nous explique ensuite comment l'estancia est devenue un monument du patrimoine culturel argentin et les événements climatiques ayant entraînés la perte du cheptel de l'estancia, ont conduit la famille à se tourner vers le tourisme. Nous sommes agréablement surpris par cette visite, alors que nous pensions être dans une grosse industrie touristique nous découvrons que l'estancia a su gardé son charme d’antan et une certaine simplicité. Nous finirons la visite par une pause dans la casa de té à déguster de bons cakes fait maison avec les fruits de leur potager.

 

 

 

 

 

 

Nous quittons l'estancia ravi de notre visite et partons en direction de Puerto Almanza l'autre côté de la ruta J. Nous longeons le canal de beagle qui nous offre un décor splendide de fin du monde en cette journée ensoleillée ! Nous découvrons amusé Puerto Pirata et puis Puerto Almanza impressionnant avec ses canons prêt à tirer, dirigés vers les terres chiliennes qui lui font face ! Nous découvrons de l'autre côté la ville de Puerto Williams, et nous poursuivons notre chemin à la recherche d'une épave échouée sur les conseils de Fédérico. Nous serons stoppé par une barrière de l'armée naval, quelques kilomètres avant l'épave. Nous sommes un peu déçu. Mais Aurélien repère le gros poteau de la barrière et décide d'essayer de redresser la plaque à l'aide de sa sanglante... Faut dire que la plaque est tellement pliée qu'elle offre effectivement suffisamment de prise pour la sangle... Et ça marche nous la redressons significativement mais ce n'est pas parfait. Cela nous permettra seulement de gagner du temps avant d'aller dans un garage. Nous aimerions faire ses travaux au chili, réputé bien moins cher que l'argentine. Nous croisons les doigts pour que la plaque ne soit pas arrachée avant.

Nous trouvons un spot parfait pour passer la nuit à quelques mètres de là en empruntant un chemin juste sur la gauche qui nous permet de nous stationner juste au bord d'une plage de galet le long du canal. L'endroit est juste parfait. Les enfants peuvent jouer aux bords de l'eau pendant que papa bricole et que maman trie les quinze mille photos prises ces derniers jours. Très vite, maman remarque des jet au loin ! Les jumelles viennent confirmer qu'il s'agit bien de baleines !! Nous sommes beaucoup trop loin pour les immortalisées mais nous profitons du spectacle ! Appréciant d'observer leur queue hors de l'eau aux travers des jumelles ! Nous espérons qu'elles se rapprochent mais il n'en sera rien... Les nombreux bateaux qui circulent dans le canal doivent probablement les en dissuader... Nous nous sentons quand même heureux d'avoir pu assister à ce spectacle. Nous passerons ici une super soirée, avec un très beau coucher de soleil...

Nous passerons une très bonne nuit, et le matin le ciel est bleu et les enfants partent avec Aurélien faire un feu sur la plage... Au programme pain à la façon focaccia cuit à la poêle sur le feux de bois, nous profitons de la vue et surtout de la douceur du climat, nous serons en plus gâtés par le passage d'un lobos puis de deux dauphins à quelques mètres dans l'eau ! Le top ! Les enfants et moi nous serions bien resté ici encore quelques jours, mais Aurélien nous rappelle qu'il est temps de repartir vers le nord. Nous repartons donc direction Ushuaïa, et passons la nuit devant l'YPF, où je galérerais toute la nuit avec le wifi pour mettre à jour le blog... Nous découvrons aussi grâce au réseau que nous avons loupé le message de Fédé et Caro qui auraient voulu nous rejoindre dans le week-end pour camper avec nous ! Nous leur proposons de nous retrouver une dernière soirée avant notre départ. Je propose de préparer le repas de A à Z mais ils tiennent à nous faire découvrir la spécialité locale le centolla, ou king crabe ! Rendez-vous est pris pour le mercredi, ce qui nous laissent encore deux jours pour profiter de visiter les musées de la ville, Kynan pose beaucoup de question sur les indiens et les colons, nous espérons trouver les réponses à toutes ces questions.

 

Le lendemain, nous passons la matinée occupé avec l'école, puis nous prenons la direction du centre ville, et décidons de nous garer le long du canal pour profiter de la vue et manger. A la fin du repas, on frappe à notre porte et nous découvrons Évelyne et Michel, nos compagnons de voyage sur le Grande Africa  ! Nous avions appris il y a quelques semaines qu'ils avaient dû repartir en catastrophe en France depuis Ushuaïa et que leur voiture était garée en ville depuis. Nous étions passé la voir et nous assurer qu'elle allait bien, mais nous ne nous attendions pas les voir ici aujourd'hui ! Ils arrivent de l'aéroport et filent chercher à manger. Alors que nous sommes interpellés par un jeune homme qui s'intéresse à notre van ! Nous apprenons qu'il commence leur voyage en Amérique du sud, il aimeraient acheté un van ici, … Bref nous partageons nos bons plans facebook pour acheter des véhicules ici ! Puis nous prenons la direction des musées de la ville, et notamment du museo del fin del mundo . La visite est rapide mais très enrichissante, et nous découvrons soulagés plein de réponses aux questions de Kynan... Nous regardons également une vidéo sur l'introduction des castor en terre de feu et ces conséquences désastreuses pour l'environnement. Nous apprenons que le castor a pu se reproduire en masse ici parce qu'il n'a aucun prédateur.

 

 

 

Nous repartons ravi de nos visites, et nous allons voir à la poste si nos colis sont enfin arrivés ! Nous découvrons déçu que la lettre de l'école n'est toujours pas arrivée, le colis est toujours bloqué en douane.... Par contre le postier nous apporte une lettre de la cousine Margot ! Les enfants sont trop heureux ! Nous retrouvons banana pour retourner vers l'YPF, j'aimerais poursuivre la mise a jour du blog, et Aurélien doit en profiter par aller faire les course juste en face. Mais nous recevons une invitation de Fédé, Caro travaille tard ce soir mais Mathis et Maguy aimerait jouer avec les enfants. Nous voilà donc à les retrouver pour la fin de la journée... Fédé propose même de garder les enfants pendant que nous allons faire les courses. Nous voilà donc partis à deux, nous sommes un peu perplexe et perdu seul sans les enfants ! Nous culpabilisons aussi d'avoir laisser Fédé faire du baby sitting alors qu'il a bossé toute la journée ! Alors après 2-3 courses pour faire la tarte au citron du lendemain, nous sommes de retour chez nos amis. Nous découvrons Fédé et les enfants devant le pc, ils s'exercent à parler français avec google traduction ! Les enfants sont mort de rires ! Nous discutons encore un peu, dégustons les bons gâteaux de Caro et laissons fédé pour qu'il couche ses enfants qui ont repris l'école depuis lundi.

Le lendemain nous prenons la direction de la playa Larga, à la sortie de la ville. Elle offre une très belle vue sur la ville, et de nombreux asados sont à disposition. Nous avons décidé de faire une matinée sportive avec les enfants ! Au programme fractionné sur la plage. Mais alors que nous arrivons sur le parking de la plage, nous apercevons un camping car que nous connaissons ! C'est le camping car des 5 in américas que nous avions croisé à Bahia San Blas, sauf qu'ils étaient sur le point de rentrer, c'est donc une nouvelle famille de voyageur qui l'occupe. Nous faisons très vite la connaissance de Manou, Anne-lise et leurs deux enfants qui sont justement entrain de remonter de la plage. Nous échangeons nos numéros et proposons de nous retrouver un peu plus au nord ! Ils doivent rester sur Ushuaïa pour faire des réparations sur le camping car, alors que nous reprendrons la route le lendemain. Nous filons faire notre séance de sport ! On essaie de prendre de nouvelle résolution ! Bouger plus et manger moins ! Faut dire que depuis 6 mois il y a beaucoup de laisser aller ! Même si je continue à cuisiner sainement la plus grande majorité du temps, nous manquons clairement d'activité ! Surtout avec les mauvais jours, nous ne mettons pas trop le nez en dehors de banana, et les heures passées sur la route n'aident pas ! J'aimerais bien courir plus souvent, mais je suis frileuse d'aller courir toute seule dans des endroits que je ne connais pas.

 

Nous passerons le reste de la journée à faire les courses, un gros plein après la semaine sur la ruta J, puis nous préparerons la tarte au citron avec les enfants avant de retrouver nos amis vers 17h pour une dernière soirée. Nous échangerons beaucoup sur l'école et le rythme scolaire, les méthodes d'apprentissages. Ils nous montrent les cahiers de Mathias et des vidéos de leur école. Mathias nous fait une démonstration avec ses instruments de musique. Nous découvrons qu'ils sont dans une école Montessori, ils travaillent donc seulement le matin et l'après-midi ils consacrent leur temps à des activités comme le sport, la musique ou l'anglais. Nous sommes fascinés par les cahiers de Mathias qui ne comportent pas de ligne, les problèmes de math d'un côté, de la peinture de l'autre.... Les vidéos nous montrent les enfants de 5 à 17 évoluant dans une même pièce. Pas de chaise ni de table, les enfants sont allongés par terre, assis ou accroupis. Les grands venant parfois apprendre aux plus petits. Nous découvrons qu'ils cuisinent aussi chaque jour, et que tout les enfants se retrouvent en un immense cercle pour manger. S'en suit ensuite des chants et des danses, nous découvrons amusés des enfants de 5 et 8 ans dansant avec des ados de 17 ans. C'est fascinant... Et nous comprenons un peu mieux pourquoi les copains de Mathias ont tout de suite adopté Titouane mais aussi Kynan, j'avais été surprise qu'aucun grand ne disent pas "non nous on ne veut pas jouer au foot avec le petit". Nous ne nous sommes jamais vraiment intéressés à la méthode Montessori mais cette discution change fondamentalement notre regard sur l'école et le rythme que nous nous stressions à garder depuis 4 mois. Nous allons donc tester quelques trucs les prochaines semaines!

 

Nous passons une superbe et riche soirée, la découverte du centocha nous émerveille c'est une vraie tuerie et personne n'a vraiment envie qu'elle s'achève. Nous avions emmené des petits cadeaux pour Mathias et Marguarita et même les chiens! Et nos amis font de même avec les enfants nous sommes trop touchés! Dans la journée j'ai trié les habits de Liloane qui grandit trop vite pour les donner à Magui! Et Mathias offre un de ses anciens t-shirt de l'équipe d'argentine à Liloane, elle ne le quittera plus pendant une semaine! Nous avons aussi profité de la soirée pour leur raconter nos soucis avec les courriers et colis, Fédérico nous propose de nous accompagner à la poste le lendemain pour voir si on ne peut pas directement aller en douane chercher le colis. Ce n'est donc qu'un au revoir, et nous restons donc passer une dernière nuit devant chez eux...

Le lendemain réveil est un peu triste, personne n'a trop envie de se dire au revoir, mais il est très vite l'heure pour nos petits copains et leur parents d'aller à l'école. Nous nous quittons donc en espérant qu'on trouvera l'occasion de se revoir, en Amérique du sud ou peut être en France ? Nous nous préparons donc au départ, et retrouvons après un petit déjeuné vite engloutis, Fédé à la poste. Nous irons jusqu'à la douane, mais pas de colis, nous faisons donc une autorisation pour que Fédé puisse récupéré tout nos courriers, nous espérons qu'ils arriveront pas demain ! Mais le postier nous « rassure » ils devraient pas arriver avant un mois voir un mois et demi !!!!! sérieux ! Bref ! Nous quittons Fédérico qui promet de nous suivre et si nous ne sommes pas au Chili d'ici à la fin de la semaine, ils aimeraient venir camper vers nous samedi soir ! Nous ne leur promettons rien... Nous verrons où la route nous emmènera.

 

Nous prenons la direction de Cabo san pablo pour y voir une épave échouée ! Mais je vous raconte tout ça au prochain épisode !

 

 

 

 

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