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Cordillère blanca avec le couz !

23/11/2018

De lima à Trujillo en passant par Huaraz - une semaine avec le couz

 

Du 11 au 16 octobre 2018

 

11/10 Nous sommes heureux de quitter lima et sa périphérie, et de partir à l'aventure avec le couz ! Nous ferons 155km le long de la côte pour atteindre notre premier arrêt.
 

 

Nous commençons la matinée par la visite du site archéologique Vichama qui est l’un des sites de la civilisation Caral,  bien plus ancienne que celle des Incas ! En effet cette civilisation s'est développée entre 3000 et 1500 AC, dans la vallée du Supe. Cette civilisation est donc la plus vieille d'Amérique latine ! Nous aurons le droit à une visite guidée pour découvrir cette civilisation bien méconnue en comparaison des Incas.

Nous y découvrirons que, déjà à cette époque, les civilisations avaient inventé un astucieux système de protection anti-sismique de leur pyramide. Nous avons la chance de découvrir ce site qui a été découvert il y a quelques années, et qui est actuellement toujours en cours de recherche. Nous observons donc le travail des archéologues, le guide qui nous fait la visite est un vrai passionné et il nous explique merveilleusement bien les découvertes faite ici, les techniques de datation qui ont permis de reconnaître ce site comme un des plus anciens du continent. Nous l'écoutons avec attention. Le site est impressionnant, surplombant la côte, il offre une magnifique vue sur la vallée. Le guide, nous explique sa découverte fortuite par les habitants du village qui ont vu apparaître au fils des dernières années et de l'érosion des constructions. Une archéologue venue sur place constatera qu'il s'agit de sommet de pyramide ! Les investigations sont alors lancées et les découvertes sont fascinantes. Nous aurons ensuite l’occasion de visiter les sites abrités, et de découvrir le cœur des pyramides et notamment les sculptures trouvées au fil des recherches. Le guide nous transmettant la joie des archéologues lorsqu'ils ont découvert ces sculptures extrêmement bien conservées il y a seulement quelques mois.

 

Nous sommes content de notre visite, nous décidons de poursuivre par le site de Caral, à une cinquantaine de kilomètres de là. Caral est un site archéologique de la même époque, beaucoup plus grand et déjà inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous nous arrêtons en chemin pour commander un repas à emporter dans un petit restaurant de routier, puis nous filons vers Caral. Une route de 30km de ripio nous y attend ! Elle nous paraîtra interminable ! Et finalement nous arrivons sur le site tout juste avant 16h!

Nous découvrons qu’il y a plusieurs circuits mais que le site ferme à 17h, nous n’aurons donc le temps de faire que la petite visite d’une heure. Nous sommes 3 groupes pour un guide. Ce dernier est le dernier guide... les autres viennent de quitter le site... et nous ressentons bien qu’on le fait carrément ch... et qu’il a juste envie de rentrer chez lui.

Le site est grandiose mais la visite guidée ne nous apporte rien, nous aurions autant aimé prendre le temps de lire nous même chaque panneaux. Mais ici les visites sont interdite sans guide. Nous nous baladerons donc pendant une heure au milieu de ces immenses pyramides... puis nous prendrons le temps de visiter le petit musée.

 

Nous reprenons ensuite la route direction de Conococha en espérant y arriver avant la nuit. Mais avec les 30km de ripio, nous perdons du temps et finalement nous ferons 10 km dans la nuit sur une route sinueuse entre les montagnes ! Le couz commence à se demander si nous faisons volontairement tout ce qu’ils disent de ne pas faire dans le guide du routard ?

 

Finalement nous trouvons un hôtel de routier avant Chasquitambo, avec une chambre très confortable pour le couz et nous pouvons manger et dormir dans le van sur le parking. Nous y passerons une excellente nuit !

 

 

12/10 Le lendemain nous montons en direction de Huaraz. J’ai vu que la Laguna Paron que nous rêvons de visiter est à 4000 mètres d’altitude mais je n’arrive pas à savoir à quelle altitude se trouve la ville de Huaraz ou celle de Caraz. Grâce à un point iOverlander je lis que des voyageurs se sont arrêtés à mi chemin au niveau du bosque de piedras pour faire une montée en altitude en deux étapes. Je suppose donc que nous montrons jusqu’à maximum 3000m à ce point et que le lendemain nous poursuivrons avec Huaraz.

Nous entamons donc la montée.... ça tourne beaucoup et ça monte gentiment mais en continu ! Le couz s’inquiète un peu d’avoir le mal des montagnes lui qui vit en Belgique... au niveau de la mer toute l’année ! Nous faisons un premier arrêt dans un petit village pour y observer la vallée... nous poursuivons ensuite et je guette mon application Altimeter en me disant qu’il y a peut-être une erreur, nous arrivons finalement au point iOverlander qui se situe à 4000m en fait !! Le couz fait la grise mine... mais on lui explique que c’est normal qui faut bien boire et que ça va aller !!! La boulette, la boulette ! Et oui on le sait bien pour éviter le mal des montagnes, il faut respecter des paliers, laisser le temps (plusieurs jours) au corps de s'habituer...  et donc ne pas faire ce que nous allons faire !

 

 

Je n'arrête pas de regarder les courbes d’altitude... je me dis que du coup ça devrait descendre vers Huaraz maintenant ? Nous réfléchissons à la meilleure technique à adopter maintenant que nous sommes à 4000m. Tout le monde se sent bien, nous nous arrêtons acheter du fromage et du miel dans le village de Conococha. Puisque tout le monde à l'air de bien supporter l'altitude, nous décidons d’aller tout de même visiter le bosque de piedras Hatun Machey qui est un spot d’escalade reconnu ! Le couz étant un fan de grimpe il est bien tenté pour y aller malgré l’altitude ! Nous filons donc avec un sac à dos et de quoi faire quelques sandwichs. À cette altitude nous avons un peu tous de la peine à avancer et le petit kilomètre pour atteindre le bosque nous paraît interminable . Par chance le décor est grandiose et ces formations rocheuses intrigantes nous donnent envie de continuer !

Nous y découvrons des grottes, des hiéroglyphes, des petites cabanes pour les troupeaux de chèvres. Nous nous promenons tranquillement puis nous faisons une pause casse-croûte ! Aurélien a pris une « canette » 500ml de bière que nous nous partagerons, enfin pas avec le couz, il ne boit pas d’alcool et il a bien raison !

Bon et bien c’était la première fois et probablement la dernière, pour nous ! Parce que cette petite bière nous a terriblement fait tourner la tête ! À tel point que nous avons dû nous allonger et faire une petite sieste ! Et c’est là que nous nous sommes souvenus qu’il ne faut pas boire d’alcool en altitude. Oui, je ne sais pas pourquoi depuis que nous sommes avec le couz, nous faisons que des bêtises !

Nous avons ensuite repris la ballade et très vite les garçons ont commencer à se plaindre. Titouane en premier, il ne se sent pas bien mais sans plainte particulière. Difficile de comprendre si il en a juste marre de marcher ou si il se sent pas bien avec l'altitude. Puis Kynan commence à dire qu’il est trop fatigué ! Nous essayerons de les motiver un peu mais c’est peine perdue ! Ils sont à moitié mourant et ils finirons sur les épaules des hommes !

Les hommes étaient déjà pas en pleine forme et là ils ne sont pas aidés ! Liloane finira aussi par craquer alors que nous sommes sur le retour et qu’en vérité nous n’avons pas dû faire plus d’un ou deux kilomètres. Je résiste mentalement parce que bon faut bien que quelqu'un arrive a donner le rythme et à motiver la petite troupe. Nous arriverons tous à banana épuisé !

Entre l’altitude, le froid et le ripio, il nous faudra bien laisser le moteur chauffer pour pouvoir repartir et redescendre nous l’espérons sur Huaraz avant la nuit. Le couz se sent assez mal, le petit a très mal à la tête et Titouane est gris ! Allez nous avouons, nous avons carrément fait n’importe quoi, aujourd'hui ! Comme quoi même après 10 mois de voyage, il nous arrive de faire encore des erreurs de débutant !

 

Nous serons tous content de descendre et d’arriver à Huaraz qui s'avère être à moins de 3000m, les effets du mal des montagnes devraient s’estomper. Nous traversons la ville, mais nous ne sommes pas inspirés pour y dormir, surtout que les points iOverlander ne sont pas facile d’accès, route en ripio et forte pente.

Nous finirons par trouver, à la sortie de Huaraz vers les bains thermaux, un spot pour passer la nuit. Il y a un hôtel assez classe et nous n’y croyions pas trop mais nous allons quand même demander les tarifs pour une nuit pour le couz et finalement ce n'est pas si cher surtout que la nuit comprend l’entrée aux bains. Et nous serons surpris de voir que l’hôtel nous autorise même à dormir dans le van sur le parking ! Le top !

Nous resterons donc là, le cousin va faire une sieste pendant que nous préparons à manger ! Ce soir au menu raclette avec le fromage que nous avons acheté après Arequipa ! Nous nous régalerons ! Bon le couz a mauvaise mine, le mal de crâne ne l’a pas quitter malgré le paracétamol et le fait d’être redescendu en altitude ! Malgré tout il restera vers nous pour une soirée film, les enfants veulent absolument lui montrer camping-car, le film qui nous fait penser à nos aventures de ses dernières semaines !

 

Nous filerons ensuite nous coucher pour pouvoir profiter des bains thermaux le lendemain.



13/10 Nous nous réveillons aux aurores... objectif profiter des bains thermaux de Monterrey avant qu’il y ait trop de monde ! Finalement nous y arriverons à peine après l’ouverture mais nous ne serons quand même pas les premiers ! Nous avons le choix entre des petites pièces avec bains privatifs ou une grande piscine à l’air libre.

Nous préférons la grande piscine à l’air libre, l’eau est sulfurée ce qui lui donne une couleur marron, marron de la cuvette des wc quand nous avons une bonne vieille diarrhée !! Oui oui la preuve en image....

Du coup c’est vrai que c’est pas facile psychologiquement de s’y glisser et d’y rester sereinement ! Nous avons tous peur de boire la tasse !

Nous ferons une petite série de photo jusqu’au moment au Kynan m’envoie une vague dans la bouche... horrible !!!! - mais ce n’est que psychologique ! Parce que concrètement l’eau est translucide quand nous la prenons dans les mains. Et le goût n’est pas tellement particulier !

 

Nous nous prélasserons une bonne heure dans ses eaux marrons avant de prendre la direction Caraz.

En route nous nous arrêtons pour visiter le cite de Yungay. Notre guide nous fait découvrir ce lieux fort en émotion, et dont l’histoire interpelle. Une ville détruite par un séisme en 1977. Comble du malheur pour cette ville, le séisme avaient détruit presque toutes les maisons et moins de deux minutes après un pan de la montagne se décrochait pour recouvrir l’ensemble de la ville sous dix mètres de neige, glace et rocher ne laissant aucun espoir de retrouver des survivants. Les seuls survivants de la ville sont un groupe de jeune ayant pu monté sur le toit du cimetière et une groupe d’enfants assistant à un spectacle de cirque dans la ville d’à côté.

Le guide nous explique aussi que beaucoup de personnes sont mortes parce que la majorité de la population était dans leur maison devant la télévision pour regarder une finale d'un championnat de football.

 

 

Nous apprenons qu’à l’époque il n’y a pas eu de secours engagé pour chercher sous l’avalanche. Les secours sont venu de l’étranger pour amener des vivres aux quelques rescapés et des étrangers sont venu pour adopter les enfants qui avaient perdu toute leur famille. Aujourd’hui, ces mêmes enfants reviennent régulièrement sur le site. Et à l’aide des décombres qui apparaissent avec l’érosion, ils peuvent inscrire des pancartes avec le nom de leur famille. C’est impressionnant de marcher dans les allées de ce parc fleuri et de découvrir le sommet des lampadaires, le clocher de l’église et d’imaginer que plusieurs mètres de roches recouvrent les rues. L’érosion met aussi à nu le haut des véhicules... c’est assez intense d’imaginer ce qu’il s’est passé ici, il y a quelques années.

 

La visite sera égayée par un concours de miss de la région ! En pleine séance photo ! Les garçons auront même le droit à une petite pause avec les stars du jour !

 

Nous finirons la visite par celle du cimetière, qui était déjà construit avant le séisme et qui est le seul bâtiment qui soit resté debout. Nous grimpons au sommet pour admirer la vue sur cette montagne dont on aperçoit encore le trou, de ce pan qui s'est décroché pour venir ravager la vallée. Nous profiterons ensuite pour goûter au glace du glacier...

 

 

Nous filons ensuite vers Caraz ! Nous aimerions goûter au cuy (cochon d'inde) spécialité du nord de l’Amérique du sud ! Nous ferons plusieurs restaurants mais ils n’en n’ont plus. Nous arrivons trop tard ! Nous mangerons donc des plats de tallarine. Puis nous nous baladerons en ville, à la recherche d’un chauffeur pour monter à la laguna Paròn le lendemain. Le seul qui acceptent a un taxi à moitié défoncé et il propose un tarif excessif par rapport à ce que je lis sur ioverlander. Je ne nous vois pas nous entasser dans son taxi pour deux heures aller et autant pour retour !

 

 
J’ai repéré un hôtel qui fait spot iOverlander et j’espère qu’ils pourront nous aider à trouver un chauffeur correct . En attendant nous allons visiter le mercado de Caraz ! Le couz découvre pour la première fois les petites mamies assises au milieu de leur légumes mais surtout les carcasses de porc suspendue depuis des heures à l’air ambiant... Nous en profitons pour acheter des feuilles de mate de coca afin de prévenir un mal des montagnes ! La laguna Paròn culmine à 4200m, et cette fois nous ne voulons pas risquer le mal des montagnes. Nous optons donc pour cette feuille qu'ils mâchouillent tous ici, en espérant qu'elle nous aide.

Nous filons ensuite à l’hôtel, nous découvrons un petit hôtel sympathique qui propose 10 sole/nuit par véhicule pour le camping dans le van. Nous acceptons donc mais au moment de rentrer avec banana dans la cour, les choses se corsent un peu ! Entre une rue étroite, une petite pente, un dévers et un portail étroit... banana sur la hauteur, ne passe pas ! Il manque quelques millimètres, mais engager comme nous le sommes, impossible de faire marche arrière ! Je me met donc aux commandes, Aurélien pelle sous une roue alors que le couz pousse le haut du van de l’autre coté... nous arriverons ainsi à passer au millimètre près ! Avec quelques sueurs ! Nous sommes soulager de pouvoir nous parquer et nous nous installons tranquillement dans la cour.


 

Nous questionnons ensuite la jeune femme de l’accueille, qui contacte une connaissance, le tarif est un peu plus élevé qu'en ville pour monter à la laguna mais le petit van de 7 places est récents et le chauffeur accepte de venir nous chercher à 6h devant l’hôtel. Nous aurons 1h30 pour faire les 30km qui nous séparent de la laguna c’est dire la difficulté de la route qui nous attend !

Nous ne traînerons pas, les enfants jouent dans le jardin et le soir après un bon repas nous filons au lit, objectif être en forme pour la laguna le lendemain.


14/10 Nous voilà réveillé aux aurores, ici en montagne les journées sont chaudes, mais les nuits fraîches... nous nous habillons donc bien et nous ressortons même les gants et les bonnets!  Nous faisons le plein d’eau de nos deux camelback. Puis nous filons retrouver le taxi qui est super ponctuel !

 


Nous voilà maintenant à l’ascension, une longue ascension au travers de petits villages éparpillés dans la montagne. Nous faisons un arrêt, le chauffeur achète du pain pour les guides qui vivent au sommet. Puis nous repartons. Arrivé à la barrière de l’espace préservé, nous la trouvons close et la maison du garde est fermée ! Nous sortons nous dégourdir les pattes... puis nous patientons 5 min, le chauffeur décide alors de redescendre au dernier village pour aller réveiller le gardien ! Nous l’attendons là en espérant qu’il reviendra !

Il revient une dizaine de minutes plus tard avec les gardiens, et derrière lui un grand bus de visite, nous n’aurons donc pas le loisir de profiter du site tout seul ! Nous devons inscrire nos coordonnées et nos numéros de passeport, puis nous reprenons la route!

Il nous reste 30 minutes de montée et la route se complique, virages en épingle, route en ripio avec d’énormes trous ou charnières ! Nous sommes bien heureux de ne pas y être monté avec banana !

 

Nous arrivons enfin à la laguna, nous découvrons qu’en cette saison sèche, le niveau du lac est très bas. Le chauffeur nous explique que nous avons une heure, une heure et demi pour visiter le site. Nous avons trois possibilités :
- le mirador qui surplombe la laguna sur la droite mais dont l’ascension est un peu sportive...
- le chemin qui descend au bord de la lagune.
- ou la route qui surplombe légèrement le lac sur la gauche.

Nous sommes motivés et nous décidons donc de partir à l’ascension du mirador ! Quelques centaines de mètres tant en distance qu’en dénivelé ! Nous partons tranquillement et nous sirotons le mate de coca préparé le matin même, qui nous devons le dire n’est pas fameux. Même si il est moins dégoûtant que de mâcher directement les feuilles...


Nous arrivons au sommet non sans effort, très essoufflé ! Mais l’effort en vaut la peine puisque nous avons d’ici une vue splendide sur la lagune et son bleu glaciaire... nous resterons de longues minutes à la contempler, l’immortaliser et nous espérons voir les sommets en face se dégager...

Nous patientons en faisant un petit casse-croûte, les enfants partent jouer dans les pierres, nous leur recommandons de bien faire attention et de ne pas s’éloigner... Nous profitons du silence, pour nous allonger et récupérer de l’effort et du réveil trop matinal ! Je pars ensuite faire quelques derniers clichés quand soudain nous entendons le petit hurler... il vient de tomber entre deux rochers mais avec leur taille ici impossible de l’apercevoir... Aurélien court au milieu des rochers en se guidant avec la voie... et très vite il extrait Kynan de sa petite mésaventure... plus de peur que de mal et seulement une grosse bosse sur la tête !

Maintenant sieste obligatoire pour tout le monde, et voilà que les grands boudent... mais clairement l’endroit n’est pas adapté pour jouer et même si ça leur plaît pas ils viennent de nous le démontrer ! Nous finirons pas redescendre de ce mirador avec la même rengaine « attention, doucement, regardez où vous mettez les pieds, interdiction de courir... » bref bref, après ce petit accident nous sommes tous bien concentré sur les risques de la descente !

Nous arrivons tous sans une égratignure, ouf ... et si nous avions imaginé avoir la force de faire la partie gauche du lac, les batteries sont vides et nous arrivons seulement à négocier avec les enfants un petit moment au bord du lac. Je commence déjà à avoir un peu mal à la tête, et malgré une grande consommation de thé et d’eau, rien n’y fait. Je prend donc un petit paracétamol en espérant réussir à le faire partir.

Nous décidons d’immortaliser notre passage devant la lagune en faisant quelques saut ! Les photos sont super mais le mal de crâne empire terriblement... vivement qu’on redescende... migraine ou mal des montagnes... je ne peux pas vraiment être certaine... puisque l’un comme l’autre me donne des nausées...

 

Nous retrouvons donc notre chauffeur de taxi qui nous attendait patiemment avec ces collègues, plusieurs taxi assurent les visitent chaque jour... et le chauffeur nous prévient que nous allons croiser du monde dans la descente ! Ce qui ne sera pas évident sur une route si étroite... encore une fois nous sommes bien heureux d’avoir laissé banana en bas !

La descente sera donc aussi longue que la montée... mais nous sommes content notre chauffeur est prudent et patient. Pas de croisement risqué et il anticipe... nous croisons un énorme camion man qui monte ! Des voyageurs allemands ! Là franchement même si il est 4x4, nous ne voyons pas comment il arrivera à négocier les virages en épingles !

Nous n’avons pas le temps de nous arrêter pour les prévenir, mais nous apercevoir derrière un 4x4 de voyageurs qui leur fait signe... nous espérons qu’il les mettrons en garde pour la route !

De notre côté la descente continue, les enfants ont sombré même si ils sont ballottés dans tous les sens! Et malheureusement mon mal de tête ne fait que s’empirer... je scrute mon application Altimeter mais rien ni fait ... nous arrivons à 3000m et j’ai de forte nausée... je n’ai pas le courage de faire la conversation...

Mais par chance, le couz qui parle en fait assez bien espagnol, se charge de discuter avec le chauffeur ! Il lui explique que nous partons ensuite pour Trujillo où nous pensons arriver en milieu de journée. J’entends alors le chauffeur lui répondre que c’est impossible qu’il y a au moins 8h de route... le couz sûr de lui, répond "non nous avons regardé sur le gps ils annoncent 2h58 !" Le chauffeur répond alors "bon ça dépend si ton copain sait bien conduire !" J’écoute d’une oreille et si ça m’intrigue, je n’en tiens pas vraiment compte trop concentrée sur ma migraine... et puis je me souviens qu’aux bains thermaux de Huaraz, il avait en carte de toute la vallée et que j’ai noté que depuis Caraz, nous ne ferions que redescendre... pour nous descendre c'est toujours moins compliqué que de monter ! Je ne suis donc pas inquiète!

 

 


J’aurais tout juste la force d’aider Aurélien a ranger le van, je lance le gps et je laisse les gars gérer... et je m’allonge dans le couloir de banana... les nausées sont si violentes que j’alterne entre les wc et le sol... chaque mouvement est horrible... j’essaie donc de dormir... La route pour Trujillo s'annonce comme un calvaire pour moi !

 

Et alors que j’arriverais presque à faire partir ma migraine en somnolent, j’entends Aurélien klaxonner, puis klaxonner, puis klaxonner... j’aurais bien envie de lui dire "et sinon t’aurais pas oublié que j’ai une migraine ?? "


Mais ça lui ressemble pas vraiment de klaxonner comme cela à tout va ! Je me lève donc pour constater que nous sommes dans un tunnel noir... je m’inquiète un peu, Aurélien m’explique qu’avant le tunnel il y avait un panneau « tocar botina » ! Nous voyons enfin le bout du tunnel et je conteste que nous avons une seule voie... et que non il n’y a pas un autre tunnel creusé juste à côté...

Nous sortons du tunnel pour nous rendre compte que nous sommes dans un canyon étroit, la hauteur de la roche au dessus de notre tête est impressionnante ! Vertigineuse... et quand je regarde sur le côté je vois Titouane tétanisé sur son siège et qui me dit « je peux plus regarder dehors ! » je regarde et je vois nos roues passer aux bords d’un précipice plus que vertigineux... nous  n'en voyons même pas le bout !


Je commence à m’inquiéter ! "Les gars vous avez pris quoi comme route !!!" Le couz me répond « je suis témoin, on a pris la seule route qu’il y avait ! » je prend le gps pour vérifier... effectivement ce cauchemars est donc la route principale ! Je ne veux pas stresser les enfants et je garde donc mon calme... combien de kilomètres devons nous faire comme ça ? Je n’en ai aucune idée... mais nous commençons à comprendre pourquoi le chauffeur a dit que nous métrerions 8h pour arriver à Trujillo !
 


Le couz résume bien la situation : « Là ouais clairement la route c’est l’aventure ! »

 

Et finalement, nous sommes heureux de partager ce moment avec lui ! C’est inexplicable ces moments ici, cette aventure, ce qui se cache derrière chaque route... le couz pourra donc le dire en France et en Belgique : «  oui le tiliky-trip c’est une aventure, non c’est pas toujours des vacances, non ce n’est pas toujours reposant, oui ça peut être stressant...et oui j’en ai fait partie » ! Merci le couz d'être venu, de l'avoir vécu, et de l'avoir partagée avec nous cette aventure ! Nous ne l'oublierons jamais ;-)

Nous enchaînerons donc les tunnels sans lumière... long de 3 km... la route sinueuse à flan de falaise avec des espèces d’évitement si étroit que nous prions pour ne pas croiser de camion ! Nous sommes heureux de voir que nous sommes dimanche et qu’il n’y a pas beaucoup de circulation ! Nous manquerons de justesse de percuter un motard qui arrivera à la sortie d’un tunnel ! Bref ce fameux canyon del pato nous ne risquons pas de l'oublier !

 

Pour le vivre en vidéo c'est par ici : canyon del Pato

 

 

Nous ne savons pas vraiment combien de kilomètres ce stress va durer... et nous sommes un peu stressé à chaque virage ! Nous nous demandons ce qui nous attend derrière. Finalement le canyon fait une trentaine de kilomètres... nous serons soulagé dans sortir ! Nous arrivons dans le village d’une station hydroélectrique perdu au milieu de nulle part... qui marque la fin du canyon ! On ne comprend pas bien comment des gens peuvent vivre ici...

 

Le reste de la route sera moins périlleux, mais nous avons perdu tellement de temps dans le canyon que nous nous rendons compte que le chauffeur de Caraz avait raison... nous n’arriverons pas ce soir à Trujillo ! Finalement nous atteignons Santa, où j'ai repéré un hôtel avec un parking. Mais il s'avère que le parking n’existe plus. Du coup, nous devons chercher une solution. Nous reprenons la route, alors que le soleil se couche, ppréciant le calme et la beauté des rizières après notre journée pleine de péripéties !

 

La nuit tombe vite et la circulation s'intensifie... Nous ne sommes pas tranquille à l'idée de rouler de route sur l'autoroute qui mène jusqu'à Trujillo, nous décidons de nous arrêter sur un spot ioverlander d'hôtel enfin pas vraiment puisqu'il s'agit d'un motel ! Mais comme ils disent sur ioverlander c'est juste bien pour un stop d'urgence et nous sommes carrément dans la situation !

 

Par chance le couz à plein d'humour et de tolérance avec cette aventure, nous arrivons à lui négocier une chambre et nous a rester garer juste devant la porte d'entrée ! Parce que oui ici se sont les champions des motels, il y en a partout, la rague étant le deuxième sport national après le football ! Et les motels pour assurer toutes discrétion à leur client propose une porte d'entrée sous forme de porte de garage et la même en porte de sortie ! et chaque chambre dispose d'ailleurs de sont propre garage ! Voilà maintenant  vous connaissez tout sur le fonctionnement des motels sud américains ;-)

 

Enfin non presque tout ! Parce qu'une fois installé dans sa chambre le couz appelle Aurélien pour qu'il vienne voir la chambre ! Une chambre spacieuse avec un grand miroir, une salle de bain ouverte mais la le couz lui dit : "lit le règlement sur la table de nuit !"

 

Aurélien commence la lecture attentive du règlement jusqu'à lire : "Por favor no eyacular sobre los paredes !" Aurélien se lève alors d'un bond et dis au couz :"bon ok je te laisse là, moi je peux pas rester là dedans !" Nous nous retrouverons tous dans banana pour en rigoler et manger !

 

Par chance le couz arrivera a faire abstraction de l'ambiance de son hôtel et il passera une pas trop mauvaise nuit ! De notre côté, nous constaterons que visiblement le business fonctionne pas mal, vu les allez et venue de la nuit !

15/10 Le lendemain nous reprenons la route tôt direction Trujillo ! Nous arriverons en ville en fin de journée et nous commençons par aller à l'aéroport pour réserver un billet d'avion au couz qui va aller visiter Cuzco et poursuivre ses vacances sans nous ! Nous découvrons qu'il n'est pas possible d'acheter des billets d'avion ici, mais qu'il faut aller en ville ! Nous décidons donc d'aller dans le petit camping que j'ai repéré sur ioverlander dans la ville de Huanchaco - nous arrivons tout juste à rentrer par le portail de la casa d’Amélia ! Nous sommes heureux d'y arriver parce que l'endroit est super sympathique ! La maison a plein de charme avec son toit en chaume, les enfants ont vite fait de sympathiser avec le perroquet de la maison ! Le couz a une chambre confortable sans règlement dégouttant ! tout va bien !

 

Amélie l'hôte est adorable, elle nous appelle un ami chauffeur, qui nous emmène en ville, il décide de nous déposer d'abord dans un centre commercial, où il nous emmène jusqu'au guichet de Latam pour que le couz commande son billet d'avion ! A ce moment là il se rend compte qu'il a oublié son passeport à la casa d’Amélia ! Mais heureusement il a toujours sa tête et il pourra commander son billet seulement avec son nom et son prénom ! Notre super chauffeur nous dépose ensuite au centre ville pour que nous puissions nous balader et trouver un petit restaurant ! il nous emmène d'abord dans un restaurant beaucoup trop chic et grand pour nous ! les grandes nappes blanches et la valse des serveurs nous font peur ! Et même si ils proposent le fameux cuy que nous aimerions goûter ! Nous décidons de trouver quelques choses de plus typique ! Nous marchons donc un peu, en direction de la place et nous trouvons par hasard un petit restaurant typique où nous mangerons pour trois fois rien !

 

 

Nous nous baladons ensuite autour de la place et dans les petites rues marchandes ! La ville est paisible et super sympathique ! Nous adorons la place et les batiments colorées, surtout l'église jaune et blanche qui est splendide ! Nous flânons jusqu'au mercado où notre chauffeur doit nous retrouver ! Nous faisons une petite visite du mercado, notre chauffeur nous y rejoint et il nous annonce que nous ne pouvons pas partir sans avoir goûter la fameuse chicha morada ! Une boisson violette qui est préparée à base de maïs violet !  Nous dégustons donc la fameuse boisson typique et finalement elle n'a pas tans le goût de maïs  la chicha morada, le goût du citron vert ressort beaucoup et bien fraîche c'est très agréable!

 

 

Notre chauffeur nous ramène ensuite à Huanchaco, capitale mondiale du surf ! Il paraît que c'est ici que le sport y a été inventé ! Nous aurions tous été tenté par une session de surf, mais l'eau est froide, nous sommes fatigués et le ciel gris ne nous donne pas l'envie de nous baigner ! Mais les vagues sont belles, alors je décide de me jeter à l'eau avec la planche de bodyboard, histoire de prendre quand même quelques vagues ! Je me rend compte rapidement que le courant est assez fort et qu'il me déroute vers un banc de rocher ! Je luterais légèrement pour sortir de l'eau, comprenant vite pourquoi personne ne surfait ici ! Et nous finirons la journée à jouer à pas touche vague !

 

Le soir, nous décidons de partir nous promener en quête d'un petit restaurant, finalement personne n'arrivant à se décider nous finissons par manger quelques brochette et beignet de pomme de terre dans la rue !

Nous passerons la fin de la soirée avec le couz sur la terrasse d’Amélia, profitant du bruit des vagues et déjà mélancolique à l'idée de laisser le couz partir le lendemain !

 

16/10  Aujourd'hui nous quittons la casa d'Amélia, promettant d'y repasser si nous redescendons par là ! Puis nous accompagnons le couz à l'aéroport ! Difficile de le laisser partir, nous avons vécu tellement de moment loufoques ces derniers jours avec lui ! Nous avons tellement rigoler aussi avec son humour ! Nous n'oublierons pas ces petites compositions musicales, l'air est d'ailleurs toujours dans notre tête !

Alors si tu lis ces lignes, milles merci le couz et comme tu le sais tu reviens quand tu veux ;-)

 

Voilà cette parenthèse familiale se termine, nous devons filer en Équateur maintenant, du monde nous attend aussi là-bas ! Notre témoin de mariage vient d'arriver ! Nous sommes impatient d'aller découvrir son pays, ses racines et aussi rencontrer sa famille ! Nancy qui nous a si bien reçu au Paraguay nous a aussi tellement parlé de l’Équateur ! Alors vamos ;-)

 

Et moi, je vous raconte tout ça au prochain épisode !



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