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Les Yungas et la nouvelle route de la mort...

04/11/2018

Nous quittons les copains et le camping Oberland en fin de matinée ! Nous avons appris qu'il y a des travaux sur la route entre Coroico et Caranavi, et que nous ne pouvons pas y passer le matin, nous avons donc pas eu à trop nous stresser et nous prenons tranquillement la route.

 

 

Il nous faudra déjà près de 2h pour réussir à sortir de la Paz...

 

 

 

 

Et alors que nous nous sommes arrêtés pour faire des courses à la sortie de la ville, voilà que nous ne pouvons pas redémarrer banana ! La batterie est à plat ! Bizarre ! Est ce que c’est l’altitude ? nous sommes à près de 4m500 maintenant. Nous trouvons facilement un conducteur qui accepte de nous aider à redémarrer à l'aide de nos câbles, banana redémarre au quart de tour, nous décidons donc de descendre direction les Yungas !

 

 

 

 

 

Et effectivement les premiers kilomètres jusqu’à Coroico sont splendides et hormis quelques conducteurs imprudents qui doublent sans visibilité, tout se passe très bien, nous prenons même le temps de faire des pauses photos !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passerons devant l'entrée de l'ancienne route de la mort, qui aujourd'hui n'est ouverte qu'aux cyclistes !

 

Nous distinguons la route sur l'autre côté de la montagne et oui clairement nous sommes content de ne pas avoir à l'emprunter !

 

 

 

 

 

 

Les choses commenceront à se compliquer après Coroico, un tunnel en construction, une route étroite et sinueuse en bord de falaise, pas de circulation alternée, mais clairement il  ne faudrait pas croiser un camion ici !!! Deux kilomètres qui nous paraissent une éternité et je commence à angoisser ! Est ce que la route va continuer comme ça tout le long ?
 

 

 

 

 

 

 

Finalement nous retrouvons de l’asphalte... ouf je suis soulagée mais nous avons un mauvais pressentiment... nous arrivons alors sur un deuxième passage compliqué, encore plus long que le premier ! Et là j’arrête de filmer, je suis prise d’une crise d’angoisse, j’ai des haut le cœur à chaque virage et je me retiens de ne pas péter un plomb... je commence à émettre l’idée de faire demi-tour?

Il y a un village avec quelques petits étales : ils vendent tous des barres chocolatées et des boissons gazeuses... Aurélien va questionner une jeune femme qui lui dit que nous n'avons pas à nous inquiéter, après c’est de l’asphalte.



 

 

Nous repartons donc confiant mais nous finirons par découvrir que la route continue a alterner entre ripio et asphalte ! Nous découvrirons des pans de montagnes effondrés sur la route qui semblent fraîchement déblayer et finalement que sur une portion la route s’est carrément effondrée ! C’est un peu l’angoisse cette route... et l’angoisse finit quand nous passons à côté d’un car accidenté... bref j’ai pas envie que nous finissions dans un ravin!

 

 

 

 

 

Nous décidons d’atteindre Caranavi la prochaine ville pour y passer la nuit et nous réfléchirons alors pour savoir si nous continuons plus loin avec une route pareille ! La route nous paraît interminable et l’alternance ripio asphalte ni arrange rien, le soleil commence à se coucher et nous avons peur d’arriver de nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement nous sommes à moins de 3 kilomètres de la ville quand nous voyons le témoin d’huile clignoter ! C’est un gros coup de stress... Nous nous arrêtons puis nous sortons le manuel. Nous constatons que sur ce modèle quand la vidange n’est pas validée informatiquement, il font clignoter le témoin d’huile... nous avons bien fait une vidange à Oruro mais le garagiste n’avait pas de scanner pour quittancer l’alarme. Nous voilà bien ! Nous reprenons la route...

 

 

Nous arrivons donc en haut de la ville et nous demandons à nous garer à la station essence. Nous sommes autorisés à nous parquer dans une zone fermée la nuit. Le lendemain matin nous constaterons que nous n’avons plus de batterie. Aurélien qui a enlevé notre marche pied à la Paz, se demande si il n’y a pas du courant qui partirait depuis le câblage restant et qui expliquerait que nous n’avons plus de batterie... dans le même temps nous lisons dans le manuel fiat que si la vidange n’est pas validée nous aurons ensuite le témoin d’huile puis un témoin moteur et qu'enfin le moteur sera bridé à 3000 tour/min puis 1500tour/min ! Impossible ! Nous sommes maintenant à 600m d’altitude et nous devrons remonter jusqu’à la Paz à 4000 !

 

 

Aurélien passera déjà une bonne partie de la matinée à essayer de comprendre si le retrait du marche pied peut être à l’origine de la défaillance de batterie. Il partira en ville chercher une carte sim pour avoir internet et trouver un garagiste qui a un scanner. Alors que moi je suis terrassée pour une diarrhée aiguë qui me clouera au lit pour le reste de la matinée... il paraît qu’une galère ne vient jamais seule, là avec 40 degré à l’extérieur... je suis au fond du gouffre...


Aurélien reviendra en début d’après-midi Il a finalement trouvé un professeur de mécanique qui nous propose de lui emmener banana en fin de journée. Nous resterons donc coincé ici tout l’après-midi. Aurélien grâce à la carte sim prend contact avec son papa pour comprendre ce qui se passe avec notre batterie moteur. Et surtout savoir si le déchargement peut être dû au retrait du marche pied.

Nous remercions d’ailleurs papinou et l’équipe d’Isacar loisir qui nous ont renseigné par appel interposé pour le câblage du marche pied !

 

 

Nous ne solutionnerons pas ce problème et n’ayant pas de batterie, c’est finalement le prof qui viendra jusqu’à nous en fin de journée . Et malheureusement son scanner n’est pas à jour et il ne peut pas quittancer notre alarme vidange et celles qui vont suivre. Pour lui ces alarmes sont juste là pour inviter le conducteur à aller dans un garage mais, selon lui, nous ne risquons pas de voir notre moteur se brider.
 

 

 

Pour la batterie de son avis elle ne tient plus la charge et il faut la changer mais nous ne trouverons pas une batterie de ce calibre ici. Il nous conseille donc de retourner le lendemain à la Paz pour solutionner tout nos problèmes. Nous passerons donc une nouvelle nuit ici.

 

 

Le lendemain, nous décidons d'aller premièrement en ville pour faire le plein de course et de gasoil histoire d’être sûr de ne pas être coincé au plein milieu de nulle part sans vivres. Mais avant d'y aller Aurélien décide de voir si le filtre à gasoil à bien été remis après la dernière vidange. Mais alors qu’il s’assure que la sonde est bien vissée et qu'elle assure bien l’étanchéité... cette sonde se brise en deux... Et la p... b... de m... c’est comme si c’était la fin du monde !! Nous pensons que c’est impossible d’avoir autant la poisse !! Mais une fois passée la phase de stress pendant laquelle nous nous voyons rester ici pendant un mois à attendre la sonde... Aurélien décide de prendre un taxi pour aller en ville et d'y chercher un système pour fermer le filtre sans la fameuse sonde.
 

 

 

Aurélien revient avec un système de boulon rondelle et joint. Il refixe le tout et maintenant nous nous mettons à la recherche d’une voiture pour nous aider à redémarrer ! Finalement un mec avec son vieux taxi accepte de nous aider. Mais à la première tentative c’est comme si nous venions de flinguer sa batterie ! Les deux batteries sont comme à plat et là c’est le pompon ! C’est incroyable mais qu’est ce que nous avons fait pour mériter ça ! Mais après un peu de calme, le moteur du taxi redémarre ! Ouf ! Puis finalement banana aussi !

 

 

 

Nous filons donc en ville mais nous constatons que le filtre à gasoil fuit. Nous retournons donc chez le prof pour savoir si il pourrait nous trouver une solution et il nous répare la fuite en 5 min. Nous pouvons donc repartir mais pas vraiment sereinement !
 

 

 

 

 

Arriverons nous à monter jusqu’à là Paz ? A ce moment là nos estomacs sont noués et je ne sais même plus si c’est à cause de la route ou si je me fais du soucis pour banana !

Nous croisons les doigts et nous filons donc...

 

 

 

De retour sur la route mi ripio mi asphalte. Avec un objectif ne jamais que le moteur ne s’éteigne. Nous croisons donc les doigts et nous fixons le tableau de bord à l’affût de nouveau voyant.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passerons les 4 endroits les plus stressant de la route jusqu’à Coroico sans trop de difficultés ! Premier objectif atteint ! Ouf ! Nous faisons une petite pause avant d'attaquer la montée...
 

 

 

Nous poursuivons direction La Paz, une montée de 4300 mètres sur 90km... nous guetterons chaque signe de faiblesse du moteur mais finalement banana assure et monte plutôt bien la route sinueuse jusqu’au dessus de la Paz.
 

 

 

 

Nous arrivons en fin d’après-midi à l’entrée de la ville. Nous mettrons encore une bonne heure pour la traverser et rejoindre nos copains les croods qui nous attendent à Oberland ! Ils sont restés pour nous soutenir un peu dans cette galère et ils ont d’ailleurs récupéré le marche pied que nous avions mis à la benne pour nous aider à le reconnecter pour voir si avec lui notre batterie arrête de se vider. Nous passerons une super soirée dans leur camion, les enfants rigolent et nous aussi... Nous retrouvons le sourire après cette expédition stressante dans les Yungas que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

 

 

Mais allez la suite de nos problèmes mécaniques c’est pour le chapitre suivant, de retour à la Paz !

 

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