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Chili nous revoilà ! Première crevaison ! Manquait plus que ça !

17/05/2018

Chili nous revoilà ! Première crevaison ! Manquait plus que ça !

Du 3 au 6 mars 2018.

 

Le lendemain, matin nous reprenons la route direction le paseo San Sebastian. Mais nous devons faire une pause avant, pour cuisiner tout nos fruits frais! Nous savons que pour passer la frontière du Chili, pas de fruits et légumes frais, sauf si ils sont cuisinés, pareil pour les viandes et les œufs. Nous nous arrêtons donc pour manger et préparer gâteaux (à la poêle ma spécialité maintenant !) , compotes et œufs durs avant le passage de douane.

 

 

 

Nous pouvons ensuite prendre tranquillement la route direction la douane ! Premier arrêt au poste d'Argentine, tampon de sortie au premier guichet, nous rendons le papier d'importation temporaire du véhicule au second et nous voilà dehors ! Nous commençons à maîtriser ! Direction le Chili, où nous attendent 3 guichets ! Le premier pour les passeports, le second pour l'importation temporaire du véhicule et le troisième pour le contrôle de douane (contrôle sanitaire) nous remplissons une déclaration, nous avons pris l'habitude de déclarer des fruits et légumes et de garder seulement une pomme... jusque ici ça nous a toujours réussis ! Nous planquons aussi l'attrape rêve et toutes ses plumes, et les coquillages et branches de castor des enfants. Le contrôleur est sympathique mais déjà beaucoup plus regardant que lors de notre dernier passage de frontière. Ils fouillent les rangements des portières avant, les vides poches, et les placards d'habits. C'est toujours un peu stressant, nous avons appris qu'il n'y aurait pas d'amende c'est juste qu'ils confisquent les marchandises. Mais c'est toujours un peu vécu comme une intrusion cette fouille surtout que bon il fouille notre maison !

 

 

 

Tout se passe comme sur des roulettes ! Et nous pouvons reprendre la route tranquillement ! Nous pensions trouver de l'asphalte juste après le passage de frontière mais c'est du ripio qui nous attend sur encore plusieurs dizaines de kilomètres. Bon le ripio chilien ne déroge pas à sa réputation, il est largement meilleur que le ripio argentin ! Nous devrions donc arriver assez vite à Cerro Sombrero où nous comptons faire une petite pause pour passer la nuit, avant de poursuivre la route jusqu'à Punta Arenas. Nous apercevons alors au loin l'asphalte, et nous sommes soulager, c'est un peu fatiguant le ripio ! Mais alors qu'on arrive dessus...banana fait un drôle de bruit, nous pensons d'abord que c'est la route bétonnée qui est bizarre avant de constater que pu.... on a crevé ! Le pneu arrière droite est presque à plat quand on stoppe Banana ! Et bien voilà ! Nous ressortons notre crique tout pourris !!! (oui vous savez celui qui s'est grippé après l'ensablement, celui qu'on a pas changé à Ushuaïa parce que c'était trop cher!). Aurélien avait essayé de graisser un peu le crique et par chance il veut bien fonctionner ! Mais autant dire qu'il ne fonctionne pas à merveille et qu'il nous faut être deux pour le monter suffisamment puis le glisser ensuite sous la voiture... bref ce que nous redoutions le plus est arrivé. Mais papa il assure et en moins de 20 minutes la roue de secours est montée. Nous avons qu'une seule inquiétude maintenant... crever une deuxième roue.

 

 

 

 

 

Nous ne roulerons donc pas très sereinement jusqu'à Cerro Sombrero. Guettant le moindre bruit anormal. J'ai déjà repéré toutes les gomerias (vendeur de pneu) sur la route et autant le dire y en a pas ! Nous avons donc plus qu'à prier pour arriver à Punta Arenas ! Mais nous n'allons pas nous précipiter. Aurélien a reçu de mon frère un kit pour réparer les pneus, il essayera donc de trouver la fuite tranquillement le lendemain. Nous arrivons à Cerro S. en fin de journée, nous allons faire un tour dans le village, pour découvrir un tournoi de foot, puis nous nous garons derrière le cinéma. Nous sommes attablés quand un monsieur vient frappé à banana. Il nous explique qu'il y a une fête dans le village non loin du terrain de foot et il nous invite à ne pas hésiter à aller y manger. Mais la journée a été exténuante et nous sommes trop stressés par les pneus pour aller à la fête. Mais nous sommes vraiment touché par cette invitation.

 

La nuit a été calme et reposante. Le matin Aurélien emmène Titouane courir, pendant que nous déjeunons, nous ne sommes pas pressés, c'est dimanche, nous avons décidé de prendre la route en fin de matinée. Aurélien emmène les enfants au terrain de jeux, qui se trouve sous une dizaine d'antenne et de satellite ! C'est plus que dé... nous plaisanterons avec les enfants en leur expliquant que se serait impossible en France ! Mais reste qu'il faut le voir pour le croire !

 

 

De retour à Banana, nous contrôlons le pneu crevé et rien à faire, il est fichu ! Même le kit sos de tonton ne peut pas le sauver !

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons en fin de matinée direction Punta Arenas, nous passons d'abord sur le ferry de Punta Delgada, nous découvrons qu'en payant en pesos chilien ça nous coûte 30% moins chère que ce que nous avions payé à l'aller en pesos argentins ! Et vu qu’aujourd’hui nous sommes en vaine le gars du guichet décide de nous faire payer le tarif voiture et non camping car! Résultat le retour nous aura coûter 2 fois moins cher que l'aller ! Arrivé de l'autre côté de la rive du détroit de Magellan, nous nous rendons à pied vers le phare, nous avons appris par une famille française croisée rapidement au paseo San Sebastian qu'une baleine s'est échouée il y quelques jours et que c'est possible de voir son corps, que c'est incroyable et qu'il faut absolument aller la voir. Bon alors, quand nous nous approchons, le corps de la baleine n'est déjà plus qu'une carcasse nauséabonde ! Et l'image est plus traumatisante qu'autre chose ! Nous allons nous renseigner vers la boutique nous loin de là, nous apprenons qu'en réalité elle est échouée depuis presque 3 semaines. Nous essayerons de garder seulement l'image de la taille énorme... Et reprenons la route tranquillement !

 

Nous avons projeté de faire aussi une halte dans un village devenu fantôme. Ici nous avons repéré plusieurs entreprise pétrolière, il est fort probable au vu des canalisations qui longent les terres de ce village et de l'estancia que les habitants ont été contraint de partir. Mais au vu des centaines de peau de mouton qui reste dans l'estancia, le départ à été très précipité ou largement compensé. Sur la plage nous retrouvons 2 épaves, moins impressionnantes que le Desdemoda ou le Marie Glenn mais intéressante photographiquement parlant !

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre chemin direction Puntas Arenas. On nous l'avait décrite sans charme, mais franchement nous avons vu pire ! Ici on est fasciné par les lotissements qui comportent 30 maisons complètements identiques, un peu à l'américaine. La circulation n'est pas très aisées avec les nombreux sens interdits. Dans les villes d’Amérique du sud nous avons découvert que ce sont de grands fan des voies à sens unique qui nous rendent un peu dingue ! Nous essayons de repérer des garages, ici nous avons compris que les gens ont l'habitude de travailler tous les jours. Nous cherchons donc le garagiste ouvert 7 jour sur 7. Nous finissons par trouver un gars super sympa, et très honnête, il nous conseille d'attendre le lendemain. Il nous explique que nous trouverons dans la zone franche à l'entrée de la ville tout les pneus que nous cherchons, que nous les achèterons bien moins cher que chez lui et qu'en plus la pose est comprise dans le prix d'achat ! On en revient pas les gens sont quand même super honnête des fois ! Nous devons donc attendre encore... et nous recherchons un coin pour passer la nuit. Les points ioverlander aux bords du détroit de Magellan sont trop exposé par rapport à la route et au vent. Nous finissons vers l'embarcadère du ferry pour Porvenir. Le coin n'est pas parfait, mais nous y sommes à l’abri du vent. Dans la soirée nous serons interpellé par une sympathique française qui tient à nous immortalisés pour envoyer la photo à ses petits enfants !

 

La nuit sera comment dire...bruyante. Et on se réveille tôt le lendemain matin, mission pneu en priorité. Et à 9h30 nous voilà dans la zone franche, à 11h06 les 5 pneus de compète, tout crantés, sont chargés dans banana avec une nouvelle sangle, une pelle et même une hache ! Désormais nous sommes suréquipés ! Direction le garage partenaire qui nous montera les pneus dans la journée. C'est chose faite à 13h parfait ! Aurélien en a même profité pour faire contrôler les plaquettes de freins. Nous pouvons déjà repartir plus sereinement. Nous cherchons maintenant un garage pour essayer de faire rehausser banana, nous nous rendons d'abord en ville sur les conseils du vendeur de pneu mais l'endroit qu'il nous a indiqué ne semble rien comprendre à notre demande. Nous avions eu, sur un groupe facebook, un conseil d'un ancien garagiste qui propose aussi un espace pour camper à côté de son hangar et surtout qui connaît beaucoup de monde. Nous nous y rendons plein d'espoir.

 

 

 

 

 

Nous trouvons un espace sommaire, derrière son hangar, de nombreux chiens errants et un jeune couple qui squatte ici. Nous faisons la connaissance du patron, nous lui expliquons que nous aimerions faire rehausser l'avant de notre van, il nous explique qu'il connaît quelqu'un qui pourrait nous faire des cales. Il nous explique qu'il peut pas nous donner de délai, et que les cales seront en plastique. Nous décidons de prendre le temps de la réflexion. Nous devons encore aller faire le plein de course, le plein d'essence et d'eau. Il nous dit que nous pouvons revenir jusqu'à 22h, ou alors le lendemain matin. Nous réfléchissons et finalement entre l'endroit, avec les chiens errants, dans lequelle nous ne nous voyons pas passer plusieurs jours à attendre, le fait que les cales seront en plastique... et qu'elles ne nous permettraient de gagner seulement 3 ou 4 cm... tout ça ajouté au climat qui se dégrade, vent violent et pluie... nous décidons de finalement reprendre la route pour le nord. Nous nous arrêtons néanmoins sur la route, à la sortie de la ville, pour passer la nuit avec une splendide vue sur le détroit de Magellan.

 

 

 

Ce sera la première nuit de Kynan dans sa nouvelle chambre ! Nous avons profité des nombreux magasins pour acheter une couverture à Kynan, qui ne voulait pas de duvet ! Il dort désormais sur la table, grâce au matelas que nous ont donné nos amis d’Ushuaïa. Il est tout content d'avoir son espace à lui, que les grands lui envient et ont envie de tester aussi... Kynan dormira merveilleusement bien cette nuit là.

 

 

 

Dans le prochain article, je vous raconterais, notre petit séjour à Puerto Natalès et ses environs.

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