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Une semaine à Chiloé, entre pluie, soleil et traditions...

30/07/2018

Une semaine à Chiloé, entre pluie, soleil et traditions...

du 16 au 23 avril 2018

 

Nous arrivons à Chiloé dans l'après-midi du lundi 16 avril 2018. Après avoir pris le ferry entre Pangua et Chacao, la traversée est rapide. Nous ne pouvons pas descendre de la voiture sur celui-ci, mais il dispose d'un wifi gratuit ! Aurélien en profite pour appeler ses parents. Mais le réseau n'est pas très bon et c'est difficile de s'entendre. Nous débarquons dans le petit village en milieu d'après-midi, et partons visiter ce dernier sous le soleil. Nous sommes tout de suite charmés par les maisonnettes en bois colorées, la place centrale et son église majestueuse. Le village est désertique, seul trois hommes travaillent dans une rue. Les petites boutiques d'artesania ainsi que les almacen et même l'office du tourisme sont fermés. Nous poursuivons donc notre route direction Ancud, la première grande ville au nord ouest de l'île.

 

 

 

 

Sur les quelques kilomètres nous apercevons plein de restaurant annonçant « hoy Curanto ! » Qu'est ce donc ce fameux curanto ? Nous profitons de notre arrêt à l'office du tourisme à l'entrée de la ville pour poser la question ! La jeune femme nous expliquera que c'est une "bombe culinaire" pour reprendre ces termes, qui comprend un peu de tout : des moules, les almejas, du poulet, du porc et même des espèces de quenelle ! Elle nous donne le nom de plusieurs restaurant réputés pour cuisiner à la perfection cette spécialité culinaire en ville ! On a beaucoup de peine à imaginer un plat composé ainsi mais nous sommes impatient de le tester. En attendant elle nous explique tout ce que nous pourrons visiter dans la ville ainsi que dans toute la partie nord de l'île jusqu'à Castro. Nous repartons ravis de cette échange, elle était tellement enchantée de répondre à toutes nos questions ! Nous partons ensuite en ville, nous devons refaire le plein d'essence et d'eau. Nous nous arrêtons d'abord à la station shell à l'entrée de la ville pas de problème pour l'essence. Mais pour l'eau, le pompiste nous renvoit vers un responsable qui nous enverra littéralement bouler ! Nous sommes un peu surpris c'est la première fois que nous sommes renvoyés comme ça pour l'eau. Généralement, si on fait le plein, ils ne nous disent rein. Mais la problème ! Nous partons donc en ville direction YPF en espérant avoir plus de chance. Au premier contact, le pompiste à l'air de nous dire qu'il n'ont pas d'eau, et qu'il y a de l'eau que dans certaines parties de la ville, il nous renvoie donc à la shell ! Aurélien lui explique que nous venons de nous y faire un peu jeter ! Il est désolé pour nous et finalement va demander à son chef. Il revient et nous demande de descendre sur la droite, nous nous garons devant les pompes à essence pour les camions, il doit ouvrir une réserve, et il en ressort avec un long tuyau ! OUF ! Nous sommes soulagés, plusieurs pompistes viennent vers nous intrigués par le van, nous leur offrons des roses des sables que j'avais cuisiné dans la matinée pour les remercier de nous laisser faire le plein d'eau.

 

 

Nous repartons ensuite à la recherche d'un coin pour passer la nuit non loin du centre ville afin de pouvoir visiter ce dernier. Nous constatons qu'ici c'est le pays des cabanas. Ils y a des dizaines de panneaux à chaque intersection ! En cette fin de journée, la circulation n'est pas aisée. Nous nous dirigeons en haut de la ville pour trouver un camping, mais son accès, part une route en sable nous surprenant un peu ! Et finalement Aurélien s'y rend à pied, pour constater que de toute façon c'est beaucoup trop étroit, pour passer avec banana, dans l'entrée du camping. Nous faisons donc demi tour, nous allons chercher une place de parc vers le centre ville, pour commander un Curanto et visiter la Feria. Et nous décidons que nous irons ensuite trouver un coin pour dormir à la sortie de la ville. Nous arrivons à 18h dans un restaurant et ils sont tous surpris de nous voir débarquer. Habituellement les gens d'ici ne viennent pas manger avant 21h donc la serveuse ne sait pas si c'est possible de nous préparer du Curanto maintenant. Elle part se renseigner vers la cuisinière. Elle revient avec une bonne nouvelle, elle peut nous en préparer mais il lui faut une bonne demi-heure, nous aimerions manger à l'emporter plus facile avec les enfants qui sont déjà bien fatigués. Ils n'ont pas de contenant pour notre demande mais si on leur apporte une casserole, ils pourraient nous le préparer. Nous filons donc jusqu'à banana, puis nous leur ramonons notre plus grande casserole. Nous partons ensuite flâner dans le marché couvert. Nous y trouvons des petites étales tenues par des personnes âgées, ils vendent les algues que nous avons vu sur les plages ces derniers temps. Elles sont séchées et ligotées en fagot alors que d'autres sont séchées et coupées puis compactée en forme de brique. Une petite mamie nous explique que c'est pour faire la soupe ! Mais ne comprenant pas vraiment comment je dois les cuire, je préfère y renoncer. Nous craquons à la place pour ses petits biscuits artisanaux en forme de donuts.

Puis nous finissons notre ballade avant de retourner au restaurant. Aurélien a repéré un marchand de frite, il décide de prendre des frites pour les enfants au cas où ils n'aimeraient pas le fameux Curanto. En même temps au restaurant, ils me donnent notre grosse casserole remplie de moules et d'almejas brûlantes, un gros pot d'une sauce tomate et d'épices nous rappelant la sauce de nos amis équatorien (la fameuse salsa à Francisco !) , ainsi qu'une boite thermique jetable dans laquelle se trouve la viande et les grosses quenelles.

Nous repartons les bras chargés et retrouvons Aurélien dans banana. Nous nous empressons de filer à la sortie de la ville pour trouver un coin tranquille pour déguster ce « petit » plat ! Nous trouverons, à la sortie de la ville, un terrain désert en bord d'océan qui semble inoccupé juste à côté d'un camping fermé à cette époque. Nous y resterons le temps de manger, puis nous verrons bien si nous nous sentons de dormir ici !

 

 

Nous voilà attablé devant notre Curanto et autant dire que la quantité de nourriture est gigantesque surtout quand on sait que nous n'avons commander que 2 portions ! Mais c'est un régale ! Aurélien se charge des fruits de mer pendant qu'avec les enfants nous dévorons la viande et les sorte de grosses quenelle à base de poisson. Et à 5 nous n'arriverons même pas a bout de cette portion pour 2 ! Les frites sont de trop elles aussi !

 

Les enfants partent digérer en jouant sur la plage. Depuis près d'une heure que nous sommes installés ici, nous remarquons que plusieurs voitures viennent ici et que des sportifs en descendent pour aller courir sur la plage. Aurélien, interpelle alors un jeune homme qui revient justement à sa voiture. Il lui demande si il pense que c'est possible de dormir ici, et si nous sommes sur un terrain de la commune (des poubelles, et un container estampié ville d'Ancud nous le laissant penser). Il nous confirme que nous sommes sur un terrain de la ville, ET il nous dit qu'il voit souvent des voyageurs dormir ici, et que pour lui le quartier n'est pas dangereux. Nous voilà donc rassurés. Pas besoin de reprendre la route. Nous pouvons profiter de la soirée tranquillement ici et finalement d'une nuit tout aussi tranquille.

 

 

Nous nous réveillons vers 8h pour assister à un magnifique lever de soleil au large juste au dessus de la ville d'Ancud. Nous partons ensuite visiter la zone nord ouest de l'île, nous nous rendons à la playa Ahui qui offre une petite crique de sable blanc, quasi déserte, seul un bateau de pécheur viendra accoster pour vendre sa marchandise à un pick up qui se présente sur la plage.

 

Nous partons ensuite à la découverte du « Fuerte san miguel de agüi » qui était une position stratégique lorsque les Anglais voulaient posséder l'île à la fin du XVII siècle. C'était aussi l'ultime bastion espagnol en Amérique du sud, à capituler devant l'expédition républicaine, commandé par le Generale Freire en 1926.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous resterons un long moment à visiter le fort, les enfant étant fascinés par les canons, et les vieilles bâtisses qui renfermaient autrefois les stocks de poudres. Nous finirons la ballade par les coursives qui entourent le fort, de petit tunnel de végétation qui amusent beaucoup les enfants. Ils nous attendront cachés plusieurs fois près à nous tirer dessus.

Nous descendrons jusqu'à une petite passerelle au bord de l'eau avant de remonter. Liloane a semé tout le monde, et malgré nos appels, elle ne répond pas. Nous sommes inquiet parce qu'une des coursives finissaient sur une falaise abrupte droit dans l'eau. On commence à tous courir en criant, jusqu’à la retrouver là où les enfants s'étaient cachés quelques minutes auparavant. Elle aura droit à un gros sermon et nous on s'en tire avec une grosse frayeur.

 

 

 

Nous quittons ensuite le fort pour poursuivre notre visite de l'île direction le Fuerte Chaicura. Ce dernier est moins impressionnant même si le bâtiment d’accueil est une splendide construction en ossature bois. Ce qu'il reste du fort, se compose de quelques canons restaurés dans les années 2000. Quelques passerelles conduisent aux canons et à un mirador sur la ville.

 

 

 

 

 

Nous poursuivons ensuite notre visite de l'île, nous empruntons une route en ripio sur la droite direction Duhatao, nous passons devant un petit musée atypique, je me dis qu'on pourrait aller le visiter, mais nous découvrons juste à côté du bâtiment du musée un lion de mer sur une table qui vient d'être autopsié ! Les larges couture sur son ventre horripilent les enfants et nous poursuivons vite fait notre chemin. Nous voilà alors à la hauteur d'une maison, il nous semble que le tuyau d'eau qui ravitaille cette bâtisse depuis la réserve situé en hauteur de l'autre côté de la route est drôlement bas. Me voilà donc grimpant sur le toit pour m'assurer qu'on peut passer ! Finalement à 2 cm près ça passe ! Nous poursuivons la route mais nous nous rendons compte qu'elle mène à un véritable bourbier, nous faisons donc marche arrière, la route étant trop étroite pour faire demi-tour !

 

 

Nous poursuivons ensuite notre route en passant par puñihuil, point de départ pour les visites de pinguinéras que nous ne visiterons pas, les pingouins n'étant plus présent sur les îlots alentour à cette saison. Les enfants auraient aimés que nous allions au moins sur la plage mais pour si rendre c'est passe à guet et ensuite route sablonneuse ! Et Papa n'a pas envie de s’ensabler aujourd'hui !

Nous faisons donc marche arrière et nous nous arrêtons au mirador de la playa Mar Brava  d'où nous pourrons observer des dauphins surfer dans les vagues ! Du jamais vu;-)

 

Nous poursuivons ensuite la route jusqu'à Chepu un petit village le long du rio du même nom. Et la route est impressionnante ! Ça monte et ça descent ! Le ripio est pas toujours excellent mais ils ont eu l'excellente idée de bétonner la partie droite des routes dans les montées, ce qui nous évitera bien des fois de rester planté ! Nous arrivons donc à Chepu, le temps a vraiment tourné au gris, et il pleut. Nous restons donc au chaud dans banana pour la fin de la journée. Nous passerons la nuit devant le petit embarcadère du rio, qui conduit les touristes sur des barques jusqu'à la plage à quelques kilomètres de là.

Le lendemain matin après l'école, Aurélien sort dehors et observe un grand martin pécheur posé juste au dessus de banana, au même moment un ancien du village vient le voir pour discuter. Il nous dit que nous avons de la chance, certains touristes viennent passer plusieurs jour ici dans l'espoir de voir un martin pécheur sans succès. Il nous explique un peu la vie du village, nous lui offrons une rose des sables et il nous souhaite bonne chance pour la suite du voyage en nous rassurant la route entre Chepu jusqu'à la ruta 5 est asphaltée. Nous décidons de repartir en direction du nord pour prendre la route des églises. Nous longerons donc toutes la côte est jusqu'à Quemchi, avec des arrêts fréquents dans chaque village pour prendre en photo les églises colorées , la route nous réservant deux trois surprises avec la pluie. Ici le ripio est bien différent de ce que nous avions connu jusque là, effectivement les terres fertiles et propices à l'agriculture, sont traversées par des routes de terres qui se transforment en vrai patinoire en cas de pluie !

 

Quand nous arrivons a Quemchi, le ciel est tellement bas et gris qu'il est difficile de faire la différence entre le ciel et la mer lorsque nous arrivons au port. Nous nous garons devant la place qui bénéficie d'un wifi. Les enfants profiterons de jouer pendant que nous profitons d'internet. Nous serons interpellé dans l'après-midi par un français ! Un homme au parcours attypique, qui est entrain de s'installer sur Chiloé et de construire sa maison avant que sa famille n'arrive. Il nous invite chez lui, mais il habite peu avant Quemchi, sur la route que nous avons emprunté quelques heures auparavant et qui nous a donné un peu de fil à retorde, nous refusons donc son invitation. Il comprend et avoue qu'il n'est pas sûr qu'avec notre véhicule nous puissions descendre jusque chez lui.

En fin de journée nous allons nous garer en face de la Isla Aucar. Au réveil le temps est toujours aussi gris, nous décidons de faire un peu d'école, puis Aurélien part sous la pluie visiter l'île Aucar avec les enfants. Nous nous mettons ensuite en route pour chercher de l'eau que nous trouverons à quelques kilomètres de là, à la station pétrobras.

Nous nous remettons ensuite en route, nous nous arrêterons pour voir l’église de Trenaun. Nous visitons tranquillement les petits villages, nous nous arrêtons le long des plages où ciel et mer se confondent encore dans la grisaille de l'île ! Mais, comme Sébastien nous l'a dit hier, ici c'est un climat océanique, on aime ou on aime pas ! Et faut dire qu'il est préférable de ne pas être comme moi : météo dépressif ! Sinon ici il y a de quoi devenir bipolaire rapidement !

 

 

 

 

Nous finirons par arriver jusqu'à Castro, Nous visiterons la ville avant d'aller nous renseigner à l'office du tourisme, le gars super sympa nous conseille un coin pour dormir, et la feria a visiter absolument avant de quitter la ville. Puis nous filons passer la nuit sur la petite péninsule Ten-Ten au nord de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain matin, nous profitons du calme de la péninsule pour faire travailler les enfants ! La bonne nouvelle c'est que Titouane aime bien remplir ses fiches à son rythme sur la journée, il sait qu'il doit faire ses fiches de maths et de français, et il semble apprécier cette nouvelle autonomie, de leur côté les deux petits sont très studieux, remplissant ensemble leur cahier d'écriture !

 

 

Puis nous nous dirigeons vers le marché « feria campesina Yumbel » au nord de la ville. Nous y découvrirons le marché de poissons frais, et les vendeurs de fruits et légumes qui vendent aussi des petits produits artisanaux ! Nous craquons pour les fameuses pommes de terres multicolores de l'île, une bouteille de chicha une boisson locale à base de pomme, nous optons pour la version cidre un peu alcoolisée vendu dans une bouteille de boisson gazeuse à l'orange ! Nous décidons aussi d'acheter des chicharones une spécialité de porc fris à réchauffer et à manger avec du pain. La petite mamie a qui je viens d'acheter plein de fruits et légumes décide même de nous offre le porc fris. Nous sommes touchés par tant de générosité. Nous craquons aussi pour un kilo de fromage ! Du vrai fromage! Qui nous rappellent celui de nos montagnes ! Et bien sûr du poisson : merlu frais et saumon fumé ! Nous partons ensuite à Banana. Titouane décide de prendre son argent de poche pour retourner s'acheter un souvenir, le voilà reparti avec les deux petits et chacun leur argent de poche, ils reviendront ravis avec de petits souvenirs.

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons en fin de matinée, nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour prendre en photo les fameuses maisons sur pilotis colorées qui font la réputation de Castro !

 

 

 

Nous prenons ensuite la direction du parc national à l'ouest de l'île, sur le chemin nous faisons une halte le long du lago Cucao pour manger, ici nous sommes impressionnés par la couleur de l'eau ocre qui donne l'impression que le fond du lac est complètement rouillé.

 

 

Nous reprenons ensuite la direction du parc, nous nous arrêtons à Chonchi, en face de l'église se trouve un petit terrain de foot ! Les gars en profitent pour faire du foot et se détendre les jambes pendant que moi je profite d'une petite séance de yoga à l'air libre et au soleil, le top ! Nous nous remettons en route pour le parc à quelques kilomètres mais constatons que ce dernier à un portique à l'entrée et que banana est trop haut !

 

Nous hésitons à nous parquer et finilament je lis sur ioverlander que le parc n'est pas exceptionnel, nous décidons donc de poursuivre la route et découvrons des kilomètres de dunes et de plages quelques mètres plus loin. Nous passerons un bonne heure sur la plage, impressionnés par les vagues énormes qui viennent si fracasser mais le vent souffle fort, le sable virevolte et l'écume des vagues aussi! Mais du coup nous avons vite froid ! Enfin surtout nous, les enfants eux s'amusent à sauter par dessus l'écume et ils sont donc bien réchauffé ! Nous devrons insister pour rentrer faire le goûter dans banana et retrouver de la chaleur ! Les 2 parts de cakes vite engloutit voilà les enfants qui veulent repartir ! Aurélien les accompagne pendant que moi je suis ravie de prétexter l'écriture de nos récits pour rester au chaud !

 

 

 

 

En fin de journée, ils reviennent au van et nous poursuivons la route direction le nord le long de la côte mais arrivé à Huentemo, petit village dans les dunes, nous constatons que la route n'est pas praticable avec banana ! Nous repartons donc en arrière et décidons d'emprunter la via d'évacuation des tsunami ! Effectivement nous avons passé l'après-midi devant le panneau et finalement cette nuit nous décidons de nous percher en sécurité pour une fois ! Et l'idée est excellente car nous trouvons une petite place au dessus de la petite colline avec une vue splendide sur l'océan ! Nous y passerons une nuit super calme, après un splendide coucher de soleil, bercés par le bruit des vagues lointaines.

 

 

 

Le lendemain nous prenons la route direction Queilen au sud de l'île ! Sur la route nous prendrons en charge deux auto-stoppeur, ils habitent ici dans un petit village et ils doivent se rendre à castro. Ils montent dans Banana avec deux sacs remplis de déchets, nous sommes un peu surpris, ils nous expliquent qu'à chaque fois qu'ils font du stop, ils ramassent en chemin les déchets pour les emmener dans les poubelles de la ville suivante. Nous avions déjà parler des nombreux déchets ici, choquant pour nous puisque en France bien des efforts sont fait par la population depuis des années. Nous avions vu aussi un monsieur engagé à ce propos en Argentine, il sillonne les routes avec son vélo, ramasse les déchets et essaie de sensibilisé les populations sur ce sujet . Ces initiatives semblent isolées, mais elles laissent l'espoir qu'un jour les populations locales prennent conscience de l’importance de ne pas jeter les déchets dans la nature. Ces deux jeunes gens sont fort sympathiques et nous les déposons à mi chemin.

 

Nous poursuivons notre route sous un ciel brumeux, regrettant déjà le ciel bleu de la vieille, Nous arrivons dans le petit port de pêche de Queilen qui semble désert. Nous y resterons pour faire le plein d'essence, manger et reprendre la route direction notre dernière étape chilote : Quellon ! Nous y arrivons en fin d'après-mid, nous nous rendons directement à l'agence du ferry pour réserver nos billets pour le prochain ferry pour Chaìten ! Nous assistons à de drôle de scène : un ferry vient de partir sans ces passagers... enfin certains seulement qui pensait que le ferry partait à 17h30 au lieu de 17h... Nous assistons à un défilé de voyageur surpris mais pas perturbé ! Ils demandent juste "bon et quand est le prochain ?" Et même si c'est dans 3 jours ils restent tous extrêmement zen ! On devrait apprendre à se détendre autant qu'eux. Ensuite les deux agents de l’accueil pensent que le ferry qui est parti vers la gauche se trompe de destination. Ils sont donc tous en ébullition essayant d’appeler le pilote ! Ils finiront part joindre le capitaine qui les rassures, avec la marée il a du changer de route pour sortir du port, mais il repartira sur la droite après avoir passé les îlots alentours !!! Pas au bout de nos surprises, nous apprenons que pour prendre le ferry nous devrons être devant l'embarcadère lundi matin à 4h  alors qu'il part à 6h ! 4h et deux heures avant ça nous fait un peu peur mais bon après avoir vu les passagers louper leur ferry, nous sommes d'accord qu'à 4h nous serons prêt à embarquer ! On ne veut pas risquer de louper ce ferry puisque le prochain n'est pas programmé avant la semaine suivante !

Nous prenons ensuite la direction de la jetée à la sortie de la ville, non loin du « HITO CERO » monument qui symbolise la fin ou le début de la mythique panaméricaine ! Nous sommes curieux, mais nous n'avons pas la prétention de nous lancer le long de cette route... Nous nous contenterons de la carretera austral ! Nous resterons garé ici. Nous nous réveillons le lendemain pour notre dernière journée sur l'île, nous sommes gâtés par un magnifique levé de soleil ! Ici c'est vraiment un jour il fait beau, un jour il pleut, un jour il fait beau un jour il pleut...  

 

 

 

 

 

 

 

Nous décidons de commencer la matinée par le marché, il est minuscule ici, seulement 2/3 femmes vendent du poisson et des préparations à base de poisson ! Nous rêvions de faire un petit stock de saumon fumé comme celui que nous avions trouvé à Castro, mais ici ils ne le vendent pas mis sous vide. Nous avons peur qu'il se conserve moins bien. Nous allons nous promener en ville, trouvons un super marchand de fruits et légumes, avec de beaux fruits pas très cher, du miel et même du fromage maison ! De quoi refaire un bon plein. Nous partons ensuite à la recherche d'une carniceria, la première très authentique nous invite pas trop à la consommation ! Les carcasses de bœufs sont suspendues dans la pièce de la boucherie qui ressemble d'ailleurs plus à un salon avec son parquet au sol ! Autant dire que la chaîne du froid n'est pas vraiment respectée ici ! Mais le papy boucher est absorbé par son téléphone quand Aurélien s'approche il lui explique qu'il regarde le match de boxe entre le boxeur de la ville et un adversaire... je crois qu'il ne doit même pas se souvenir que nous sommes entrés et repartis de sa boutique !

 

 

 

Nous trouverons une deuxième carniceria, moins traditionnelle disons, avec une immense chambre froide et des règles d'hygiène plus strict. Le père et le fils qui tiennent la boutique sont très sympathiques, ils nous demandent si on vient de s'installer sur l'île ? On leur explique qu'on est seulement de passage... à cette époque il y a moins de touristes, mais par contre ils nous expliquent qu'il y a beaucoup de français qui s'installent ici. De notre côté nous n'osons pas leur avouer que le climat océanique ne nous enchante pas ! C'était vraiment très agréable de prendre le temps de se promener en ville et de discuter avec les marchands locaux !

 

 

 

 

Nous finirons la matinée à flâner en ville, avant de partir direction l'aérodrome, non pas qu'on doive prendre un avion, mais j'ai remarqué un petite plage sur ioverlander, nous irons donc passer l'après-midi tranquillement là-bas, il y a plusieurs zones de cultures d’huîtres mais tout semble à l'arrêt. Aurélien ira demander à des pêcheurs passant par là, ils lui expliquerons qu'ils sont touchés par la marée oroja « marée rouge » et que les fruits de mer potentiellement touchés risquent d'être mortel pour l'homme, la vente des produits de la mer de cette région sont donc interdits. Confirmant ce que nous avaient expliqué les femmes de pêcheurs le matin même, elles nous avaient expliqué que le poisson coûtait plus cher ici qu'à Castro, parce que les pêcheur doivent aller beaucoup plus loin pour pêcher. Nous passerons une agréable fin de journée au bord de l'eau, avant de retourner en ville.

 

 

Nous nous garons sur la place de la ville à moins de 500 mètres de l'embarcadère. Nous devrons prendre le ferry en plein milieu de la nuit, je décide donc de profiter du wifi de la place pour avancer dans le blog en espérant pouvoir avancer un maximum. Mais à 2h du matin je capitule, et je vais me coucher pour deux petites heures ! A 4 heure, Aurélien se lève, il me propose de rester dans le lit pendant que les enfants dorment et qu'il fait les 500 mètres pour aller devant l’embarcadère. Quelques camions sont déjà en attente... Aurélien se met dans la file des voitures, Titouane le rejoint, pendant que je somnole.

 

Assez vite les employés du ferry viennent chercher les véhicules, ils nous demandent d'avancer en premier, Aurélien descend donc dans la nuit, le long de la longue passerelle, arrivé sur le bateau, ils crient tous la bouelta la bouelta !!! avec la fatigue il faudra plusieurs secondes à Aurélien pour comprendre qu'il doit faire demi tour pour se garer en marche arrière ! Nous comprenons mieux pourquoi il vaut mieux arriver à 4h, pendant près de 2h les hommes aideront les camions à rentrer dans le ferry en marche arrière ! Et à 6h pile nous quittons le port direction Chaitèn !!! Bye Bye Chiloé !! Nous dormirons, dans banana, une bonne partie du trajet et nous nous réveillerons seulement une demi-heure avant notre arrivée à Chaitèn. La traversée aura durée près de 3h30. Nous arrivons avec les premiers rayons du soleil !

 

Je vous réserve la suite de nos aventures pour le prochain article ;-)

 

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